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Les OMD en HaïtiAccueil >OMD >Haïti >objectif 55 : Améliorer la santé maternelle L’objectif selon la déclaration du millénaire
Degré de prise en charge du problème : Faible I. Diagnostics et tendances Selon les résultats des enquêtes EMMUS (II et III), le taux de mortalité maternelle a augmenté, passant de 457 pour 100.000 naissances vivantes en 1994-95 à 523 pour 100.000 en 1999/2000. La mortalité maternelle constitue la deuxième cause de mortalité chez les femmes. Les raisons évoquées portent par exemple sur le fait que 80% des accouchements se font en dehors du système de santé, tandis que 19 % des femmes enceintes n’ont jamais bénéficié d’une visite prénatale. Selon la même source, une femme haïtienne court un risque de 1 sur 38 de décéder pour cause maternelle pendant l'âge de la procréation. Comme on le voit sur le graphe suivant, la situation s’est dégradée au cours des dernières années. Au vu de l’évolution du taux de mortalité maternelle, l’objectif de le réduire de ¾ se révèle difficile à atteindre.
Tendances de la mortalité maternelle
![]() Les soins obstétricaux de base (SOB) – Consultation Pré et post natales et accouchement assisté – sont appelés à faire partie du paquet minimum de services en cours de définition ; et sont également déjà offerts par nombre de structures de santé publique, privées philanthropiques et privées lucratives. Selon l’EMMUS-III, 74.6% des femmes résident à moins de 5 km des services de santé maternelle et infantile et 91,9% à moins de 15 kilomètres. Traduit en temps de trajet cela donne 71,5% des femmes à moins de 30 minutes et 83,1% à moins d’une heure. Même en milieu rural, l’accessibilité est assez bonne : 59.9% et 87.2% de femmes étant à 5/15 kilomètres ; 54,9 et 73,2% étant à moins de 30/60 minutes. Mais il est établi qu’une forte proportion des complications vitales de la grossesse et de l’accouchement ne peuvent être ni prévues ou prévenues par les consultations prénatales, ni prises en charge correctement dans un centre de santé de premier échelon ; si bien que lorsque ces complications surviennent, le décès ne peut être évité que par une prise en charge en urgence au niveau d’un centre de santé de première référence doté d’un plateau technique – humain et matériel- lui permettant de prodiguer des soins obstétricaux d’urgence (SOU), et notamment, de pratiquer si besoin transfusions sanguines et césariennes. L’accès à temps à un centre de santé de première référence délivrant des SOU d’une femme atteinte d’une complication obstétricale vitale, suppose un ensemble de conditions, à savoir :
Causes de mortalité maternelle
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De plus, 26 des 135 communes de la République disposent de salles d’opération fonctionnelles et cinq des centres de transfusion sanguine dépendent de la Croix-Rouge haïtienne et de l’hôpital Saint-François de Salles etc. Ces postes de transfusion sont à but non lucratif, mais ils sont le plus souvent dénués d’équipements de base tels un système d’eau potable adéquat, d’électricité, d’incinérateurs, d’autoclaves ; et la majorité des hôpitaux privés et mixtes ne disposent pas d’ambulance. |
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