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UNDAF : table des matièresPremière partie : le contexteDeuxième partie : l'UNDAFTroisième partie : mise en œuvre, suivi et évaluation de l'UNDAFAnnexesCoordination |
UNDAF - Deuxième partie : l'UNDAFAccueil >coordination >undaf >partie 2-4 : trois programmes cadre4. Les trois programmes-cadre de l’UNDAF Le présent UNDAF est conçu comme un Plan-cadre qui articule trois Programmes-cadre portant respectivement sur :
4.1. Programme-cadre en matière de gouvernance Diagnostic du Bilan Commun de Pays Le cadre juridique de la Gouvernance est la Constitution, porteuse en son essence d’un projet social et culturel de démocratisation de la société, votée et entérinée massivement par la population lors du référendum de 1987. Aujourd’hui, 13 années plus tard, il existe toujours un écart important entre le prescrit constitutionnel et la réalité opérationnelle. Notamment, on relève la mise en veilleuse des droits économiques, sociaux, culturels, civiques et politiques de la population, et plus particulièrement les injustices faites aux femmes et à l’intégrité des enfants. La charte constitutionnelle vise en premier lieu la mise en place d’un État garant des droits et devoirs de la population et de ses institutions. Ses objectifs les plus explicites sont : l’établissement de la citoyenneté, l’institutionnalisation de la démocratie, la cohésion sociale et culturelle, la protection de l’intérêt général et la recherche de l’équité dans le développement économique et social, la décentralisation et la participation. La Constitution a réparti directement ou proposé la répartition entre les divers acteurs publics et privés, nationaux et territoriaux, des compétences décisionnelles, administratives et techniques. L’analyse de leur rôle et des mécanismes prévus par la Constitution a permis de conclure que l’ensemble implique la mise en place d’un système décisionnel articulé autour de deux sous-systèmes, l’un national et l’autre local, refondant ainsi les bases de l’élaboration des politiques publiques, de la planification et de l’aménagement du territoire. Plusieurs facteurs concourent simultanément au blocage de l’éclosion de la démocratie en Haïti. Parmi ceux-ci, notons : • Le dysfonctionnement de l’État et de son administration, dont :
• La concentration du pouvoir décisionnel qui résulte d’une faible avancée des processus de décentralisation / déconcentration et de participation prescrits par la Constitution. En ce domaine les progrès sont notamment limités par :
• Les points faibles de la culture démocratique, laquelle est caractérisée par :
• L’impunité, qui favorise :
Haïti apparaît ainsi comme une société de non droit fondée sur l’absence de médiation dans les relations de pouvoir. Rappel de la stratégie nationale en matière de Gouvernance La priorité nationale serait accordée à la consolidation démocratique dans le respect des exigences constitutionnelles. Les trois objectifs principaux en voie de définition seraient :
La stratégie poursuivie par le Gouvernement vise en priorité : la réforme du système judiciaire et le renforcement de l’État de droit; la modernisation de l’appareil d’État et la décentralisation avec le développement des capacités des institutions nationales et le renforcement du partenariat entre les secteurs public et privé afin de rendre l’économie plus efficace. Les dernières années ont permis le développement de divers acquis en matière de modernisation de l’État, acquis qui n’ont cependant pu être réellement mis à profit en raison de la crise institutionnelle que vit le pays depuis l’automne 1997. Les principales institutions stratégiques du pays ont encore des mandats et cadres légaux obsolètes ou non conformes à la Constitution de 1987. Plusieurs institutions prévues par la Constitution ne sont toujours pas en place. Les actions directes de développement ont quant à elles été caractérisées par leur manque d’intégration. L’État, les Collectivités Territoriales et la société civile, principaux partenaires dans le développement, travaillent en parallèle lorsque ce n’est pas en opposition et sans cadre macro-social, ce qui a limité également l’efficience des interventions de l’aide externe. Premier objectif L’établissement de la conformité constitutionnelle est donc aujourd’hui un objectif premier de l’État. Les actions de définition, de normalisation, de réglementation, de redressement, couplées à un effort tout particulier en termes de formation et de développement des ressources humaines, sont les plus porteuses en matière d’impact à long terme. Aussi, la stratégie nationale en cours d’élaboration à cet effet vise simultanément :
Deuxième objectif Un deuxième objectif de l’État cible la mise en place de processus participatifs à la prise de décision. Il s’agit d’assurer l’articulation des intérêts des acteurs, incluant ceux de la société civile. La stratégie nationale vise ici la mise en place :
Cette institutionnalisation du nouveau régime démocratique requiert des efforts de conception et des ajustements administratifs et territoriaux importants. Il s’agit :
Troisième objectif De tels objectifs vont de pair avec des avancées dans l’établissement d’un État de droit. Dans ce domaine, les objectifs nationaux concernent la mise en place de pratiques judiciaires apolitiques, intègres et professionnelles, étendues à toutes les zones du pays. Plus en amont, ils impliquent une amélioration de l’accès à la justice formelle, de laquelle sont exclus 75% de la population. Les actions prioritaires qui sous-tendent ces objectifs sont:
