Vers une meilleure coordination scientifique sur le risque sismique et de tsunami en Haiti

2 mai 2014

Constructions à risques sur les côtes d’Haïti. PNUD Haïti

Le 24 avril dernier, le Gouvernement haïtien a lancé le groupe de Coordination scientifique et technique sur le risque sismique et de tsunami (CST-RST) qui démontre les efforts de la Direction de la Protection Civile (DPC) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)- avec le support d’ECHO–dans la démarche de mise en place de la feuille de route sismique présentée publiquement par le Premier ministre le 16 janvier 2013.

Le CST-RST réunit les représentants de différents  ministères, de l’Université d’Etat d’Haïti (Faculté des Sciences), de la communauté scientifique, du secteur privé et des praticiens de la réduction des risques sismiques et de tsunamis. Il a été crée avec le but de renforcer les institutions en charge de la prévention du risque sismique en les dotant d’une entité technique pluridisciplinaire et représentative des principaux acteurs de la gestion des risques et désastres.

 « Les membres de CST-RST devront faire preuve d’esprit critique et de perspicacité dans leurs analyses et prise de décision en vue de combler les grandes attentes de la société » a déclaré Hertz OBAS, Directeur General du MICT. « Il s’agit ici, encore une fois, d’être capable de proposer des actions susceptibles de sauver des vies et des biens » a-t-il ajouté.

En particulier, le groupe  coordonnera  la formulation  d’un programme national et d’un  plan d’action pour la réduction du risque sismique et de tsunami ainsi que la promotion de la recherche scientifique et technique au sein des universités et des institutions partenaires publiques et privées en la matière.

« Le groupe du CST-RST proposera des études et des recommandations, ensuite le Gouvernement validera » a affirmé Yves Fritz Joseph, Directeur adjoint de l’Unité de construction de logements et de bâtiments publics.

« Le temps n’est pas un allié, c’est un ennemi et il est en face de vous » a ensuite souligné M. Claude Prépetit, Directeur de l’Unité  technique  de sismologie du Bureau des Mines et de l’Energie d’Haïti. 

 « Les catastrophes naturelles  touchent particulièrement les populations les plus vulnérables  en termes de pertes en vies humaines, de revenus. Il est évident que le risque de catastrophe n’est pas inévitable,  mais ses impacts peuvent être réduits par le biais d’actions appropriées de développement. Et la science à travers ce groupe peut aider à cela» a affirmé Katyna Argueta, Directrice adjointe du PNUD Haïti lors du lancement de cette structure.

Le PNUD félicite le gouvernement et ses partenaires pour la mise en place de cet effort de coordination scientifique et technique qui pourra véritablement améliorer la connaissance du risque sismique, sa surveillance, sa mitigation et son intégration dans les programmes de développement nationaux.

La gestion des risques de désastres est un axe prioritaire du PNUD en Haïti.  Le PNUD contribue à identifier les risques à travers une cartographie des zones qui classifie le niveau de risque ; identifier les règles à suivre à l’issue de l’analyse pour mettre en œuvre la réduction des risques en zones urbaines. Une analyse cartographique complète a déjà été réalisée dans huit quartiers à risques de Port-au-Prince. L’organisation engage des activités de mitigation des risques mais aussi sur la mise en place d’un Système national de gestion de risques de désastres. Le PNUD accompagne le Gouvernement haïtien à travers la Direction de la Protection civile (DPC) afin de sortir des scénarios d’urgence et mettre en place des projets à long terme qui permettent au pays de se relever et avancer vers le développement durable.

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