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Les OMD en HaïtiAccueil >OMD >Haïti >objectif 66 : Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et autres maladies L’objectif selon la déclaration du millénaire
Degré de prise en charge : Moyen I. Diagnostics et tendances Le VIH/SIDA représente un problème de santé publique majeur en Haïti. Ces quinze dernières années ont été le témoin de la propagation de la maladie à cause des déplacements massifs de population qui ont créé un cadre peu propice à des activités d’information, d’éducation et de communication. Les conditions économiques précaires qui poussent vers la prostitution constituent un facteur aggravant. Ajoutons que dans les années récentes, l’épidémie a beaucoup touché les adolescents, les jeunes en général et les femmes.
![]() Le graphique ci-dessus montre une croissance de la séro-prévalence, mais il ne faut pas trop s’y fier, car, la donnée de 2015 reflète une simple tendance de régression ‘toutes choses égales par ailleurs’, ce qui n’est pas le cas. Même que les observations montrent une certaine stagnation depuis 2000, qui tempèrera cette hausse prédite en 2015. Depuis son apparition en 1978, la transmission sexuelle et surtout hétérosexuelle demeure nettement prédominante, suivie par la transmission verticale. La transmission par injection de drogue reste marginale et celle par transfusion sanguine est négligeable. Par contre la population féminine qui était relativement moins touchée au début des années 1980, se retrouve sur le même pied que la population masculine. L’absence d’un système de surveillance ne permet pas d’établir avec précision l’importance exacte de l’épidémie. Selon les estimations de Policy Project10 , en 2003 : le nombre de PV-VIH serait de : 216,726 ; le nombre de nouveaux cas de SIDA de : 21.931 ; le nombre de décès attribuable au SIDA de : 29.012 ; et le nombre d’orphelins du SIDA de : 163.442. En se référant aux données de la séro-surveillance par méthode sentinelle chez les femmes enceintes11 , la prévalence du VIH au niveau de 9 sites comparables est passée de 6,1% à 5,8% de 1996 à 2000. Cette tendance à la stabilisation est confirmée par les résultats préliminaires de la dernière enquête de séro-surveillance chez les femmes enceintes, conduite en 200312 . La prévalence nationale de l’infection au VIH chez les adultes en 2003, selon également les projections de Policy Project13 serait de l’ordre de 4,5%. Cette évolution favorable reflète l’impact positif du programme de prévention qui a porté la population active sexuellement à adopter un comportement de plus en plus sécuritaire comme en témoigne l’augmentation du taux d’utilisation du condom par la population âgée de 15 à 24 ans de 2000 à 2003.
Malgré la stabilisation de l’épidémie et une certaine tendance à la régression, Haïti reste et demeure dans la catégorie des pays où l’infection au VIH est généralisée. Les principaux facteurs de risque et en particulier la prévalence élevée des IST constituent un obstacle au contrôle efficace de l’épidémie. Les progrès enregistrés dans la lutte contre le SIDA sont certes encourageants, néanmoins il est nécessaire de renforcer certaines interventions visant à conserver ces acquis d’autant que les principaux facteurs de vulnérabilité facilitant l’expansion de l’épidémie sont toujours présents à savoir : une détérioration persistante de la situation socio-économique, le déni et la stigmatisation des PVVIH encore très présents, le multi-partenariat culturellement très implanté dans la société, la domination sexuelle des femmes par les hommes et le non-respect des droits de la personne et des enfants en particulier. Pour la malaria, 60 à 80% de la population risquent de l’attraper. Depuis la fermeture du SNEM en 1988, il n’existe aucune capacité nationale de prise en charge. La prévalence reste élevée : 17% en 2002 par rapport à 3.9% en 1994. L’appréciation précise du phénomène demeure difficile à cause de la faiblesse du système d’enregistrement des données. On estime que le pourcentage de décès liés à cette pandémie se situerait autour de 1%. Pour la tuberculose, la prévalence reste élevée et endémique, et le dépistage au sein la population n’est pas exhaustif. La tuberculose représentait la 6ème cause de mortalité en Haïti en 1999. Les autres maladies recensées dans le document « Analyse de la situation sanitaire d’Haïti, 1999» sont les filarioses qui, dans certains foyers, connaissent un degré d’endémicité très élevé ; les maladies liées au péril fécal telles : les maladies diarrhéiques dont la prévalence par département variait entre 16% et 36% chez les enfants de 6 à 59 mois ; la typhoïde qui se développe dans des zones d’accès difficiles ; les infections respiratoires aiguës qui représentent l’une des plus importantes pathologies et l’une des premières causes de mortalité infantile en Haïti. Elles sont responsables, selon EMMUS III, pour plus de 24 % des décès chez les enfants de moins de 5 ans. II. Défis nationaux dans la lutte contre le SIDA, Malaria et Autres Maladies Pour arriver à stopper la propagation du VIH/SIDA et inverser la tendance actuelle d’ici à 2015, Haïti devra faire face à des défis majeurs:
10 Estimation moyenne établie utilisant le modèle « Epidémiological project package » développé par l’ONUSIDA, le Ministère de la Santé Publique et de la Population, Policy Project, l’Institut Haïtien de l’Enfance. Projection Démographique |
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