But, effets et produits du SNU pour la période 2002-2006 Le SNU se propose d’orienter son programme de gouvernance vers l’appui aux efforts nationaux visant la démocratisation de la société, compte tenu des priorités définies par le Gouvernement. Plus particulièrement, l’appui du SNU ciblera les quatre obstacles à la bonne gouvernance compatibles avec son mandat, soit : le manque de capacités de régulation de l’Exécutif; la concentration du pouvoir décisionnel; les dysfonctionnements du système judiciaire; la lenteur du déploiement de la culture et de la pratique démocratiques. L’appui du SNU se concrétisera à travers quatre effets globaux recherchés, correspondant à ces quatre obstacles :
Chacun des quatre effets globaux recherchés est considéré comme vecteur de changement en matière de gouvernance. Priorité sera donnée au redressement de la situation des groupes prioritaires femmes et enfants, l’une des orientations majeures du SNU en ce domaine. L’action du SNU vise en premier lieu l’aspect institutionnel de la gouvernance, conformément à son mandat, mais il concentrera son effort dans des domaines où l’on attend le plus de retombées positives sur les aspects démocratie et participation. Le tableau de cadre logique Gouvernance en annexe propose un total de 17 produits, répartis par effet, correspondants aux avancées particulières ciblées par l’action du SNU. Les activités à réaliser par produit y sont également présentées. Le but du SNU Dans le domaine de la Gouvernance, le SNU se propose de participer aux efforts du pays visant la démocratisation de la société tant au niveau national qu’à l’échelle locale. On devrait ici assister à une réelle application de la stratégie verticale, à savoir une mise en œuvre d’actions et la recherche de résultats, qui s’articulent aux niveaux micro, méso et macro. La contribution du SNU est, dans ce domaine, d’accompagner le Gouvernement et les collectivités territoriales dans la définition d’un programme national de modernisation de l’État, de réforme administrative, de planification décentralisée et de participation ainsi que de réforme du système judiciaire. Effet 1 : Renforcer les capacités de régulation d’institutions clé de l’État (incluant les relations entre les pouvoirs) Produit 1.1 : Organes de coordination institutionnelle renforcés, en particulier l’Exécutif Il s’agit d’aider le Gouvernement à mettre en place des mécanismes de régulation et de coordination en visant plusieurs catégories de cibles, principalement :
Produit 1.2 : Activités parlementaires et relations inter-pouvoirs appuyées Deux catégories d’activités sont à mener :
Produit 1.3 : Mise en œuvre d’éléments de la réforme de l’Administration Publique appuyée Il est prévu d’accompagner la mise en œuvre de certains éléments de la réforme, en particulier :
Produit 1.4 : Coopération externe orientée et coordonnée Il n’existe pas aujourd’hui de coordination de l’aide extérieure. Il convient d’appuyer l’intégration de cette dernière dans le Plan National de Développement ainsi que la création de modalités de coordination tant au niveau de l’enveloppe globale (Primature, MPCE, loi budgétaire…) qu’à celui des ministères techniques. Il s’agira également d’aider le pays à améliorer sa capacité d’absorption, de gestion administrative et financière et de mise en œuvre de l’aide extérieure. A cet égard le SNU pourra faciliter l’exécution des prêts des Institutions financières internationales. Le SNU proposera également des mécanismes d’intégration de la coopération Sud-Sud dans le cadre global de la coopération externe. Produit 1.5. : Système national d’information statistique renforcé Deux activités majeures :
Produit 1.6 : Institutions clé de l’État renforcées En fonction de leur programme de travail les agences du SNU contribueront, dans leur domaine de compétence, au renforcement institutionnel de certains ministères (dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture par exemple) et autres institutions clé telles que le Bureau du Premier Ministre ou la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif. Effet 2 : Contribuer à la décentralisation et à la déconcentration des pouvoirs centraux Produit 2.1 : Instruments de définition de politiques de déconcentration et de décentralisation élaborés Il s’agit d’élaborer des instruments ou des documents techniques de définition des politiques de déconcentration de l’appareil d’État et de décentralisation :
Produit 2.2 : Décentralisation et mise en place des Collectivités Territoriales appuyées Le SNU appuiera l’élaboration d’une politique de décentralisation, y compris la révision du cadre légal, et la mise en œuvre de cette politique. La stratégie à suivre consiste notamment à :
Produit 2.3 : Politique de déconcentration territoriale appuyée Appui à l’élaboration :
Produit 2.4 : Organisation territoriale de l’État et des services publics révisée Les activités prévues pour réaliser ce produit consistent à appuyer :
