Violences faites aux femmes : associer les hommes à la lutte

25 nov. 2014

De G.à D. : Adeline Chancy et Laënnec Hurbon lors du débat. PNUD Haïti

Dans le cadre du quinzième anniversaire de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, le Ministère à la Condition féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont tenu, ce 21 novembre à Port-au-Prince, un débat autour du thème « Construction de la masculinité et violences faites aux femmes ». Cette activité, marquée par la publication officielle de l’ouvrage « Conjuguer les genres pour lutter ensemble contre les violences faites aux femmes », a permis à diverses voix de partager leur point de vue sur la question de l’équité de genres en Haïti.

À travers cet ouvrage, le MCFDF, le PNUD mais aussi des anthropologues, des écrivains, des économistes, des sociologues et autres experts-es, ont jeté un regard thématique sur les différentes expressions de la masculinité en Haïti. Tous s’accordent à le dire : ce combat ne doit plus être le domaine exclusif des femmes mais un objectif commun à tous les genres.

Marie Yanik Mézile, actuelle Ministre à la Condition féminine et aux droits des femmes, a exprimé de grands espoirs dans le cadre du suivi de la lutte contre les violences à l’égard des femmes. Elle a invité les hommes à s’approprier le combat.

« La lutte contre les violences faites aux femmes doit être le combat de tous et de toutes, des hommes comme des femmes. Pour exprimer leur véritable respect à l’égard des femmes, les hommes devront s’engager et prendre part activement à la lutte pour mettre un terme à toutes les formes de violences dont souffrent les femmes. Ceci est possible et nous allons le faire. Mettons le cap sur une « vie exempte de violence faite aux femmes » s’est-elle exclamée en ajoutant que le gouvernement haïtien reste de plus en plus vigilant et souhaite que la société entière s’y engage.

La Directrice principale du PNUD, Sophie de Caen, a pour sa part renouvelé l’engagement de l’organisation à continuer à s’investir dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes.

« Lutter contre les violences faites aux femmes implique de trouver des solutions innovantes, notamment en construisant des passerelles de compréhension entre les hommes et les femmes, afin d’établir un partenariat durable et constructif entre les sexes. Ce partenariat doit permettre aux pères, mères, filles et fils, sœurs et frères, d’avancer ensemble vers une société plus juste et égalitaire. ».

Co-auteur de la publication « Conjuguer les genres pour lutter ensemble contre les violences faites aux femmes », Adeline Magloire Chancy, ancienne Ministre à la condition féminine, a insisté sur l’importance de libérer les femmes du regard stigmatisant du machisme. « Les femmes n’ont pas besoin d’une épaule sur laquelle se reposer mais d’une main avec laquelle avancer. Il n’est pas question de domination mais de complémentarité » a-t-elle insisté.

Le sociologue haïtien Laenec Hurbon, est quant à lui revenu sur la construction de genres au travers des religions, comme le catholicisme ou le vaudou, deux religions dominantes en Haïti. « Etudier le genre à travers l’histoire des religions dans un pays religieux comme Haïti est l’une des clés de compréhension et l’un de moyens de sensibilisation du grand public » a-t-il notamment déclaré.

En Haïti, les femmes représentent près de 52 % de la population mais restent bien trop souvent reléguées au second plan des affaires sociales, politiques et économiques. Pourtant, près de 40 % des foyers sont gérés par des femmes et ce chiffre s’élève même à 46 % en zone métropolitaine. La société haïtienne est l’une des rares sociétés centrée sur la mère et la famille maternelle. De ce fait, l’élimination de la violence à l’égard des femmes est une nécessité morale et politique dans la perspective d’un développement réel. Une nécessité pour laquelle le PNUD Haïti, aux côtés du MCFDF, s’engage au travers de tous ses projets.

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