Cap sur une Haïti libérée du sida et de la tuberculose

Cap sur une haïti libérée du sida et de la tuberculose
Le PNUD prend en charge 47% des besoins en traitements antirétroviraux sur tout le territoire avec l'appui du Fonds mondial. © PNUD - Haïti

" Aujourd’hui en 2030, nous contrôlons 100  % des patients atteints du VIH Sida et tous nos sites sont capables de dépister à la fois le VIH et la tuberculose. Grâce aux soutiens financiers des bailleurs et du Gouvernement, la lutte contre ces maladies ne fait plus partie d’un programme mais constitue une politique d’action à part entière au sein du Ministère de la Santé Publique et de la Population ". Docteur Joëlle Van Onacker, Responsable du programme national de lutte contre le VIH/Sida au MSPP depuis 16 ans

À retenir

  • 47 % des besoins en traitements antirétroviraux pris en charge par le PNUD avec le financement du Fonds mondial
  • 93 % des patients TB et VIH + reçoivent un traitement pour la coïnfection
  • 11.720 travailleuses de sexe enrôlées dans un programme de prévention et d’éducation sur le VIH

En 2011, le PNUD a été choisi pour assumer la mission de récipiendaire principal  des subventions VIH et tuberculose du Fonds mondial. S’alignant sur les  priorités du gouvernement haïtien et sur les besoins de la population dans ce secteur,  l’organisation a pu apporter des changements significatifs pour l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant avec le VIH ainsi que pour les tuberculeux.

En 2014, avec le financement du Fonds mondial, le PNUD  a  accompagné le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) à l’élaboration des plans stratégiques de lutte contre le VIH et la tuberculose. Le guide des normes d’alimentation des personnes atteintes du VIH et de la tuberculose a aussi été produit dans le cadre de ce partenariat.

Pour la première fois de son histoire, Haïti dispose d’une équipe de pharmaco-vigilance. Elle doit veiller à ce que les médicaments qui rentrent dans le pays respectent les normes du protocole de l’OMS et l’Etat haïtien. Dans cette même logique, le PNUD a également doté le pays de deux incinérateurs pour l’élimination des médicaments périmés. Ces outils fonctionnent sous le contrôle du MSPP et l’OMS.

Pour contribuer à augmenter le taux de survie et restaurer la qualité de vie des personnes atteintes du VIH Sida, le PNUD, en collaboration avec les sous-récipiendaires et sous le leadership du MSPP, a fourni des traitements à plus de 59 000 personnes de 2011 à 2014. Aujourd’hui,  le Fonds Mondial et le PNUD couvrent plus de 47 % des besoins en traitements antirétroviraux du territoire haïtien.

Avec l’appui du PNUD, cinq cadres du MSPP ont pu voyager (Burkina Faso, Genève, Benin, Canada) pour suivre des formations  en système d’information et gestion logistique, élimination de la transmission mère-enfant du VIH, gestion de la coïnfection TB/VIH et pharmaco-résistance  et planification de projet.

Dans le but de réduire  la transmission du VIH, le PNUD a atteint au cours de l’année 2014  la barre de distribution de plus de 28 millions de préservatifs aux personnes en âge de procréer. Ce vaste programme de distribution a aussi été accompagné d’une large campagne pluriannuelle de sensibilisation sur la maladie.

Aussi, le PNUD a mis en place un programme d’enrôlement pour la prévention et l’éducation sur la maladie. Le nombre de personnes sensibilisées est passé de 5.746 en 2011 à 11.720 en 2014. Haïti a réussi à stabiliser la prévalence du VIH/sida à 2,2 % pour l’ensemble de la population.

En droite ligne avec les priorités du MSPP, le PNUD a, dans le cadre du programme VIH,  procédé à la construction du centre de santé de Pestel, le centre de santé de l’Artibolière et l’hôpital communautaire de référence de l’Asile. Pour renforcer la lutte contre la tuberculose, l’organisation a rénové le laboratoire de l’hôpital de Notre Dame à Petit-Goâve, celui de St Michel à Jacmel et celui du centre de diagnostic et de traitement de Vaudreuil.

Grâce à une collaboration étroite avec les sous-récipiendaires, le PNUD a contribué à traiter 75 % des malades de la tuberculose identifiés en 2014, contre 60 % en 2011. Alors que seulement 230 centres offraient leurs services dans ce domaine (diagnostics et traitements de la tuberculose) en 2012,  2014 a vu naître 34 nouveaux centres.

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