Produit 2.5 : Partenariat local, décentralisé, participatif et communautaire expérimenté, modélisé et diffusé à plus grande échelle La stratégie proposée consiste à créer un mécanisme d’intégration des différentes expériences de partenariat local, décentralisé, participatif et communautaire, incluant la mise en commun des ressources, et à définir une approche géographique modulaire en fonction de la disponibilité des ressources. Afin de promouvoir ce partenariat local, le SNU appuiera les activités suivantes :
Effet 3 : Améliorer la performance de la justice et son accès Produit 3.1 : Cadre juridique constitutionnel renforcé, barrières juridiques identifiées et propositions formulées pour les lever, notamment en ce qui a trait aux droits des femmes et des enfants Fort de l’expérience et des acquis de la MICIVIH et de la MICAH, le SNU s’attachera à appuyer l’harmonisation des lois nationales aux traités et conventions internationales ainsi qu’avec le prescrit constitutionnel. Il cherchera également à créer des mécanismes participatifs de production, diffusion et vulgarisation des textes juridiques. Produit 3.2 : Indépendance du pouvoir judiciaire réglementée La stratégie prévue consiste à appuyer :
Produit 3.3 : Organisation, fonctionnement et déconcentration de l’Administration judiciaire renforcés Pour ce faire le SNU s’attachera à :
Produit 3.4 : Accessibilité à la justice accrue Les activités prévues à cet effet consistent à :
Effet 4 : Accroitre la cohésion sociale, nationale, locale et régionale et promouvoir l’exercice des droits fondamentaux Produit 4.1 : Culture de la paix connue et promue Les activités suivantes sont prévues :
Produit 4.2 : Droits fondamentaux promus A partir d’un suivi coordonné de l’exercice des droits fondamentaux affirmés par la Constitution et par les conférences et conventions des Nations Unies, le SNU élaborera un plaidoyer et des programmes de formation sur les droits fondamentaux, en particulier ceux des femmes et des enfants, et en assurera la défense et la diffusion. Afin de faciliter ce processus, le SNU continuera à appuyer les travaux de révision et d’actualisation de la législation sur le droit associatif. 4.2. Programme-cadre en matière de Services Sociaux de Base Diagnostic La situation des SSB est profondément déterminée par les mutations socio-politiques, économiques et socio-démographiques qu’a connu le pays depuis le renversement de la dictature. Sous l’effet des processus de démocratisation et d’urbanisation on a assisté à une envolée de la demande et à une très forte expansion de l’offre, cette dernière étant principalement le fait du secteur privé. Cette massification, dans un contexte de paupérisation, a entraîné des dysfonctionnements de taille tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Cette insuffisance est liée :
Dans l’analyse qu’il fait du secteur monétaire et financier depuis la chute de la dictature, le BCP met en lumière plusieurs faiblesses dues à une mauvaise gouvernance, notamment l’accumulation des déséquilibres budgétaires et l’incapacité d’élargir l’assiette fiscale ; l’inefficacité des entreprises publiques ; la trop forte dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure. Sur le plan macro-économique la situation ne cesse de s’aggraver, elle se caractérise tout particulièrement par une crise aiguë des finances publiques. Dans ce contexte les perspectives de financement des SSB ne sont guère brillantes. En supposant que la crise politique se résolve et que le pays puisse obtenir des crédits auprès des institutions financières internationales, il devra nécessairement passer par une cure d’assainissement (rééquilibrage de la balance des paiements, des comptes publics, réduction de l’inflation) qui l’obligera à réduire la demande intérieure. Il devra mettre en œuvre une politique macro-économique qui s’attaque sérieusement aux causes des déséquilibres d’ordre structurel (distorsions, incapacité d’absorption, blocages divers de type keynésien) et d’ordre quantitatif (déficits et autres déséquilibres). Au cas où le pays aura fait la démonstration qu’il s’engage sur la voie d’une gouvernance démocratique et de réformes économiques en profondeur (combinant des mesures de stabilisation et des mesures structurelles), la Communauté internationale devrait pouvoir l’aider à franchir cette étape difficile en finançant de manière substantielle les services sociaux de base. Cette aide extérieure devra créer les conditions de sa disparition en mettant l’accent sur une politique de l’emploi qui assure des revenus durables. Éducation Dans leur fonctionnement, les différents paliers de l’organisation de l’éducation en Haïti ne constituent pas un véritable système éducatif au sein duquel les différents acteurs pourraient se renforcer mutuellement. Au niveau du pré scolaire, de l’éducation fondamentale et du secondaire, l’environnement scolaire est caractérisé par:
En ce qui a trait à l’éducation non formelle et à l’alphabétisation :
L’enseignement technique et la formation professionnelle sont profondément inadaptés à la demande de main d’œuvre sur le marché tandis que l’enseignement supérieur, qui est fortement disparate, n’est pas en mesure de répondre aux besoins de la société. Santé L’épidémiologie est dominée par les maladies dues à la misère, à la mauvaise qualité de l’eau de boisson, à la disposition inadéquate des déchets humains tant solides que liquides, aux déficiences du système et des services de santé disponibles et à l’ignorance. On observe :
