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Les OMD en HaïtiAccueil >OMD >Haïti >objectif 44 : Réduire la mortalité des enfants L’objectif selon la déclaration du millénaire
Degré de prise en charge : Moyen I. Diagnostics et tendances Le taux de mortalité infanto-juvénile (TMIJ) a été estimé par l’EMMUS III à 118,6% pour la période la plus récente où la méthode utilisée permet de l’appréhender : 1995-2000. Ce taux signifie que le nombre annuel de décès d’enfants de 0 à 5 ans en Haïti est d’environ 38000, ce qui représente près des deux tiers des décès d’enfants de 0 à 5 ans dans les Caraïbes. Globalement, les décès se répartissent à raison d’un quart (26.1%) au cours de la période néo-natale ; d’un tiers (39%) durant le reste de la première année (période post-néo-natale), soit en tout près des 2/3 (35%) avant le premier anniversaire ; et un gros tiers (38%) au cours de la période juvénile. La structure de la mortalité diffère entre milieu rural et urbain, avec en milieu rural une sur-représentation des décès juvéniles (43.3% versus 24% en milieu urbain) et en milieu urbain, sur-représentation des décès post-néonatals 52,4% versus 34% en milieu rural). Il n’y a guère de différence pour la période néo-natale (urbain : 25,5% ; rural : 26,4%).
![]() La répartition des causes de décès parmi les décès infantiles (enfant de 0 à 1 an) pour lesquels un certificat a été établi permet de déterminer la mortalité infantile dans la population. En 2000, un certificat a été établi pour 814 décès dont la cause a été établie pour la très grande majorité (89.3%). Il ressort que les pathologies de la période périnatale totalisent plus du tiers des causes de décès infantiles (34.8%), près d’un tiers (30%) d’infection natale bactérienne et un quart (22%) de décès liés à la prématurité et/ou hypotrophie. Viennent ensuite les infections respiratoires (9,1%), suivies par la malnutrition (8,2%) et les maladies infectieuses infantiles – maladies diarrhéiques (7,5%) et autres (méningites, septicémies) ; l’ensemble de ces protagonistes du « cercle vicieux infection-malnutrition » totalisant près du tiers (32,9%) de la mortalité. On doit également souligner que le SIDA et le tétanos néo-natal viennent parmi les dix premières causes. Au-delà des problèmes liés au manque de fiabilité des données, et aux déficiences du système de santé, les facteurs socio-économiques comptent pour beaucoup dans la faible performance du pays au niveau de la survie des enfants au-delà du premier mois. Par exemple, malgré la gratuité du service, les taux de vaccination en Haïti se situent autour de 40% en 2000 en moyenne selon les données du PEV publiées par le Ministère. Ils sont largement en dessous de la moyenne mondiale. Le risque de décès entre la naissance et le cinquième anniversaire se situe à 119/1000, soit près d’un enfant sur huit en 2000 par rapport à 131 pour 1000 en 1994. Un décès sur trois en Haïti est 4 celui d’un enfant. La tendance globale est à la baisse mais les niveaux restent élevés. Comme il apparaît sur le graphe suivant, si les tendances passées se confirmaient, en 2015, le TMIJ (taux de mortalité infanto-juvénile) serait de 2.1 fois plus élevé que le niveau espéré pour les OMD (soit 98/1000 naissances vivantes au lieu des 47/1000 visés). Le risque de décès entre la naissance et le cinquième anniversaire se situe à 119/1000, soit près d’un enfant sur huit en 2000 par rapport à 131 pour 1000 en 1994. Un décès sur trois en Haïti est 4 celui d’un enfant. La tendance globale est à la baisse mais les niveaux restent élevés. Comme il apparaît sur le graphe suivant, si les tendances passées se confirmaient, en 2015, le TMIJ (taux de mortalité infanto-juvénile) serait de 2.1 fois plus élevé que le niveau espéré pour les OMD (soit 98/1000 naissances vivantes au lieu des 47/1000 visés).
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