Ne plus trembler face au séisme

16 janv. 2013

Reportage

Visionnez le reportage du lancement de la feuille de route sismique en Haïti

En signant la première feuille de route sismique du pays, le Gouvernement haïtien s’est publiquement engagé, ce mercredi 16 janvier au Champs de Mars, sur la voie durable de la sécurité sismique. L’événement, ponctué par une exposition sur les progrès réalisés en matière de construction depuis le tremblement de terre de 2010, fut aussi l’occasion pour les partenaires du gouvernement de réaffirmer leur soutien.

Ministres, partenaires nationaux et internationaux, étudiants, journalistes… tous sont venus assister au lancement du programme national de réduction des risques sismiques inauguré par le président Martelly. Selon lui, ce programme doit permettre au pays de se prémunir dans la durée : « Aujourd’hui, des progrès substantiels ont été accomplis. Grace à la coopération avec nos partenaires tels que le PNUD, les médias et le secteur privé haïtien, une unité technologique de sismologie a été mise en place, un code de construction haïtien a été publié et plusieurs curricula ont été adoptés en vue de renforcer la capacité de l’État à coordonner la réponse aux séismes sur le long terme. » Pour y parvenir, une partie du budget national sera donc allouée à la réduction des risques sismiques et un avant-projet de loi sera présenté au Parlement.

Un travail d’équipe…

Partenaire gouvernemental de premier ordre en Haïti, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) s’est grandement investi auprès de l’État pour évacuer les débris suite au séisme de 2010 et a étroitement participé à la réalisation de la nouvelle feuille de route sismique. « L’engagement pris aujourd’hui est très important, il démontre la volonté de l’État d’agir. Nous devons continuer à travailler avec les institutions officielles, mais aussi avec le secteur privé, les ONG et le peuple haïtien » déclare Fenella Frost, responsable de l’unité de gestion des risques de désastres du PNUD Haïti.

…contre une menace permanente

Également présent à l’événement, l’ingénieur géologue Claude Prépetit est l’une des chevilles ouvrières de la feuille de route. Selon lui, la menace de séisme en Haïti est quasi permanente : « les failles existeront toujours ! Par exemple, la grande faille qui traverse toute la presqu’île du sud et du nord possède un potentiel sismique au moins aussi important que celle du séisme de 2010. De plus, la nature de nos sols réagit très mal aux secousses, c’est pourquoi des bâtiments ne tiennent pas. Il est donc impératif d’étudier les sols localement pour mieux répondre aux besoins des constructions dans chaque commune. »
L’ingénieur, également conseiller technique au Bureau des mines et de l’énergie, résume la feuille de route en quatre grands axes d’action ; la surveillance et l’évaluation de la menace, la formation-éducation-sensibilisation, la réduction des facteurs de risques par l’élaboration du bâtit, et enfin un axe de réponse et de préparation.

Cette approche préventive est déjà d’application dans le nord du pays où le PNUD et le gouvernement s’attèlent à travailler avec les maçons et les génies civils afin d’assurer que les constructions soient solides, sensibilisent les écoles et informent la population. Et la responsable de l’unité de gestion des risques de désastres du PNUD de conclure que cette approche doit permettre pour le futur que les maisons ne tombent pas et que si elles doivent tomber, les Haïtiens sachent comment se mettre à l’abri.

Le PNUD accompagne la DPC depuis 11 ans pour renforcer le Système national pour la gestion des risques et des désastres en Haïti et a porté un soutien particulier à la décentralisation du système national et au renforcement des capacités de la protection civile au niveau départemental et communal pour mieux se préparer et mieux répondre aux désastres. Des progrès considérables ont été faits depuis 2010 notamment en termes de préparation et réponse à la saison cyclonique.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Haïti 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe