Le Secrétaire général

Message pour la Journée du souvenir des victimes de guerre chimique

29 avr. 2014

En cette journée mondiale du souvenir, nous rendons hommage aux victimes de guerre chimique.

En cette journée mondiale du souvenir, nous rendons hommage aux victimes de guerre chimique.

L’emploi terrifiant d’armes chimiques en République arabe syrienne en 2013 jette une ombre sur la commémoration de cette année. Je ne peux oublier les images profondément révoltantes que j’ai vues. L’utilisation d’armes chimiques en Syrie est une offense déplorable faite à l’humanité.

Les initiatives prises au niveau multinational pour démanteler le programme syrien d’armes chimiques montrent ce qui peut être accompli lorsque la communauté internationale agit de concert. Il reste certes encore beaucoup à faire, mais 90 % des armes chimiques syriennes ont été soit enlevées soit détruites.

Je saisis ce moment pour redire que tout emploi d’armes chimiques, dans quelque circonstance que ce soit, constitue une violation grave du Protocole de 1925 et d’autres règles du droit international coutumier.

Je réaffirme également l’importance de la Convention de 1997 sur les armes chimiques. Six pays n’y sont pas encore parties, à savoir l’Angola, l’Égypte, Israël, le Myanmar, la République populaire démocratique de Corée et le Soudan du Sud.

Tant que la Convention ne sera pas universelle et que les derniers stocks d’armes chimiques n’auront pas été détruits, notre tâche restera inachevée. Ne relâchons surtout pas notre vigilance. Nous devons tout faire pour éviter de futurs incidents.

En cette journée solennelle, renouvelons notre promesse commune d’éliminer toutes les armes chimiques. Je demande de nouveau à tous les États qui ne l’ont pas encore fait d’adhérer à la Convention sans attendre. C’est alors seulement que nous pourrons enfin lever définitivement la menace des armes chimiques.