Des études de cartographies multirisques dans la Grand ’Anse pour une meilleure résilience du département face aux catastrophes naturelles et au changement climatique

29 févr. 2016

Vue aérienne/territoire Grand'Anse - Lancement etudes cartographies multirisques. © PNUD Haïti

Jéremie, 25 février 2016, – Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le  Département de développement international (UK DFID) et le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) ont lancé ce jeudi 25 février 2016 à la délégation de la Grand’Anse  les études de cartographies multirisques sur le département de la Grand’Anse.

Ces études consistent en l’application pilote du « Guide méthodologique national de Réduction des Risques Naturels en zones urbaines en Haiti », validé et diffusé par le gouvernement haïtien en décembre 2015 sous le leadership du Ministère de la Planification et avec l’appui du PNUD et d’ECHO. Elles permettront aux autorités nationales, locales et la société civile d’avoir une meilleure connaissance des aléas naturels (séismes, inondation et ruissèlement pluvial, mouvements de terrain, tsunami et submersion littorale, ouragan et tempêtes), procéder à une identification des enjeux soumis à ces menaces et une  évaluation des risques et la vulnérabilité. L’ensemble de ces connaissances permettra de faire ressortir les zones à risques tout en proposant des règles de bon usage et d’occupation du sol dans une perspective de développement durable.

Cette initiative cadre avec le nouveau programme de développement adopté par les Nations Unies à la fin de 2015 appelé « Objectifs de développement durable » dont l’objectif 11 vise à faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables.

En lançant ces études fondamentales pour l’avenir de ce département montagneux, soumis aux phénomènes hydrométéorologique et mouvements de terrain d’une part et traversé par le système de failles sismiques majeures d’Enriquillo d’autre part, la Directrice Principale du PNUD, Yvonne Helle s’est réjoui que le département de la Grand’Anse soit sur le point de se doter d’un outil complet d’aide à la décision pour une meilleure prévention et une gestion intégrée et effective de tous les risques qui menacent ce département.

Il est vrai que suite aux séismes de 2010, des efforts considérables ont été déployés pour élaborer des normes de construction conçues pour sauver des vies en cas de séisme, ce qui est une bonne chose. Mais ces normes doivent être considérées comme complémentaires à des efforts plus vastes déployés à l’échelle nationale pour contrôler l’aménagement du territoire et l’urbanisation par des règlementations qui contribueront à diminuer considérablement la vulnérabilité.

« Tant que nous n’aurons pas pris des mesures pour contrôler l’aménagement du territoire et l’urbanisation, on sera malheureusement toujours dépassé par cette vulnérabilité grandissante à laquelle fait face la Grand’Anse et le pays dans sa globalité au regard des aléas naturels. C’est en effet,  à cette problématique que ces études initiées visent à répondre. » a-t-elle insisté.

Directeur de l'Aménagement du Territoire et du Développement Local et Régional (DATDLR), Monsieur Peretz Ebert PELTROP voit dans la réalisation de ces études un pas fondamental vers un développement réel et respectueux de l’avenir des futures générations de ce département.

« Ces études vont fournir des données fiables pour la prise de décisions éclairées. Nos choix futurs seront guidées par la science et non selon le bon vouloir d’une personne.»

Les études seront réalisées par le regroupement de firmes « ARTELIA-GEOLITHE-BETA conseils » sur une durée de 8 mois et couteront 600 000 dollars.  Elles garantiront la formation plus de 100 acteurs locaux (Décideurs, Délégués, maires, services techniques locaux, comités communaux de protection civile, représentants de la société civile) à l’utilisation des cartes des risques et des consignes de bon usage du sol.

150 professionnels de la construction seront formés sur les techniques de construction et d’aménagement spécifiques aux différents risques étudies (séismes, inondation, tsunami, mouvements de terrain, ouragan, …etc.).

Plus de 20 cadres techniques (ingénieurs, architectes, urbanistes, aménageurs) seront formés sur les techniques et outils de qualification des aléas, d’évaluation de la vulnérabilité, de cartographies des risques et de leur traduction en règles de bon usage de sols afin de garantir un transfert effectif de compétences.

Cette cérémonie de lancement de ces études a été l’occasion pour le PNUD et ses partenaires de certifier 60 professionnels en construction parasismique (dont 3 femmes) qui ont d’une seule voix, juré de construire désormais au goût de la technique.

« Nous avons aujourd’hui intérêt à bien construire ! Nous allons faire la différence dans tout le département de la Grand’Anse en influençant les propriétaires et nos frères et sœurs de chantier afin qu’ils mettent en pratique les techniques recommandées par le MTPTC » ont-ils promis.

Norman Wiener, Délégué départemental de la Grand’Anse, a salué la certification de ces professionnels qui constitue une garantie sur la qualité de leurs prochains ouvrages. Il a profité pour inviter la population à utiliser leurs services car selon lui « construire une maison est un investissement et utiliser un professionnel qualifié c’est atténuer les risques sur son capital ».

Environ 250 autres professionnels du bâtiment ont déjà été identifiés dans toute la Grand’Anse et attendent avec impatience les techniciens du MTPTC et du PNUD pour leur formation en construction parasismique.

Pour plus d’informations et pour confirmer votre présence, merci de contacter :

Jerry Charles Pierre,                     
jerry.charles-pierre@undp.org             
+509 48 90 94 97+509 48 90 94 97

Guillaume Joachin,                       
guillaume.joachin@undp.org               
+509 38 72 93 72+509 38 72 93 72

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