UNDAF - Troisième partie : mise en œuvre, suivi et évaluation de l'UNDAF

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2.   Mobilisation des ressources

Le SNU catalyseur de ressources humaines

Tant au sein du SNU que chez ses partenaires il existe un stock non négligeable de ressources humaines sous-utilisées qui devraient pouvoir être mobilisées dans le cadre de l’UNDAF. Une bonne gestion des ressources humaines par les agences permettra de constituer un pool inter-agences de personnes ressources qui pourront intervenir dans les actions de l’UNDAF en fonction des besoins.

Dans la démarche de l’UNDAF les partenaires nationaux sont une ressource privilégiée. Conformément à la modalité d’exécution nationale ils devront être en situation de responsabilité. Il faudra toujours chercher à développer leurs compétences et à mettre leur connaissance du milieu à contribution tout au long des actions programmées. C’est une condition indispensable pour assurer la continuité de l’intervention et la pérennisation des résultats. Il conviendra de veiller à mobiliser les ressources humaines du milieu qui sont souvent cachées. L’apport des réseaux communautaires sera particulièrement recherché.

Mobilisation des ressources financières

Haïti, après le retour à l’ordre constitutionnel en 1994, a bénéficié d’un capital de sympathie de la part des bailleurs de fonds qui voulaient aider le pays dans la reconstruction des infrastructures socio-économiques fortement affectées par trois années d’embargo. C’est ainsi que la plupart des partenaires internationaux (aux niveaux bilatéral et multilatéral) avaient dégagé des enveloppes financières substantielles pour appuyer les efforts de développement du pays. Cependant la longue crise politique qui secoue le pays depuis la tenue des élections contestées d’avril 1997 n’a pas favorisé les capacités nationales d’absorption de cette aide au développement, qui a depuis été graduellement réduite.

Dans ce contexte, la mobilisation des ressources financières pour l’ambitieux programme économique et social du Gouvernement requiert la mise en place d’une nouvelle approche tant au niveau national qu’international. Le Gouvernement a tout intérêt à résoudre au plus vite la crise politique actuelle qui conditionne l’obtention de l’aide, ce qui permettrait au SNU de jouer plus facilement son rôle de catalyseur de ressources financières additionnelles pour renforcer et étendre les programmes et projets des agences, qui constituent l’ossature de l’UNDAF (voir Annexe 4, Cadre de ressources programmatiques. p. 100).

Lorsque la crise politique sera résolue, le SNU, en étroite collaboration avec le Gouvernement, pourrait organiser une réunion des bailleurs de fonds, qui devrait être élargie au secteur privé et à la société civile. Cette rencontre pourrait notamment chercher à concrétiser l’initiative 20/20 qui propose une restructuration des dépenses tant au niveau du budget de l’État que de l’aide publique au développement, en faveur des services sociaux de base.