Ensemble face aux risques de désastres

4 août 2014

Samira Philip Rebai, chef de projet du PNUD pour la réduction des risques urbains, lors d’un atelier de formation GRD dans le quartier de Jean-Baptiste à Port-au-Prince. PNUD Haïti

Du 14 au 18 juillet, le Gouvernement haïtien et la Banque Mondiale ont organisé le forum « Comprendre les risques en Haïti». Cet événement fut l’occasion de réunir des experts, des ingénieurs, des techniciens et cadres nationaux et internationaux afin de partager les dernières connaissances sur l’innovation technologique et l’adoption de meilleures pratiques dans le domaine de  la connaissance et de la gestion des risques et désastres (GRD).

Dans le cadre de cette initiative, le PNUD a mis son expertise à contribution à travers l’animation de deux sessions. L’une dédiée aux outils et techniques de pointe en matière de connaissance et d’évaluation des risques sismiques, mouvements de terrain et inondation et l’autre aux outils et moyens d’intégration de cette connaissance dans l’aménagement urbain afin d’augmenter la résilience face aux désastres et d’assurer un développement durable du territoire.

Grâce aux interventions de Samira Philip, chef de projet du PNUD pour la réduction des risques urbains - financé per ECHO - les participants aux séances et à la formation ont pu comprendre les initiatives réalisées par le PNUD pour informer et orienter les actions de prévention des désastres, fournir à l’Etat  des informations cartographiques et recenser les indices liés aux risques naturels.

Afin d’engager les personnes dans le domaine de la GRD de manière participative et pratique, le PNUD a organisé un atelier de formation sur les méthodologies de qualification rapide des risques, les moyens de mitigation et les outils pratiques d’aide à la décision pour une meilleure orientation des politiques d’aménagement urbain. Cette formation, qui a réuni une trentaine de participants de différents horizons professionnels (ingénieurs, architectes, médecins, professeurs, cadres et techniciens institutionnels, étudiants, ONGs, …) a permis  à ces derniers de connaître les notions de base pour  une bonne analyse des risques de façon ludique malgré le contenu hautement technique de l’approche.

La responsable de projet du PNUD pour la réduction des risques urbains a tenu à souligner l’importance d’une analyse préalable du territoire basée sur une bonne identification et compréhension des facteurs de prédisposition intrinsèque au milieu (géologie, morphologie, hydrométéorologie, …) ainsi que des facteurs aggravants (occupation et utilisation inadéquate du sol) afin de mieux caractériser les risques et  évaluer la vulnérabilité des personnes, des biens et des infrastructures présentes et futures.

« En Haïti, il n’y a pas de données existantes suffisamment précises (cartes géologiques, géomorphologiques, géotechniques, occupation du sol, données historiques) pour comprendre les caractéristiques profondes du territoire» a affirmé Mme. Philip.«Seule la démarche dite d’expert, qui consiste à parcourir le terrain en long et en large afin d’identifier en détail quels sont les facteurs de prédisposition aux désastres ainsi que les facteurs déclenchants et d’établir des cartes des risques à une échelle adéquate aux plans d’urbanisation fonctionne ».

Après une première partie théorique en salle, une visite de terrain dans le quartier Jean Baptiste a été organisée pour une démonstration pratique de la démarche sur le terrain. Ce quartier est une des zones qui a bénéficié des recommandations d’aménagement élaborés par le Plan de Prévention des Risques qui a été développé par le PNUD dans le cadre du projet 16/6 - projet réalisé par le gouvernement d’Haïti et ses partenaires pour la réhabilitation de 16 quartiers.

Ainsi, pendant la visite de ce quartier, les participants ont pu mettre en pratique les notions de cartographie apprises. Ils ont pu ainsi identifier et délimiter sur un extrait de carte un glissement de terrain, constater l’érosion massive des berges de la ravine traversant ce quartier et l’affouillement des fondations des bâtiments la jouxtant. En outre, des explications détaillées de Mme. Samira Philip se sont concentrées sur les moyens et techniques mises en place pour gérer le risque et protéger les maisons qui étaient les plus exposées au risque d’effondrement.

Cette initiative a donné aux participants une véritable occasion de participer activement à la réflexion autour de l’importance d’une analyse détaillée des sols comme base impérative pour la prise de décision concernant l’aménagement urbain. « Sans une planification urbaine contrôlée on aggrave le risque et on  augmente la vulnérabilité, de manière directe et indirecte » a affirmée Mme Philip.

La participation des nombreux étudiants des universités et leur implication active à l’exercice de terrain, a donné un élan d’espoir à ces futurs professionnels pour approfondir leurs connaissances sur l’identification et la surveillance des risques ainsi que les moyens de mise en place de stratégies futures d’aménagement urbain résiliant face aux risques. Sans une participation active des acteurs provenant d’une multitude de disciplines dans le domaine de la GRD, nous ne pourrons pas avancer comme il faudrait pour renforcer la résilience de la population haïtienne face aux désastres.

Des initiatives comme le forum « Comprendre les risques en Haïti » et la formation organisée par le PNUD permettent de susciter l’intérêt des personnes autour de la responsabilité et le rôle de chacun dans la GRD pour renforcer l’enthousiasme qui permettra aux citoyens, experts et décideurs politiques de s’engager de manière mieux appropriée vers un développement plus durable tenant compte de la faiblesse des populations face aux désastres afin d’éviter que chaque menace naturelle mette la population a genoux et efface tous les avancements accomplis.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Haïti 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe