Le PNUD appuie le renforcement du Bureau National des Évaluations Environnementales en Haïti (BNEE)

13 août 2015

Visite de terrain a la rivière grise dans le cadre de la formation sur l’évaluation environnementale organisée par le PNUD en appui au MDE. © PNUD Haïti

Créé par le décret de 2005 portant sur la gestion de l’environnement, le système national des évaluations environnementales est sur le point d’être lancé à travers l’opérationnalisation du Bureau National des Évaluations Environnementales (BNEE).

C’est dans cette optique que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) de concert avec l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD), est en train de boucler une série de formations pour plus d’une centaine de cadres haïtiens en Evaluations.

Sous le leadership du Ministère de l’Environnement, ce bureau assurera  la prise en compte des normes et bonnes pratiques environnementales et sociales dans la planification et la mise en œuvre des projets, programmes, plans et politiques initiés dans le pays.

L’opérationnalisation de ce bureau n’est plus une option mais une nécessité pour l’Etat Haïtien. Sa mise en place est d’autant plus préoccupante, lorsque l’on considère que plus de 50% du territoire est constituée de zones en pente et de ce fait est soumise à des risques élevés d’érosion et que l’érosion hydrique provoque pour l’ensemble  du pays une perte annuelle en terre évaluée à environ 37 millions de tonnes métriques. Et ceci a une incidence directe sur les interdépendances qui garantissent  l’équilibre écologique des milieux.

A travers ces formations de haut niveau, la pratique de l’évaluation environnementale est établie comme un processus systématique, constituant le socle de la mise en œuvre du développement durable en Haïti. Elle poursuit, par ailleurs, l’objectif  d’amener les initiateurs et les gestionnaires de projets, de politiques et de plans, à mieux prendre conscience et gérer les impacts tant positifs que négatifs de leurs initiatives sur les ressources naturelles et les groupes sociaux affectés.

Parmi les personnes formées, figurent une trentaine d’enseignants dont 20% de femmes au niveau de dix-huit (18) institutions universitaires locales et une quarantaine de cadres de la fonction publique. Ils auront à charge de multiplier le pool de compétences techniques dans le domaine.

Les participants à ces formations ont pris l’initiative  de créer un Réseau haïtien des praticiens en évaluation environnementale afin de formaliser l’accompagnement qui sera fournie au BNEE et de mieux contribuer à la promotion de l’évaluation environnementale (ÉE) sur le territoire national.

Ces formations s’inscrivent dans une démarche plus large, comportant six résultats, tous accomplis ou en phase avancée:

  • Un rapport sur l’état des lieux de l’évaluation environnementale en Haïti (terminé et disponible) ;
  • Les référentiels de l’étude d’impacts sur l’environnement, soit un guide général et des guides sectoriels (terminés et disponibles);
  • Deux textes juridiques dont un avant-projet de loi sur l’évaluation environnementale et un avant-projet de loi portant organisation et fonctionnement du BNÉE, comme service techniquement déconcentré du MdE (terminés et disponibles).
  • Le programme de renforcement des capacités visant toutes les catégories d’acteurs impliqués dans le processus d’évaluation environnementale (en cours).
  • Le renforcement du noyau du Bureau National des Évaluations Environnementale (BNÉE) comme cadre institutionnel de gestion de l’ÉE en Haïti (en cours).
  •  La structuration des Unités Techniques Environnementales Sectorielles (UTES) (en cours)

Actuellement le BNEE bénéficie du support du PNUD pour sa mise en œuvre mais nécessitera d’autres financements pour arriver à assumer pleinement ses attributions. En effet, pour arriver à diffuser cette culture de respect écologique et de solidarité sociale à travers la population, la participation de tous les secteurs ayant un impact direct ou indirect sur l’environnement est primordiale. Le BNEE aura notamment besoin d’une mobilisation politique pour favoriser l’adoption de son cadre légal à la prochaine législature.

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