L’Europe aux côtés d’Haïti

17 janv. 2013

imageKristalina Georgieva et Marie Alta Jean-Baptiste célèbrent leur partenariat par une franche accolade.

En visite pour trois jours dans la capitale Port-au-Prince, Kristalina Georgieva, la Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, a réaffirmé dimanche 13 janvier le soutien de l’Europe à Haïti. L’UE débloquera 30,5 millions d’euros de plus pour 2013.

« Le changement climatique engendre toujours plus de catastrophes naturelles. Les Haïtiens en ont suffisamment souffert. Si on ne peut pas arrêter ce dérèglement du jour au lendemain, le minimum que l’on puisse faire est d’apporter notre soutien au gouvernement et aux Haïtiens pour être prêts en cas de problème. », explique Kristalina Georgieva, alors qu’elle achève sa mission dans le pays par une visite de la commune de Tabarre, à l’ouest de Port-au-Prince.

Le volontariat, clé de redressement

Aux côtés de la Commissaire ce dimanche, la directrice de la direction de la Protection civile haïtienne (DPC), Marie Alta Jean-Baptiste, insiste : « prévenir les désastres exige de former des volontaires, beaucoup de volontaires, qui permettront, grâce à leur engagement, de réduire les risques.» Aussi, pour faire face aux catastrophes naturelles, le gouvernement haïtien s’est entouré d’acteurs clés. En première ligne se trouvent, entre autres, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Union européenne, tous deux partenaires historiques du Système national de gestion des risques et désastres et de la DPC. Ensemble, ils travaillent depuis plus de dix ans afin de renforcer les capacités des acteurs impliqués et de mettre en place un système durable et efficace de prévention des désastres. De son côté, le Maire de Tabarre, Jean Frantz Theodat, également autour de la table pour recevoir la Commissaire européenne, place aussi le volontariat au rang des priorités pour sa commune : « Nous voulons faire de Tabarre une commune modèle. Aujourd’hui, grâce au soutien de la Communauté internationale, nous sommes mieux équipés. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Nous devons poursuivre les efforts et développer, par exemple, une approche communautaire dans la formation pour impliquer au mieux les habitants. »

Partenaire historique de la République d’Haïti et du PNUD, l’Union européenne a déjà mobilisé 213 millions d’euros pour le pays depuis le tremblement de terre de 2010. Cette enveloppe, qui contient les 30,5 millions d’euros d’aide supplémentaire annoncés ce dimanche, ne servira pas uniquement la formation de volontaires. Elle devra également aider les personnes qui ont perdu leur toit suite au tremblement de terre, ainsi que les victimes du choléra et celles et ceux affectés par l’ouragan Sandy. Grace à son soutien et notamment via l'Office Humanitaire des Communautés Européennes (ECHO), l’UE entend poursuivre son partenariat avec le PNUD qu’elle appuie déjà dans des domaines aussi variés que la justice, la réforme de l’administration publique, le système électoral…
En mai 2012, après un examen rigoureux de l’affectation des subsides financiers apportés par l’UE au PNUD (6 millions de dollars pour les élections et 6,2 millions pour la reconstruction), les examinateurs ont conclu « qu’en 25 ans de travail, ils n’avaient jamais vu de projets aussi bien gérés ». Une citation qui laisse présager un bel avenir en terme de partenariat entre le PNUD, le gouvernement haïtien et l’Union européenne.

Visite de la Commissaire europénne Kristalina Georgieva
  • Visite Kristalina Georgieva
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