Plus de volontariat pour plus de développement

27 févr. 2013

imageMariame, sage-femme pour le programme VNU, est fière de montrer au nouveau coordonnateur le dernier bébé né dans le centre médical de la petite place Cazeau de Port-au-Prince.

À l’occasion de sa première visite officielle en tant que nouveau coordonnateur exécutif du programme des volontaires des Nations Unies, du 17 au 20 février, Richard Dictus a rencontré les volontaires en action sur le terrain afin de comprendre à quels problèmes ceux-ci font face et quelles sont les opportunités d’avenir pour le volontariat en Haïti. Quatre jours de marathon qui se sont conclus par l’expression d’une grande reconnaissance de la part du nouveau coordonnateur envers toutes celles et ceux qui s’engagent au quotidien en faveur des nations dans le besoin.

Le volontariat pour la paix et le développement concerne 7 500 travailleurs dans 140 pays à travers le monde. Ils sont médecins, logisticiens, juristes, sages-femmes, architectes, psychologues, journalistes, … Tous ont décidé de mettre leur expérience au service des Nations Unies afin de contribuer à un monde plus équilibré. Avant de prendre la tête du programme des volontaires il y a cinq semaines, Richard Dictus a bien roulé sa bosse. En 1987, il travaillait déjà auprès des Nations Unies au Yémen pour promouvoir le développement industriel. Il a ensuite assuré différentes fonctions au Soudan, au Bangladesh, au Pakistan… avant de d’être nommé coordonnateur résident pour le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Malawi, fonction qu’il exerça de 2009 à 2012. Ce n’est donc pas un hasard si sa route avait déjà croisé celle de Sophie De Caen, nouvelle directrice principale du PNUD Haïti et également coordonnatrice résidente du pays. Leurs nouvelles fonctions respectives les ont amenés à se retrouver en Haïti pour discuter du rôle des volontaires au sein du PNUD Haïti. «  La direction du PNUD voit de belles opportunités pour impliquer plus encore les volontaires nationaux dans le travail auprès des communautés, mais également dans la protection de l’environnement. De plus, l’Union européenne a fait savoir son intention de promouvoir le volontariat auprès des populations locales en proie aux catastrophes naturelles. Haïti est forcément concerné » s’enthousiasme R. Dictus à l’issue de sa réunion avec la directrice du PNUD Haïti.

Un travail de terrain dur mais essentiel

Parmi les nombreux volontaires rencontrés lors de son séjour, R. Dictus, accompagné du chef de la division paix, Kevin Gilroy, et de la responsable de la communication du programme VNU, Jennifer Stapper, est resté particulièrement impressionné par deux d’entre elles, Mariam et Amoin, qui travaillent depuis près de deux ans comme sages-femmes au sein d’une petite clinique de Port-au-Prince. « En arrivant à la clinique, Mariame et Amoin m’ont placé un nouveau-né âgé de 12 heures dans les bras, voilà un résultat tangible ! Il faut visiter cette maternité pour se rendre compte du travail énorme accompli par ces deux sages-femmes. Elles créent une vraie dynamique et, qui plus est, forment le staff local tout en haussant les normes d’exigences à un niveau international. Elles sont vraiment des sources d’inspiration et de motivation pour tout le personnel de la clinique » déclare R.Dictus.

Le nouveau coordonnateur et son équipe ont également profité de leur visite pour inviter tous les volontaires présents en Haïti à un grand débat. « Ce fut un débat passionné où les volontaires nous ont fait part de leurs revendications. Elles concernent par exemple les opportunités de carrière, la reconnaissance du travail accompli, l’accès à la formation, … Nous sommes conscients de ces problèmes et nous voulons les solutionner, c’est pourquoi je compte aussi me rendre en Afrique et en Asie pour avoir des points de comparaison et répondre au mieux à ces revendications. Une chose est claire, je n’ai aucun doute sur l’efficacité et la nécessité du travail réalisé par les volontaires en Haïti et nous continuerons à soutenir ce programme car il est de toute évidence à la base de nombreux changements positifs dans la société haïtienne. » a conclu Richard Dictus la veille de son départ.

Depuis le début de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), plus de 600 volontaires ont servi pour les Nations Unies en Haïti. Actuellement, la MINUSTAH compte 225 volontaires et les agences des Nations Unies 20 volontaires représentant près de 80 nationalités différentes.