Interview avec Vincent Degert - Chef de la Délégation et Ambassadeur l’Union Européenne en Haïti

9 mai 2016

Ambassadeur l’Union Européenne Vincent Degert présentant son discours lors de la soirée de lancement du SIMEX Cap Haïtien.

Chef de la Délégation et Ambassadeur l’Union Européenne en Haïti depuis septembre 2015, M. Degert place le renforcement du partenariat entre l’Union européenne et Haïti aussi bien sur le plan politique et économique, que social et culturel, au cœur de ses priorités. Il entend ainsi travailler à renforcer l’efficacité de l’aide européenne en Haïti, tant en ce qui concerne le volet développement que le volet humanitaire.

Pourquoi la réduction des risques de catastrophe (RRC) est-elle une priorité pour l’UE ?

Monsieur l’Ambassadeur Vincent Degert : Être mieux préparés à faire face aux catastrophes naturelles est indispensable pour réduire leur cout en vies humaines et leur impact sur les moyens de subsistance des gens et leurs communautés. Les mécanismes de prévention et de réponse, comme les systèmes d’alerte précoce ou les exercices de simulation, peuvent contribuer à sauver des vies et à accélérer le rétablissement des communautés. En moyenne, chaque euro dépensé pour prévenir les risques et se préparer à y répondre permet d’économiser entre quatre et sept euros des fonds de réponse aux catastrophes. Investir dans la réduction des risques de catastrophe garantit que les efforts qui sont faits pour soutenir le développement à long terme ne seront pas remis en cause par un événement aussi imprévisible qu’un tremblement de terre.

Quelles ont été les contributions à date de l’UE dans la réduction des risques de catastrophes en Haïti?

V.D : Depuis 1998, l’UE a investi un total de 62.5 MEUR (à date) afin de mieux préparer les communautés et institutions haïtiennes à faire face aux désastres qui frappent régulièrement le pays. Ainsi, l’UE a apporté son appui à la Direction de la protection civile (DPC) avec notamment la construction et l’équipement du Centre d’opération d’urgence national (COUN), ou encore un appui à l’élaboration du Plan national de gestion des risques et désastres. Le renforcement du système de volontariat est également un axe majeur à travers l’appui à la Croix Rouge Haïtienne, à la mise en place des équipes d’intervention communautaires, des brigadiers et des comités communaux et locaux de la protection civile.

De votre point de vue, quelles sont les priorités aujourd’hui en terme de réduction des risques et de désastres en Haïti ?

V.D : La réduction des risques de catastrophes doit se décliner dans tous les secteurs de développement : l’éducation, l’aménagement du territoire, l’agriculture ou encore l’environnement. Il est donc essentiel qu’elle soit prise en compte dans les politiques et programmations sectorielles et dans les budgets des Ministères

concernés. Enfin, pour assurer une meilleure capacité des populations à faire face aux désastres, il est important de renforcer la connaissance et la prise en compte des risques en vue d’un changement de comportement. Ainsi, la sensibilisation et l’éducation, mais aussi les exercices de simulation, sont essentiels

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