Non à la violence faite aux femmes en période électorale

15 déc. 2015

Échange entre de nombreuses organisations de la société civile haïtienne. © PNUD Haïti

En marge de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme, le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, le Conseil Electoral Provisoire, le PNUD et ONU FEMMES ont échangé avec de nombreuses organisations de la société civile haïtienne, pour un renouvellement  de leur engagement dans la lutte contre la violence faite aux femmes. Cette journée de réflexion a été réalisée dans le cadre des 16 jours d’activisme dédiés à ce thème pour l’année 2015.

Conformément au mandat du PNUD, la Directrice Principale du PNUD, Yvonne Helle a  déploré que des violences aient émaillé le processus électoral historique haïtien tout en décourageant de façon spécifique la violence faite aux femmes car celle-ci est fondamentalement préjudiciable pour le pays et son processus de développement durable.

« La violence contre les femmes dans les élections est l’une des plus graves formes de violence à l’égard des femmes et elle représente un obstacle sérieux à leur inclusion dans le processus démocratique. » a-t-elle déclaré

En regroupant les décideurs, les experts et les activistes pour débattre des violences contre les femmes dans le processus électoral, les institutions partenaires ont fait un choix pertinent car cette forme de violence n’a pas bénéficié jusqu’à présent de l’attention qu’elle nécessite.

Cette initiative s’aligne, entre autres,  sur les objectifs de la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l'élimination de la violence contre la femme (dite Convention de Belém do Para) ratifié par Haïti en 1994. Elle répondait aux injonctions de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée Générale des Nations-Unies et ratifiée par  Haïti .

Les Nations Unies accordent une importance cruciale à la participation de la femme dans le processus politique et considèrent cette participation comme indispensable pour tout processus de maintien et de consolidation de la paix.

La violence contre les femmes à l'occasion d'un scrutin électoral doit être,  de toute évidence, considérée comme une tentative délibérée de saper les efforts fournis pour établir la paix et la démocratie dans un pays donné en particulier dans un pays en développement.

Plusieurs femmes candidates aux récentes législatives  haïtiennes ayant participé à la journée de réflexion ont exprimé leurs mécontentements par rapport aux violences dont elles sont généralement victimes dans l’exercice de leurs droits politiques par le simple fait d’être des femmes. Le témoigne de Marie Jossie Etienne (ancienne députée à la 49ème législature) sur les nombreuses menaces dont elle a été l’objet depuis sa prestation de serment comme députée au parlement de la République d’Haïti  a présenté un tableau assez sombre de la situation de certaines femmes en politique dans le pays.

« Il faut réaliser des états généraux sur la situation des femmes en Haïti » a suggéré l’ancienne députée.

A la tête d’une délégation de 6 parlementaires en provenance notamment de l’Amérique du sud et de l’Amérique centrale, la Députée Gina Godoy, Présidente du Groupe des Femmes Parlementaires de ParlAmericas et siégeant au parlement d’Equateur a invité les femmes à mettre en avant leur leadership.

Les parlementaires ont mis l’accent sur les défis de l’intégration du genre dans les partis politiques et les organisations de la société civile.

Intervenant à la journée de réflexion, Mme Godoy, a présenté l’expérience des femmes en politique en Equateur dans une perspective comparative alors que sa collègue de la Costa Rica est intervenu sur le rôle des partis politiques et ONG dans la lutte contre la violence électorale faite aux femmes.

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