Concernant la santé de la reproduction, bien que des progrès aient été enregistrés dans un intervalle de 5 ans séparant l’EMMUS II de l’EMMUS III, la situation est préoccupante :
Protection sociale La Constitution reconnaît le droit à la sécurité sociale pour tous les citoyens. Toutefois, à peine 1 à 3% de la population haïtienne est couverte par un des trois systèmes de protection sociale disponibles :
Les enjeux et défis consistent à :
Emploi productif En dépit du poids du logement dans les SSB, il a été décidé de privilégier, dans le cadre de l’UNDAF, le champ de l’emploi productif parce que cernant mieux la problématique de la pauvreté qui sous-tend en grande partie l’accès aux SSB (incluant le logement) et leur utilisation. L’emploi productif est caractérisé par :
Les enjeux et défis en matière d’emploi productif s’articulent autour de :
L’unité des SSB et leur articulation avec l’emploi L’emploi, par les revenus qu’il procure, permet de satisfaire les besoins essentiels que sont notamment l’alimentation, le logement, l’éducation, la santé, la protection sociale et l’eau potable. Que ces services soient payés directement par les utilisateurs ou qu’ils soient fournis gratuitement par l’État qui les finance au moyen d’impôts, dans les deux cas c’est le revenu des citoyens qui est le fondement de leur disponibilité et de leur durabilité. Par ailleurs, les services sociaux de base, par les capacités qu’ils permettent d’acquérir, facilitent l’accès à l’emploi et donc aux revenus. Enfin, les capacités que confèrent les services sociaux de base permettent d’assurer une meilleure conversion du revenu en épanouissement personnel, de mieux participer aux décisions collectives et de jouir plus pleinement de ses droits fondamentaux, dont le droit au travail. L’un des fondements du Programme-cadre SSB de l’UNDAF et de son articulation avec les deux autres Programmes-cadre, est l’unité de ces services, c’est-à-dire leur appartenance à un ensemble cohérent qui se distingue de la gouvernance et de l’environnement. Cette unité des services sociaux de base peut s’apprécier sous deux angles :
Du point de vue de la demande l’unité des SSB se retrouve dans la visée d’une amélioration globale des conditions de vie. Du point de vue de l’offre, les institutions ont un rôle fondamental à jouer dans la mesure où c’est par elles que les ménages trouvent les avantages d’équité, de performance et de services effectifs. L’unité des SSB se trouve ici aussi parce qu’ils constituent le seul endroit où ces avantages doivent être garantis pour que la population vive bien…une condition nécessaire de la démocratie. Cette relation entre (i) demande au niveau micro de ménages au comportement relativement standardisé et (ii) offre de bien-être au niveau macro, est typique des SSB. Il est frappant d’observer en Haïti, en particulier au niveau des couches démunies, un contraste important entre la demande d’éducation, qui est très forte, et celle de santé, qui demeure faible. Or, éducation et santé vont de pair dans le développement humain. D’où l’importance d’intervenir sur la demande de santé pour l’organiser et l’éduquer, notamment en se servant de l’école au travers de la santé scolaire. De même, l’offre de services éducatifs est nettement supérieure à l’offre de santé. Il convient donc d’utiliser les écoles pour fournir des services de santé, notamment pour les campagnes de vaccination et de prévention. Rappel de la stratégie nationale en matière des SSB Éducation Le Plan national d’éducation et de formation (PNEF, 1997-2007), qui prend en compte la restructuration du système éducatif haïtien, s’est fixé comme but de développer et d’améliorer le rendement du système éducatif haïtien. Les stratégies envisagées tournent autour de quatre axes :
Toutefois, il faut également souligner les points suivants par rapport au PNEF :
Autant d’avenues dans lesquelles le SNU peut avoir un impact à travers l’UNDAF. Santé Le programme de restructuration du système national de santé (2001-2006), a fixé comme objectifs :
Les effets attendus sont :
Les stratégies envisagées portent sur :
Protection sociale Des efforts de structuration sont actuellement en cours au niveau du Ministère des Affaires Sociales, toutefois, les stratégies nationales ne sont pas encore clairement définies. Des actions ont également été engagées pour l’établissement de systèmes de micro-assurance santé visant les travailleurs et micro-entrepreneurs du secteur informel (urbain et rural), en utilisant deux leviers : les systèmes de micro-finance et les prestataires de soins. Le SNU a un rôle privilégié à jouer surtout dans la mise en place d’un cadre de référence permettant d’organiser une réponse adéquate aux besoins de protection sociale. Emploi productif Plusieurs plans sectoriels contribuent à renforcer ce domaine, en particulier : le Plan national d’éducation et de formation, le Plan directeur du tourisme, le Plan d’action pour l’environnement, le Projet de politique agricole, autant de documents qui font ressortir l’importance de ce volet dans une approche intégrée de planification et d’intervention. Il faudra également saisir les opportunités qu’ouvre la formulation en cours de la stratégie de commerce extérieur, du programme national de modernisation de l’État et de la politique de développement des ressources humaines, pour rationaliser et intégrer les différentes approches déjà exprimées en vue de définir une politique nationale de l’emploi et développer un programme national pour la promotion d’emplois productifs et de lutte contre l’exclusion sociale. En résumé Dans le domaine des SSB les stratégies nationales formulées visent globalement :
