UNDAF - Troisième partie : mise en œuvre, suivi et évaluation de l'UNDAF

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4.  Pour une initiative : tirer les leçons de l’expérience

Cette initiative « Tirer les leçons de l’expérience » s’inscrit dans l’Axe stratégique 3 du BCP : « La capitalisation et la diffusion des expériences réussies et des bonnes pratiques en matière d’actions collectives ». Il s’agira notamment de procéder à un état des lieux des canaux de plaidoyer, d’information et de communication, ainsi qu’à une analyse des stratégies fondées sur leur utilisation et de l’impact qu’elles peuvent avoir.

Des leçons apprises par les Nations Unies en Haïti au cours de la dernière décennie, il ressort que de nombreux acteurs du développement - nationaux, bilatéraux et internationaux – opèrent dans les mêmes secteurs que le SNU sur des projets similaires sans que soit partagé ce capital d’expérience en vue d’améliorer la qualité des interventions. Dans cette perspective le SNU pourrait prendre l’initiative dans le cadre de l’UNDAF de lancer une action de coopération en vue d’enrichir les opérations de développement.

Les bailleurs de fonds et agences de coopération, en collaboration avec les pouvoirs publics et les ONG, pourraient décider d’unir leurs efforts pour la réalisation d’un programme d’études-action consistant en analyses transversales d’opérations de développement similaires ou complémentaires dans des domaines clé.

L’objectif est quadruple :

  • Renforcer les capacités nationales de conception, de réalisation et de suivi-évaluation des opérations de développement, notamment en suscitant sur cette base un dialogue concret entre les services de l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé marchand (formel et informel) et le secteur associatif ;
  • Améliorer la qualité et l’impact des opérations de développement en tirant les leçons de l’expérience et en formulant des recommandations d’ordre méthodologique, stratégique et opérationnel suivant une approche programme ;
  • Alimenter la réflexion, les stratégies et les politiques dans les domaines étudiés ;
  • Susciter la création de réseaux de partenariat.

Il s’agit d’études-action en ce sens qu’elles seront menées de manière participative avec les différents intéressés, dont les bénéficiaires des opérations de développement. Ces études s’attacheront en particulier à :

  • Décrire les systèmes et structures mis en place et à les situer dans leurs environnements ;
  • Rendre compte de la complexité des organisations et de leurs environnements ;
  • Reconstituer les stratégies effectivement mises en œuvre par les opérations étudiées, analyser les contraintes auxquelles se heurtent ces stratégies et apprécier la cohérence entre ces dernières ;
  • Préciser le rôle des acteurs impliqués et les règles du jeu dans les relations entre ces acteurs ;
  • Dégager les points forts méthodologiques des opérations analysées, en particulier en matière de participation des bénéficiaires, de systèmes d’information, de formation, de suivi-évaluation ;
  • Examiner les possibilités d’améliorer l’efficience des interventions, notamment les systèmes de recouvrement des coûts et les formes d’assistance technique ;
  • Analyser les indicateurs et la manière dont ils sont produits et utilisés ;
  • Apprécier l’impact des opérations sur la pauvreté ;
  • Identifier des « zones négociables » du changement et des axes de partenariat dans la perspective d’une approche programme.

Notons que les études-action transversales ne devront être menées que dans les secteurs où il s’avère utile de capitaliser. Une formule plus légère, qui n’exclut pas la première et qui doit être fortement encouragée, consiste à susciter la création de réseaux de partenaires qui ont matière à échanger.

À titre d’exemple, dans le cadre du Projet du FENU/PNUD « Gouvernance pour l’Environnement dans le Nord Est », un réseau informel des intervenants dans le secteur de la décentralisation et des Fonds de développement locaux, a été récemment mis en place. L’objectif est de partager l’expérience en matière d’approche méthodologique et d’outils.

 

Conclusions

Les travaux de programmation entrepris pour la préparation du Cadre d’assistance du Système des Nations Unies au développement du pays (UNDAF) ont permis aux agences des Nations Unies de créer les jonctions programmatiques qui devraient faire du SNU un véritable système constituant une unité d’appui au Gouvernement et à la société civile.

Par son approche synergique, l’UNDAF est un processus de production du système des Nations Unies en Haïti : en mettant en commun leurs ressources et leur énergie pour la réalisation d’un Plan-cadre, les agences des Nations Unies stimulent le dynamisme de tout le système par une meilleure circulation de l’information et une rationalisation des ressources disponibles.

Ce processus devrait aller en s’amplifiant. En effet, quand les membres d’un système constatent qu’au travers d’une intervention commune une énergie nouvelle commence à circuler, ils sont motivés pour contribuer ensemble à la réalisation de programmes et projets qui répondent aux défis à relever. 

Cette énergie nouvelle viendra en grande partie des partenariats qui pourront être développés, grâce à l’UNDAF, avec les différents acteurs du développement tant au niveau du Gouvernement que de la société civile ainsi qu’avec les autres partenaires de la coopération au développement.