Préparation de la saison cyclonique en Haïti : une mobilisation sur plusieurs fronts

10 juin 2015

Activité des “vendredi de la protection civile” dans les écoles en vue de préparer les jeunes à bien réagir face aux catastrophes naturelles. © PNUD Haïti

Du département du Nord-est au département du Sud, de la commune de Plaisance dans le Nord, à la 6e section communale de Turgeau, à Port-au-Prince… Les acteurs de la protection civile haïtienne et leurs nombreux partenaires se sont mobilisés à travers le pays, le lundi 1er juin, pour annoncer à la population l’ouverture de la saison cyclonique 2015 dans l’océan Atlantique et la mer des Caraïbes.

Certains ont choisi de marcher sous un soleil de plomb, à travers les zones les plus vulnérables de préférence, arborant parfois des pancartes portant des consignes de sécurité. D’autres ont animé des sessions d’information ou conduit des actions de sensibilisation pour des publics divers. D’autres encore ont préféré accueillir directement les journalistes dans leurs locaux.

Ce fut cas au Centre d’opérations d’urgence (COU) national à Port-au-Prince, où le Premier ministre Evans Paul, a donné une conférence de presse. M. Paul a tenu à rassurer la population quant à l’état d’avancement de la préparation de la saison cyclonique. « Le gouvernement est prêt, la protection civile continue à se préparer », a-t-il dit, avant de préconiser que « chaque communauté, chaque famille, chaque citoyenne et chaque citoyen, doit se préparer également. »

Le 1er juin représente en réalité une date charnière dans un long processus de préparation, initié dès l’évaluation de la saison cyclonique précédente. Cette mobilisation couvre plusieurs fronts, incluant l’élaboration ou la mise à jour des plans de contingence, la gestion des abris provisoires, l’information du public, l’alerte précoce, la réalisation d’exercice de simulation et la télécommunication.

À date, les plans de contingence, au niveau national et départemental, sont effectivement mis à jour ; les capacités d’intervention d’environ 350 comités communaux et locaux de protection civile sont en train d’être renforcées ; plus de 2000 brigadiers volontaires de la protection civile ont bénéficié de formation de recyclage en premiers soins ; les fonds d’urgence sont renfloués dans les dix départements du pays afin de permettre aux COU départementaux de faire face rapidement aux premières urgences le cas échéant. Un système radio communication moderne est actuellement mis en place au niveau de quatre départements du pays (Ouest, Nord, Artibonite et Grande-Anse) en liaison avec le niveau central.

« Le lancement de la campagne relative à la saison cyclonique consacre [ainsi] la somme des efforts fournis tout au long de l’année par le gouvernement pour que le pays soit prêt à affronter une catastrophe de grande ampleur », comme l’a estimé la Directrice principale du Programme des nations unies en Haïti, Mme Sophie de Caen, qui accompagnait le Premier ministre à titre de Coordonnatrice humanitaire a.i. Elle a également affirmé que la communauté internationale s’était accordée  avec le gouvernement sur  le  scenario de porter une assistance humanitaire à environ 65.000 familles au cas où un cyclone frapperait les dix départements du pays, pendant qu’elle mène des actions d’atténuation des risques dans plusieurs départements.

D’après les prévisions saisonnières, la saison cyclonique ne devrait pourtant pas être trop active cette année. Le Directeur du Centre national de météorologie, M. Ronald Semelfort, a cependant rappelé que ces prévisions à long terme manquaient de précisions pour pouvoir répondre aux exigences d’opérationnalité de la protection civile. Qu’elles « fassent état de saison très peu active, active ou très active, la même vigilance doit être de mise », a-t-il conseillé.

M. Semelfort a renforcé son intervention de statistiques remontant à la fin des années 1930, pour montrer que le pays avait déjà enregistré beaucoup de dégâts et de pertes en vies humaines provoqués par des cyclones, lors de saisons plutôt peu actives. « Nous devons nous fier de préférence aux prévisions en temps réel, c’est-à-dire à échéance de cinq jours, qui sont assez précises. » D’autant plus qu’Haïti est un pays à haut risque hydrométéorologique.

« C’est une période à haut risque pendant laquelle le gouvernement, les divers acteurs du Système national de gestion des risques et des désastres et le peuple haïtien devront se montrer très vigilants, face aux dangers que représentent les tempêtes tropicales et les ouragans », avait d’ailleurs souligné, un peu avant, le chef de la Primature. M. Paul était également accompagné, pour la circonstance, du Ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, M. Ariel Henry et de son homologue de la Communication Rotchild François Jr ; du président de la Croix-Rouge haïtienne, M. Guiteau Jean-Pierre, et de la Directrice de la protection civile, Marie-Alta Jean-Baptiste,

Les cérémonies d’ouverture à peine bouclées  à travers le pays, les responsables se projetaient déjà vers d’autres  actions de préparation. Certains s’empressent de marquer la dernière ligne droite de la planification d’exercices de simulation, qui doivent impliquer, dès la fin du mois de juin, les ministres du gouvernement haïtien et les autres acteurs du Système national de gestion des risques et des désastres. D’autres, comme les brigadiers-volontaires - incluant la vingtaine qui simulait, au parking du COU national, des interventions de premiers secours à la sortie de la conférence de presse - vont se remettre à pied d’œuvre pour continuer à accompagner la population à travers des actions de sensibilisation ou dans le montage du plan d’urgence familial.

Cette grande mobilisation devrait se maintenir pendant au moins les six mois que durera la saison cyclonique. « Conscient de la grande vulnérabilité du pays par rapport aux phénomènes hydrométéorologiques dont l’intensité s’aggrave avec les changements climatiques, le gouvernement, par le biais du Système national de gestion des risques et désastres se prépare à répondre aux urgences avec le même dévouement et la même détermination que par le passé », assure le Premier ministre Evans Paul.

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