Buts, effets et produits du SNU au niveau des SSB Dans la perspective de l’objectif global de l’UNDAF, le programme-cadre « Services sociaux de base » vise à améliorer les conditions de vie de la population en lui fournissant des opportunités via l’expansion des capacités et des potentialités selon la vision du développement humain. Afin de renforcer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ainsi que pour assurer l’équité de genre, les activités programmées veilleront à :
Buts du SNU en matière de SSB
Quatre effets découlent de ces buts :
Les produits attendus ainsi que les activités à mener pour les réaliser s’articulent à l’intérieur de trois champs :
1. Appui institutionnel. Sont regroupés dans ce champ les produits relatifs à la constitution, à la mise en place et au renforcement de cadres de référence (politiques, structures, programmes, plans, normes et standards) permettant d’améliorer la gouvernance dans le domaine des SSB; de dynamiser et de rentabiliser (en terme de performance) le partenariat privé/public ; et de renforcer les partenaires impliqués. Le SNU dispose en ce domaine d’un avantage comparatif du fait de sa neutralité et de sa vocation à renforcer les capacités de la puissance publique dans son rôle de garant de l’État de droit et de responsable de la réalisation des droits humains. 2. Opérationnalité de l’offre et de la demande de SSB pour rendre effectives les politiques et programmes qui font l’objet du champ précédent :
On y retrouve les produits relatifs à la structuration et à la systématisation de l’offre de services sociaux de base de qualité, à l’organisation et à l’éducation de la demande ainsi qu’à l’utilisation de ces services par la population. Une fois les cadres de référence établis, il convient de les mettre en œuvre pour systématiser, étendre et renforcer les interventions en cours en matière de SSB. Il s’agira d’affiner les procédures permettant de renforcer l’organisation de l’offre et de la demande de services en vue d’une amélioration effective de leur couverture en qualité et en quantité. 3. Documentation, suivi et évaluation. Ce champ comprend les produits relatifs à la constitution de bases de données en vue du suivi et de l’évaluation de la situation en matière de SSB et d’autres domaines couverts par le SNU. Deux produits y sont prioritaires :
Les droits économiques et sociaux (donnant droit aux libertés fondamentales) constituent un axe transversal parcourant les trois champs mentionnés ci-dessus. Sont présentés ci-dessous, pour chacun des quatre effets, les produits et activités dans les deux premiers champs du programme (les deux autres champs étant communs aux trois domaines de l’UNDAF) Effet 1: Améliorer la performance du système éducatif haïtien Dans le champ de l’appui institutionnel : Produit 1.1 : Définition et planification de la mise en œuvre de politiques éducatives
Produit 1.2 : Contribution à la mise en place et au renforcement de la coordination des actions intra et intersectorielles
Produit 1.3 : Contribution à la mise en place et au renforcement de la coordination des partenaires Définition et application d’un code d’éthique partenariale créant une plate forme de coopération où les différents intervenants peuvent se positionner moyennant le respect des rôles de chaque type de partenaires, de la couverture et de la qualité des services à fournir à la population. Dans le champ de l’opérationnalité de l’offre et de la demande : Produit 1.4 : Amélioration de l’environnement éducatif sur les plans administratif, physique, pédagogique L’objectif est de diminuer la moyenne d’années pour accomplir les 2 premiers cycles du fondamental (actuellement 14) et augmenter le taux de réussite aux examens officiels. Les activités prévues portent sur la révision du curriculum et des systèmes de suivi des apprenants, la formation et le suivi des enseignants, l’aménagement des infrastructures scolaires et la gestion participative de l’action éducative pour s’assurer de l’intégration des populations au niveau des communautés. Produit 1.5. Contribution à la diversification de l’offre éducative, assurant le droit à l’éducation et à la réinsertion économique des jeunes et des adultes
Effet 2 : Rendre performant et accessible le système de protection sociale Un travail important a été effectué par le PNUD et le BIT dans ce domaine en termes d’études, de recherches et de documentation. Il convient de rentabiliser cet investissement et de matérialiser les recherches et études en mettant en application les recommandations qui ont été validées par le Gouvernement. Dans le champ de l’appui institutionnel : Produit 2.1 : Réforme du cadre national pour l’habilitation de la population à une protection sociale équitable Il s’agit de formuler un cadre national, qui précise notamment les rôles respectifs de l’État et du patronat, et de réviser les mandats des institutions compétentes. Dans le champ de l’opérationnalité de l’offre et de la demande : Produit 2.2 : Réforme et établissement de systèmes de protection sociale pour assurer l’accès, la couverture, l’utilisation