Relèvement en Haïti : éviter le piège de la dépendance à l’aide

08 nov. 2016

Renforcer et soutenir le gouvernement sur le terrain contribue à ce qu’Haïti se reconstruise de façon plus intelligente et durable à long terme. Photo: Andrea Ruffini Renforcer et soutenir le gouvernement sur le terrain contribue à ce qu’Haïti se reconstruise de façon plus intelligente et durable à long terme. Photo: Andrea Ruffini

Il y a un mois, l’ouragan Matthew a ravagé Haïti. Plus d'1,4 million de sinistrés ont toujours besoin d’assistance, plus de 140 000 habitants ont été déplacés et dans certaines régions, les récoltes ont été réduites à néant. Cette catastrophe laisse dans son sillage des personnes vivant dans des abris de fortune, incapables de subvenir aux besoins de leur famille et dépendants de l'aide.

Ayant supervisé l’intervention d’urgence du PNUD après le séisme de 2010, j’ai pu constater que le gouvernement a su tirer parti de l’expérience acquise. Les institutions nationales ont insisté pour que l’intervention soit dirigée par Haïti, tant à l’échelon local que national, tandis que le président provisoire Jocelerme Privert a dès le départ considéré le relèvement rapide comme une priorité. Ainsi M. Privert a-t-il récemment déclaré au New York Times (anglais) : « à un moment donné, l’aide s’arrêtera, et si nous n’avons rien fait pour reconstruire la vie que les gens menaient, pour les remettre sur pied, alors ce sera la famine ». Les fonctionnaires gouvernementaux à qui j’ai parlé souhaitent éviter l’écueil des personnes vulnérables devenant dépendantes de l’aide humanitaire, et veulent préparer le pays à mieux faire face aux futures crises.

Alors que les fonctionnaires nationaux ont démontré leur volonté et leur capacité pour prendre les rênes de l’intervention, la responsabilité de soutenir le gouvernement en ce qui concerne la reconstruction du pays incombe à la communauté internationale. Des programmes relatifs à l’ouragan Matthew devraient être élaborés et livrés en partenariat avec les intervenants locaux, plutôt qu’imposés unilatéralement par la communauté internationale. Notre rôle consiste à conseiller et à mettre à disposition des experts supplémentaires et d’autres ressources sur demande du gouvernement.

Les structures gouvernementales préexistaient à l’arrivée en urgence de nos experts en intervention au lendemain du passage de l’ouragan Matthew, et ces structures resteront en place longtemps après leur départ. Renforcer et soutenir le gouvernement sur le terrain contribue à ce qu’Haïti se reconstruise de façon plus intelligente et durable à long terme.

Le PNUD continuera à collaborer étroitement avec le peuple et le gouvernement haïtien pour renforcer les capacités nationales, guider les efforts de relèvement et fournir des secours d’urgence et une aide au relèvement.

Haïti était déjà l’un des pays les plus vulnérables du monde. Avant même la catastrophe, un million de Haïtiens étaient en état d’insécurité alimentaire grave, et près de la moitié de la population était au chômage. Depuis le séisme de 2010, Haïti s’était lentement acheminée sur la voie d’un développement durable à long terme. Les conséquences de l’ouragan menacent sérieusement ces avancées et il est encore trop tôt pour connaître l’étendue précise des dommages causés aux communautés les plus vulnérables. Il faut absolument éviter tout autre recul sur le plan du développement. Cela suppose d’appuyer les interventions menées à l’échelon local et d’entamer rapidement la transition vers un relèvement rapide, afin de retrouver aussi vite que possible le chemin du développement durable.

Haïti pourrait devenir un exemple éloquent de la façon dont des partenaires humanitaires et de développement peuvent s’associer autour d’objectifs communs, renforcer la capacité de résistance aux catastrophes futures et réduire la dépendance à l’aide. Nous devrions faire en sorte que les efforts conjoints que nous déployons suite à cette récente catastrophe aident les Haïtiens à s’assurer un avenir plus durable et résilient.

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