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Résultats atteints au :
31 décembre 2008
Le Projet Appui à la Gouvernance Locale dans le Département du Nord-Est a contribué à la réduction de la pauvreté par l’amélioration de l’accès aux services collectifs de base et aux ressources productives à environ 100,000 habitants résidant dans huit communes frontalières du département du Nord Est (Capotille, Ouanaminthe, Mont-Organisé, Carice, Mombin Crochu, Vallières, Perches et Ste Suzanne), sa zone d’intervention.
A date le projet a contribué à mettre en place et à rendre opérationnelles des structures locales qui sont capables de gérer de façon participative le développement socio économique du département dans 8 communes et 16 sections communales du département du Nord Est. A cet effet il convient de souligner la formation de plus de 2600 personnes dont 35% de femmes relevant des structures locales mentionnées ci-dessus dans les domaines principaux de la planification locale, montage et gestion de projets et budgétaire, passation de marché, problématique genre, fonctionnement des structures locales, gestion de conflits et droits et devoirs du citoyen. 1.600 personnes dont 95% de femmes ont été alphabétisées.
Les structures locales ont été mobilisées pour élaborer des Plans de Développement Local (PDL) selon une démarche participative. L’accompagnement fourni par le projet a pour résultats : l’élaboration et la mise en œuvre suivant l’approche participative inclusive de 22 plans de développement local (PDL) dont 6 plans d’investissement communal (PIC) et 16 plans d’investissement environnement (PIE).
Pour pérenniser ce processus de planification participative, en plus des formations mentionnées plus haut environ 100 personnes par collectivité ont participé au processus d’adoption finale du PDL. Ces Plans ont permis aux communes de développer des partenariats pour le financement et la mise en œuvre de projets de développement (Canada, USAID, FAES, MINUSTAH, PAM, et diverses ONGs).
En soutien à la mise en œuvre des PDL et pour renforcer la participation et les capacités des populations dans la mise en œuvre des actions de développement, le projet a mis en place deux fonds : un Fonds d’Investissement Communal (FIC) et un Fonds Environnemental (FE). Ces fonds ont bénéficié d’une dotation initiale de la part du projet. La gestion de ces ressources a permis de développer la discipline dans la gestion des budgets, d’encourager la définition des priorités et de développer des efforts de mobilisation de ressources internes et externes complémentaires. Ces fonds devront être à terme alimentés par des transferts fiscaux du Gouvernement.
A travers ces deux fonds des actions concrètes ont pu être conduites dans les domaines de l’entretien des infrastructures de base (installation de pompes, un système d’adduction d’eau, aménagement de pistes, construction de lycées et écoles et de bureaux administratifs) et de développement agricole (plantation d’arbres fruitiers, introduction de nouvelles variétés d’igname, formation de planteurs en technique culturale, formation d’instituteurs et élèves en protection de l’environnement, installation de centres de transformation de produits agricoles, aménagement des antiérosifs et traitement de ravines).
Durant la période couverte par ces plans (2005-2008), le projet à l’aide de ses ressources propres et de celles mobilisées auprès des partenaires institutionnelles a facilité l’exécution de 108 projets d’infrastructures socioéconomiques et générateurs de revenus priorisés par les populations concernées. Environ 4.3 millions de dollars américains ont été investis dans la Zone d’Intervention du Projet.
Il est important de noter que des nouvelles pratiques de bonne gouvernance tendent à s’imposer progressivement pour garantir la transparence à travers l’information, la reddition de comptes, l’appel à la concurrence pour les marchés publics, le suivi participatif des activités, la gestion responsable des ressources naturelles et l’attitude de plus en plus compréhensive et respectueuse des jeunes écoliers vis-à-vis de leur environnement naturel.
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