au moment opportun, des services auxquels donne droit la protection sociale Les activités prévues concernent : la mobilisation de fonds pour la protection sociale ; l’appui financier et technique aux institutions concernées ; la mise en place d’un projet pilote de micro-assurance au niveau du secteur informel ; le plaidoyer pour l’information quant à la disponibilité et à l’utilisation des services de base de protection sociale. Effet 3 : Favoriser les conditions nécessaires à la création de richesses nationales durables par l’emploi productif Dans le champ de l’appui institutionnel : Produit 3.1 : Renforcement et mise à niveau d’un cadre institutionnel, administratif, économique et financier favorisant le développement des investissements, des ressources humaines et de la productivité dans les Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME)
Dans le champ de l’opérationnalité de l’offre et de la demande : Produit 3.2 : Partenariat public-privé en vue de la mise en œuvre de stratégies créatrices d’emplois durables, décents, productifs, visant l’adéquation entre l’offre d’emplois et les ressources humaines qualifiées Les activités porteront sur un appui à :
Effet 4 : Améliorer la performance du système de santé Dans le champ de l’appui institutionnel : Produit 4.1 : Appui à la consolidation et à la mise en œuvre de politiques, plans et normes en matière de santé de la reproduction, santé sexuelle et infantile, d’IST/SIDA. Activités prévues : appui technique pour la révision/élaboration de politiques, plans, normes en ce domaine ; mise en place de comités techniques de révision et de suivi ; formulation et mise en place d’un cadre organique actualisé ; plaidoyer et mobilisation sociale pour l’équité et l’État de droit en ce qui concerne les droits de la femme, de l’enfant, de la famille au niveau des communautés, notamment par la mise en place d’un comité intersectoriel. Le SNU cherchera tout particulièrement à contribuer à la réalisation du droit à la vie et à la santé des enfants et des femmes en appuyant la consolidation et la mise en œuvre du programme de restructuration du système national de santé qui vise explicitement, pour la période 2001-2006 (i) de réduire le taux de mortalité infantile de 80 à 50 pour 1000 chez les enfants de 0 à 1an, (ii) de réduire le ratio de mortalité maternelle de 523 à 300 pour 100.000 naissances. Dans le champ de l’opérationnalité de l’offre et de la demande : Produit 4.2 : Augmentation de la disponibilité et de l’utilisation rationnelle de services de santé de qualité en matière de santé de la reproduction, santé sexuelle et infantile, d’IST/SIDA Au niveau des départements du Nord-Ouest et du Nord-Est : Renforcement de la capacité des institutions sanitaires à fournir des services de base de qualité en ce domaine ; actualisation et mise en œuvre de l’initiative maternité sans risque et de la prise en charge intégrale des maladies de l’enfant (PCIME). A l’échelle nationale :
Pour la réalisation de ces deux produits le SNU entreprendra une série d’actions portant respectivement sur le renforcement des capacités du MSPP et des autres partenaires impliqués dans l’exécution, sur le soutien aux mécanismes de coordination intrasectorielle et intersectorielle, sur la promotion d’une approche participative et sur les activités de plaidoyer, information et communication. Pour chacun des thèmes de ce Programme-cadre SSB, les produits et activités sont présentés en détail en annexe 3).
4.3 Programme-cadre en matière de Sécurité Alimentaire et de Développement Rural Durable Diagnostic du Bilan Commun La situation de la sécurité alimentaire en Haïti est très préoccupante. Elle se caractérise par une disponibilité alimentaire insuffisante, un niveau d’accès inadéquat, et un environnement sanitaire qui ne favorise pas une utilisation biologique optimale des aliments. Les ressources naturelles du pays subissent de graves pressions et leur dégradation a atteint des proportions alarmantes. L’espace est utilisé de manière non-durable. Le problème de la sécurité alimentaire et de la dégradation de l’environnement est d’abord une manifestation de la pauvreté (des ménages et du pays). L’aspect démographique de l’insécurité alimentaire a été négligé : trop de gens vivent de la terre. Il existe donc une importante et difficile problématique des stratégies à suivre pour assurer une agriculture plus efficace (donc plus rentable mais avec moins de gens), pour développer des opportunités économiques (de proximité et ailleurs) pour ceux qui quittent l’activité agricole. Le défi est d’arriver à une meilleure intégration des différents secteurs partenaires pour s’attaquer transversalement à la problématique de la sécurité alimentaire. L’antagonisme majeur provient de la crise du système agricole, et d’une manière générale de l’économie rurale, face à la pression démographique. La dégradation de l’environnement et l’inefficacité agricole qui en résulte relève de l’effet combiné d’une série de facteurs dont :
Rappel de la stratégie nationale en matière de Sécurité Alimentaire Sécurité alimentaire Les éléments principaux de la politique nationale de sécurité alimentaire, mais non encore ratifiés par le Parlement, ont été présentés par l’État au Sommet Mondial de l’Alimentation à Rome en 1996. Ces engagements ont été complétés ultérieurement en 1997 par la CNSA. Le Gouvernement a adopté une approche intersectorielle fondée sur six axes stratégiques :
