Jacmel, 4 ans après le séisme

Le bas de la ville a été l’une des zones les plus affectées de la commune de Jacmel lors du passage du séisme. Des pertes en vie humaine et plusieurs centaines de maisons ont été détruites. Quatre ans après, la population de cette zone sent encore les séquelles de cette catastrophe. Au moins une dizaine de familles y vit toujours sous des tentes ou des prélarts.

Face à cette situation, Lapin Pierre Junior, l’un des membres de l’organisation « Pèp Anba Lavil k'ap Lite’’ (OPALL) dénonce les conditions infrahumaines dans lesquelles vivent des victimes de la catastrophe quatre ans plus tard. Il critique sévèrement certaines ONG qui avaient fait des promesses fallacieuses et illusoires faisant croire qu’elles allaient construire des maisons pour certaines victimes après avoir procédé à l’installation d'abris provisoires.

Pélage Pharodin, l’un des leaders de l’OPALL, critique vigoureusement l’inaction des autorités de la ville de Jacmel qui n’ont rien fait pour soulagerla misère de la population. Il dénonce le comportement des dirigeants de la region qui, selon lui, minimiseraient les sinistrés au bas de la ville. « C’est une démarche personnelle d’un résident de la zone auprès d’une organisation qui a permis à une quarantaine de familles de quitter leur tente. Dans le cas contraire, la situation serait plus criante aujourd'hui», a déclaré Pélage Pharodin.

Le Nouvelliste | Publié le : 10 janvier 2014

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