Les mots vulnérables

8 juin 2012

Les Mots Vulnerables - FouadAndré. Photo: PNUD Haïti / S.Green

Milles voix. Des voix du passé et du présent. Des voix d’hommes et de femmes, des fils et des filles d’Haïti. Des cris de douleurs. Des voix qui se souviennent du jour où la terre a tremblé. Des voix qui racontent la douleur de perdre un proche ou le soulagement de retrouver les siens. Des voix pleines d’espoirs tournées vers l’avenir. Des questions aussi. Deux ans plus tard… et maintenant?

Ce sont les voix des victimes et des survivants du séisme du 12 janvier 2010 et celles de toute la nation haïtienne que les écrivains, diseurs et chanteurs de renom ont faits entendre vendredi 8 juin 2012 à l’Institut Français de Port-au-Prince à l’occasion de la soirée “Les mots vulnérables” organisée par le Comité thématique pour l’éducation et la sensibilisation des populations (CTESP) et financée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

De nombreux artistes ont répondu présents à cette activité dont les écrivains haïtiens - Emmelie Prophète, Gary Victor, Lyonel Trouillot, George Castera, Evelyne Trouillot, Louis-Philippe Dalembert, Verly Darbel, Jean-Euphèle Milcé, Léon ;  les diseurs, Albert Moléon et André Fouad  – et l’écrivaine française d’origine Shan Sa. Ils ont notamment lu des extraits de l’ouvrage collectif « Haïti parmi les vivants », un florilège de témoignages sur l’impact du tremblement de terre.

« La ville n’est qu’un gros nuage de poussière. Il est 17 heures, cela fait longtemps qu’il est 17 heures. Nous sommes coincés dans cet espace-temps. Piégés. Les montres se sont arrêtées. Les cœurs aussi. » raconte Emmeline Prophète dans son témoignage « Je te cherche ».

D’autres textes, œuvres d’écrivains le plus souvent anonymes ont également été partagés dans la tradition orale.

Les musiciens K-Libr, Kébert Bastien, BIC et Queen B ont joint leurs talents en marquant le rythme de cette lecture scénique, chantant une Haïti qui se doit se relever. 

Cette soirée musicale et littéraire était organisée dans le cadre des activités du Système national pour la gestion des risques et des désastres (SNGRD) marquant l’ouverture de la saison cyclonique.

« Les mots vulnérables est l’une des démarches du Système visant le développement de la culture du risque au sein de la population », affirme Abel Nazer, coordinateur du Secrétariat Permanant pour la gestion des risques et des désastres (SPGRD).

« Il n’y a pas meilleurs ambassadeurs que les artistes et les écrivains  pour faire passer les messages sur l’importance de la réduction des risques et désastres », confie Marc-André Franche,  directeur adjoint du PNUD en Haïti.

La saison cyclonique est annoncée plus calme que celle de l’année précédente  dans la Caraïbe, selon les experts de l’Université de Colorado aux Etats-Unis. Cependant le SNGRD appelle la population haïtienne à redoubler de vigilance et à continuer à suivre les consignes et messages émis par les autorités, car historiquement les cyclones les plus dévastateurs ont eu lieu au cours de saisons annoncées peu actives.

Alors que le Gouvernement haïtien et la communauté internationale travaillent conjointement pour mieux protéger la population haïtienne et la préparer face aux risques directement liés à la saison cyclonique, Haïti reste en proie à une menace sismique. Il est donc crucial que les efforts entrepris pour la réduction des risques sismiques se poursuivent en parallèle.

Le PNUD soutient le SNGRD pour l’intégration transversale de la réduction des risques de désastres dans les efforts de reconstruction du pays notamment à travers le Programme d’appui au Système national pour la gestion des risques et des désastres (PASNGRD),  le projet de prévention sismique dans le Grand Nord,; le projet des centres d’appui à la réparation des maisons endommagées (CARMEN) et ainsi qu’à travers le soutien porté au projet 16/6 du Gouvernement.

Le PNUD appuie le Gouvernement haïtien dans l’instauration d’un cadre législatif et institutionnel fonctionnel afin d’assurer la mise en place des normes sécuritaires adaptées aux risques et aléas naturels nécessaires pour que la reconstruction et le développement durable du pays.

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