Gestion de l’environnement Le Plan d’action pour l’environnement (PAE, 1999), qui repose sur les principes de la Déclaration de Rio sur l’Environnement, précise quatre priorités :
Gestion des risques et désastres Le Gouvernement s’est engagé en 2000 à mettre en œuvre un Plan National de Gestion des Risques et des Désastres (PNGRD) ainsi qu’un Système National d’intervention plus efficace. Le PNGRD comprend trois programmes d’action :
Gestion des bassins versants Les éléments du PAE relatifs à ce sous-secteur ont été officiellement approuvés par le Gouvernement. L’approche en cours de validation prône :
But, effets et produits du SNU en matière de Sécurité Alimentaire Dans ce troisième champ d’intervention de l’UNDAF le SNU se fixe comme but de contribuer à la sécurité alimentaire de la population dans le cadre d’un développement rural durable. Ce but offre au SNU un champ fécond pour conduire de nouveaux plaidoyers qui pourront se fonder sur sa mémoire institutionnelle et sur son ouverture internationale dans un domaine qui connaît une évolution rapide. L’appui se fera dans les cadres de planification nationaux existants décrits ci-dessus. De plus, compte tenu de son expérience de terrain dans le monde rural, le SNU concentrera une grande partie de ses efforts sur une zone géographique spécifique de manière à multiplier l’impact de son intervention. Le développement durable est un développement économique et social qui répond aux besoins actuels sans compromettre l’aptitude des générations futures à répondre à leurs besoins. Il passe donc forcément par une gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles. Des actions sont préconisées en relation avec les trois composantes définissant la sécurité alimentaire : la disponibilité (augmentation durable de la production agricole); l’accessibilité (la création d’emplois productifs); et l’innocuité des aliments. Effet 1 : Contribuer à relancer la réforme agro-foncière La recherche de la sécurité alimentaire en terme d’augmentation durable de la production agricole reste pour Haïti un leurre tant que l’agriculteur ne sera pas sécurisé sur sa terre. Aussi, une réforme agro-foncière juste et équitable s’impose-t-elle pour le porter et l’aider à capitaliser ses exploitations, à vivre durablement de sa terre. Conscient que le lancement de cette réforme agro-foncière n’est possible que moyennant une volonté politique Gouvernementale affirmée, une allocation budgétaire assurée, et un plan d’aménagement du territoire adopté, le SNU visera deux résultats : Produit 1.1 : Loi cadre de réforme agro-foncière révisée Une loi cadre doit contribuer à la résolution des conflits terriens, à l’émergence d’une classe d’agriculteurs vivant de leur métier et jouissant durablement de leur terre sur des exploitations rentables et reproductibles. Elle doit également permettre une utilisation de la terre qui réponde aux exigences de l’équité du genre. Le SNU aidera le Gouvernement à incorporer ces diverses composantes dans le projet existant de loi cadre, à organiser des ateliers et des rencontres avec différents groupes de la société civile pour validation et à suivre l’adoption du projet par le Parlement. Produit 1.2 : Mise en œuvre de la réforme initiée
Effet 2 : Contribuer à la mise en place d’une gestion intégrée et participative des bassins versants pour une meilleure occupation de l’espace Dans les régions de montagne, qui couvrent près des deux tiers du territoire, la dégradation des sols est particulièrement préoccupante. Une gestion participative de l’espace rural avec une véritable responsabilisation des occupants, aidera à enrayer ce processus. L’engagement du SNU dans ce domaine est tributaire d’une volonté politique du Gouvernement, qui devra se manifester par une allocation budgétaire en rapport avec l’ampleur du problème de dégradation des ressources naturelles du pays et par l’adoption préalable d’un plan d’aménagement du territoire. Un plaidoyer du SNU pourrait aider le Gouvernement à prendre ces mesures. Produit 2.1 : Des plans de développement locaux élaborés sur une base participative pour trois bassins versants dont un transfrontalier
Produit 2.2 : Plans de développement locaux mis en exécution à partir de 2003
Effet 3 : Contribuer au développement de filières bio-alimentaires (traditionnelles et modernes) et à la production d’énergies alternatives L’objectif est de diversifier et multiplier les activités génératrices de revenus dans la production végétale, la pêche et la filière bois. Produit 3.1 : Des patrons techniques de production favorisant la valorisation des filières sont expérimentés et adoptés pour 10 écosystèmes
Produit 3.2 : Des opportunités de développement de nouvelles filières agro-industrielles sont identifiées et des projets pilotes sont implantés
Produit 3.3 : Stratégies d’énergies alternatives au charbon de bois adoptées et lancées en 2002
Produit 3.4 : Des procédures et modalités pour la gestion et l’exploitation rationnelle de l’arbre sont définies
Produit 3.5 : Un programme de pêche artisanale est mis en œuvre
