Cap sur une Haïti verte et protégée

Cap sur une haïti verte et protégée
Promouvoir la protection de l’environnement et la biodiversité : une nécessité historique. © PNUD-Haïti

" Aujourd’hui en 2030, je vois les questions environnementales intégrées dans toutes les politiques du Gouvernement. La couverture forestière est passée de 2.2 % à 10 % du territoire, les émissions de gaz à effet de serre sont contrôlées et dix nouvelles aires protégées ont été délimitées ". John Décipé, Coordonnateur national du projet changement climatique au MDE depuis 1 an

À retenir

  • 5,5 millions de plantules mises en terre
  • 50.000 Haïtiens et Haïtiennes sensibilisées au changement climatique
  • 150 agents de surveillance environnementale formés

La coupe effrénée des arbres, l’urbanisation anarchique et le manque de gestion des ressources naturelles augmentent chaque jour la vulnérabilité d’Haïti aux changements climatiques et réduisent la capacité de production de biens et de denrées alimentaires.

Tout de suite après le séisme de 2010, plus de 20.000 Haïtiens et Haïtiennes ont participé aux chantiers de protection de berges mis en œuvre par le PNUD afin de lutter contre l’érosion, les glissements de terrain et protéger les riverains des inondations. De 2010 à 2014, plus de 1,300 mètres linéaires de berges de rivières ont pu être consolidées dans le Sud avec l’appui de la Norvège.

Ces activités rémunérant les personnes sur une courte durée ont progressivement été intégrées dans des programmes mis en œuvre sur le long terme avec les Ministères de l’Environnement et de l’Agriculture. Ces programmes concernent la gestion des bassins versants et des aires protégées et l’adaptation aux changements climatiques.

En matière de biodiversité, le PNUD et le Ministère de l’Environnement continuent de renforcer le système national des aires protégées. Au cours de l’année 2014, 150 agents de surveillance environnementale ont été déployés à Port-au-Prince et dans les aires protégées comme la forêt des Pins ou le Parc La Visite à l’Ouest. Quant au Parc Macaya, au Sud-Ouest, il bénéficie désormais du premier plan de gestion élaboré de manière participative avec l’équipe du parc.

Sous la coordination de la Direction départementale du Sud, le Programme de réduction des vulnérabilités Sud du PNUD, financé par la Norvège, a permis la production de 5,5 millions de plantules plantées sur 5000 hectares de terre en 2014.

Sous l’impulsion de la Norvège, le premier centre d’interprétation de la nature a également vu le jour à Aquin. Ce centre a déjà sensibilisé des centaines d’habitants de la zone à l’importance de conserver la biodiversité de la faune et de la flore haïtienne.

Dans les départements du Nord, de l’Artibonite, de la Grande Anse et des Nippes, le projet d’adaptation aux changements climatiques, financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et le Canada, a dispensé des sessions de sensibilisation aux aléas climatiques à plus de 50.000 personnes, et 1000 écolier(e)s ont été sensibilisés à l’écocitoyenneté.

En partenariat avec la société Panos Caraïbes, le PNUD et le projet changement climatique font partie des initiateurs du projet « Artistes pour l’environnement  » qui a lancé, le 3 novembre 2014, la chanson « Nous sommes en danger ». Ce titre plaidoyer en faveur de l’environnement, diffusé dans plus de cinquante radios communautaires, a mobilisé huit artistes haïtiens devenus ambassadeurs « d’éveil des consciences » aux changements climatiques.

Sous la coordination de la Direction nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA), le projet d’adaptation aux changements climatiques réhabilite également les systèmes en eau dans le Sud et la Sud-Est où de nouveaux kiosques et compteurs ont été  installés afin d’améliorer la gestion de l’eau rendue disponible pour les communautés.

En 2014, le PNUD a également renforcé le dialogue entre les Ministères de l’Environnement de part et d’autres de la frontière haïtiano-dominicaine. Ces concertations ont permis de finaliser le plan d’Action Stratégique pour l’aménagement du bassin versant du fleuve Artibonite qui doit, à terme, définir les futurs projets agricoles et énergétiques de cette région afin de prévenir les conflits liés à l’usage de l’eau entre les deux pays.

Enfin, le Programme des Micro-Financements du FEM soutenu par le PNUD a appuyé en 2014 plus de 40 organisations communautaires de base dans le Nord et le Nord-Est, et s’est élargi au Sud, dans le Centre et dans l’Artibonite.

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