Pour ne plus trembler face au séisme

Pour ne plus trembler face au séisme
Petit village dans le Nord d'Haïti menacée par la montée des eaux.© Minustah

Pour positionner son pays sur la voie du développement, le Gouvernement haïtien continue à placer la gestion des risques de désastres au centre des priorités nationales. Fidèle à sa mission d’accompagner les gouvernements à travers le monde, le PNUD reste engagé en Haïti pour que la capacité destructrice d’un aléa naturel tel que le séisme du 12 janvier 2010 soit réduite au maximum.

En 2013, le PNUD a appuyé le Gouvernement haïtien dans la définition d’une « Feuille de route pour la réduction du risque sismique en Haïti », programme national basé sur quatre grands axes d’action : la surveillance et l’évaluation de la menace, la formation-éducation-sensibilisation, la réduction des facteurs de risque, et un axe de préparation.

A retenir

  • Production de quatre (4) cartes micro zonage dans les quatre grandes villes du Nord (Cap Haïtien, Port-de-Paix, Fort Liberté, Ouanaminthe)
  • Formation de plus de 180 volontaires secouristes ainsi que de 600 maîtres formateurs et 300 étudiants
  • Organisation de l’Exercice de simulation (SIMEX) national face aux catastrophes naturelles

Dans ce contexte, les cartes de microzonage en cours de réalisation par le PNUD dans les quatre grandes villes du Nord (Cap Haïtien, Port-de-Paix, Fort Liberté, Ouanaminthe) ont confirmé que les sols sont de nature à amplifier les risques de dommages si un tremblement de terre majeur survient. Les études montrent également que certains bâtiments clés de Cap Haïtien et Fort Liberté pourraient ne pas résister à un séisme majeur. Dans son rapport de conclusion, le PNUD encourage donc un renforcement rapide du bâtit pour répondre aux normes de construction dans chacune des communes à risque.

Des approches préventives sont déjà en application dans le Nord, où le PNUD et le gouvernement s’attèlent à travailler avec les maçons et les ingénieurs civils afin d’assurer que les constructions se fassent dans le respect des normes, sensibilisent les écoles et informent la population. Cette approche doit permettre de renforcer la qualité du bâtit, et aux Haïtiens de développer des comportements qui les protègent en cas de tremblement de terre. Ainsi ont été formé 600 maîtres formateurs, 300  étudiants et  plus de 180 volontaires secouristes.

En outre, le PNUD accompagne la Direction de la protection civile (DPC) et mobilise les jeunes dans les écoles dans le cadre de l’initiative « vendredi de la protection civile ». Des exercices pratiques sur le comportement à suivre durant un séisme permettent aux écoliers d’exercer les premiers gestes qui sauvent pour évacuer un bâtiment et identifier des espaces sécurisés pour se mettre à l’abri.  

Les secousses sismiques enregistrées au mois de novembre 2013 au Cap Haïtien ont permis de constater une bonne assimilation des comportements à suivre dans les écoles et les administrations.

A l’échelle internationale, le travail du PNUD en Haïti s’inscrit dans le plaidoyer initié par le groupe des Champions politiques pour la résilience aux désastres, composé de représentants de haut rang des grandes institutions nationales et internationales. Le groupe, dont le Premier ministre Lamothe fait partie, souligne l’urgence d’intégrer la réduction des risques de désastres dans la planification et les programmes et d’en faire une question transversale dans le développement national afin de se prémunir et de se relever des désastres.