Effet 4 : Faciliter l’accès des groupes vulnérables, en particulier des femmes, aux services financiers ruraux privés et publics La valorisation des filières bio-alimentaires requiert un accompagnement en services financiers auprès de la population directement impliquée et auprès de celle qui est marginalisée. Produit 4.1 : Un document de politique de financement de petites activités économiques en milieu rural est élaboré
Produit 4.2 : Des services financiers de proximité, dont le crédit à la production, sont accessibles aux groupes vulnérables (dans les zones d’intervention du SNU)
Effet 5 : Renforcer les capacités de l’État dans son rôle de planification et de suivi-évaluation du développement rural, de la sécurité alimentaire et de la gestion des ressources naturelles L’État dans son rôle stratège peut avoir un effet multiplicateur sur les actions des différents partenaires du développement rural et de la protection de l’environnement tant au niveau national que local. Le SNU aidera le Gouvernement à jouer ce rôle dans plusieurs domaines où les perspectives stratégiques à moyen et long terme ne sont pas encore définies. À cet effet le SNU apportera un appui à l’élaboration des stratégies suivantes :
De même, le Système appuiera la formulation de stratégies nationales issues des conventions Internationales, telles que la biodiversité, le changement climatique et la désertification. Le SNU apportera également sa contribution à l’amélioration des systèmes d’information et au renforcement des mécanismes d’appui à la mise en œuvre de Plans et programmes, à travers des instances clé comme l’Unité de Mise en Œuvre du Plan d’Action pour l’Environnement (UMOPAE), le Conseil National de la Sécurité Alimentaire (CNSA) ou la Direction de la Protection Civile (DPC). En vue d’un renforcement des capacités de l’État stratège en matière de sécurité alimentaire et protection de l’environnement, les activités du SNU seront orientées vers la réalisation de huit produits : Produit 5.1 : Un Plan National de Sécurité Alimentaire et un système d’alerte rapide sont mis à jour et lancés
Produit 5.2 : Le Plan National de Gestion des Risques et des Désastres est lancé Le SNU appuiera le renforcement institutionnel de la Direction de la Protection Civile et la mise en œuvre du Plan national de gestion des risques et désastres, à travers :
Produit 5.3 : Le Plan d’Action pour l’Environnement (PAE) est lancé Le SNU appuiera la mise en œuvre du PAE, notamment à travers :
Produit 5.4 : Le suivi et l’appui pour la mise en œuvre des recommandations et résolutions des conventions internationales liées à l’agriculture et à l’environnement sont assurés
Produit 5.5 : Une structure nationale de contrôle de qualité des produits alimentaires et de l’eau de boisson est mise en place et est fonctionnelle en 2002
Produit 5.6 : Mise en réseau des Systèmes d’Informations Géographique (SIG) et réalisation de cartes thématiques
Produit 5.7 : Un recensement général de l’agriculture est réalisé au cours de la période 2002 / 2006 Etant donné l’importance de cet outil de développement pour les décideurs et les planificateurs de ce secteur, le SNU appuiera la mobilisation des ressources nécessaires à sa réalisation et contribuera à :
Produit 5.8 Les nouvelles technologies de l’information sont mises au service du développement durable Les nouvelles technologies de l’information et la communication (NTIC) favorisent la capitalisation et la diffusion des expériences réussies et des bonnes pratiques en matière d’actions collectives. Le SNU facilitera l’accès à l’information des secteurs public et privé et de la société civile en fournissant un appui en terme de :
Produits communs aux trois Programmes de l’UNDAF Deux produits sont programmés dans le champ documentation, suivi, évaluation : Produit 1 : Consolidation d’un système intégré d’information
Produit 2 : Suivi de l’application des résolutions des grandes conférences internationales
Transversalités Dans la ligne du BCP, le Plan-cadre UNDAF est essentiellement transversal de par son objectif global, ses deux axes stratégiques intégrateurs, ses quatre thèmes intégrés, ses stratégies transversales, ses trois Programmes-cadre, ses stratégies de coopération et son dispositif de mise en œuvre, suivi et évaluation (voir Tableau de synthèse p. 20). Au sein de chacun des Programmes-cadre les groupes de travail de l’UNDAF ont mis en relief les transversalités intra et inter-thématiques. Les premières ressortent clairement de chacun des trois Programmes-cadre. Les quatre effets et 17 produits du Programme Gouvernance se renforcent mutuellement dans un système cohérent de gouvernance démocratique. Le Programme Services sociaux de base établit l’unité et la complémentarité de ces services à partir des liens logiques entre éducation, santé et protection sociale en relation avec la création d’emplois productifs générateurs de revenus qui ouvrent l’accès au logement et aux loisirs. Le programme Sécurité alimentaire intègre les problématiques de la sécurité alimentaire, du développement rural et de la protection de l’environnement. Il établit notamment un lien logique entre la valorisation des filières bio-alimentaires et les services financiers à la population. Les transversalités entre les trois Programmes-cadre sont principalement articulées autour de la gouvernance (capacités de régulation de l’État, déconcentration/décentralisation, promotion des droits humains), de la valorisation des ressources humaines et de l’emploi productif. |
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