Des ruines à la vie. Des débris au développement.

Aujourd’hui, 80% des dix millions de mètres cube de débris générés par le tremblement de terre ont été dégagés des rues. Ce rythme a été beaucoup plus rapide que celui enregistré en 2004 en Indonésie, après le tsunami, ou à New York après les événements du 11 septembre 2001. L’initiative de gestion des débris des Nations Unies, gérée par le PNUD a non seulement déblayé un million de mètres cube de débris mais aussi réussi à recycler ces décombres et les transformer en pavés, escaliers, corridors, maisons et place publiques où les familles se retrouvent et les enfants peuvent jouer. Ce film parle de leurs histoires.

Faits et chiffres clés

  • 80% des 10 millions de mètres cube de décombres du tremblement de terre ont été dégagés des rues grâce à des initiatives haïtiennes avec l’appui de la communauté internationale. Le projet conjoint de l’ONU a contribué à l’enlèvement d’un million de mètres cube.
  • Ce programme a permis à plus de 20 000 personnes, dont près de 40% de femmes, de trouver des emplois temporaires.
  • 200 000 pavés et 20 000 tuiles ont été fabriqués à partir de débris recyclés et sont retournés dans les quartiers sous forme d’escaliers, de corridors, de maisons.

Si les résultats sont de plus en plus visibles dans les quartiers, ce processus innovant de recyclage a nécessité la mise en œuvre d’une logistique et de techniques pointues.

En tant que membre actif et animateur du Groupe de travail - Gestion des Débris (une plateforme de coordination pour les acteurs nationaux et internationaux travaillant dans la gestion des débris), le PNUD a tout d’abord apporté son soutien à la rédaction de la Stratégie nationale de gestion des débris, validée par le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC). Ce processus a normalisé ainsi les mécanismes de suivi pour l'enlèvement des débris et leur recyclage.

Dès lors, le concept de "débris comme porte au développement" pouvait devenir une réalité dans les différents ateliers de recyclage des quartiers de Port-au-Prince et de Pétion-Ville. Dans ces ateliers, les débris sont triés, concassés, puis recyclés : ils deviennent alors, après validation, des matériaux de construction. Ces produits sont ensuite disponibles sur le marché et comme une boucle parfaite, sous forme de pavés, tuiles, adoquins, ruelles, corridors, maisons, ils retournent dans les quartiers mêmes ou ils avaient été enlevés.

Le programme conjoint de gestion, enlèvement et recyclage des débris est avant tout l’histoire de toutes ces femmes et ces hommes, qui d’abord victimes du tremblement de terre ont décidé de relever ce beau défi. Reconstruire leurs maisons, leurs quartiers, reconstruire leurs vies. La participation communautaire et la création d'emplois - plus de 20 000 emplois temporaires crées grâce au projet, dans les quartiers concernés - furent clés de voute du projet.

L’étape ultime de la réhabilitation des quartiers est le retour des familles déplacées dans leurs quartiers d’origine, qui reprennent vie. Aujourd’hui, les  débris sont devenus, ruelles, corridors ou maisons. Les résidents se déplacent plus facilement, les commerces et les services de proximités sont plus accessibles, les canaux et les berges des cours d’eau ont été réaménagés. Sur les anciens champs de ruines, les enfants jouent,  les habitants transitent, mais désormais sur des pavés ou au sein de corridors.

Les projets conjoints des Nations Unies de gestion des débris à Port-au-Prince, Delmas, Pétion-Ville, Tabarre, Carrefour et Léogâne, ont rassemblé depuis 2010 les agences du PNUD, BIT, UNOPS, et ONU-Habitat, pour un budget total de USD 42 millions et s’est terminé en décembre 2012.

Notre mission - Réduction de la pauvreté
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Le PNUD avantage systématiquement l’emploi et l’achat local : plus de 90% de la main d’oeuvre employée dans l’exécution des projets du PNUD en 2011 est haïtienne et 40% sont des femmes.

EN SAVOIR PLUS SUR LA RÉDUCTION DE LA PAUVRETÉ
CARMEN : Centre d'Appui au Renforcement des Maisons Endommagées

La véritable force motrice pour la réparation des habitations endommagées par le séisme en Haïti, ce ne sont ni l'État, ni le secteur privé, ni les ONG ni les organisations internationales, ce sont les familles et les communautés. En prenant en main la reconstruction d'un pays plus résilient, celles-ci ont joué un rôle essentiel.

Des ruines a la vie, des debris au developpement
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