Pour une politique publique de gestion des risques et des désastres

19 mai 2015

Pour une politique publique de gestion des risques et des désastres Kamina Ntenda. © PNUD Haïti

Deux séismes majeurs (magnitude de 7.8 le 24 avril et 7.3 le 12 mai) viennent de se produire au Népal en moins de deux semaines faisant au total environ 10 000 morts. Au Chili, en 2010, un séisme de magnitude 8.8 sur l’échelle de Richter en a fait 525 morts. En cette même année, celui d’Haïti avait fait plus de 200 000 victimes dans le département de l’Ouest. Le constat est implacable : nous n’étions tout simplement pas préparés en Haïti.

Aujourd’hui, les experts affirment à l’unanimité qu’un tremblement de terre majeur se produira dans le Grand Nord bien que  la seule inconnue reste la date. A ce stade, la préparation est le maître mot si nous ne voulons pas battre le record de la tragédie du siècle

Sur demande express du Gouvernement d'Haïti et avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement, le Grand Nord d’Haïti a commencé à se préparer à cette éventualité. À ce jour, les travaux de microzonage sont terminés pour les quatre grandes villes de la région (Cap Haïtien, Port de Paix, Fort Liberté, Ouanaminthe) et les autorités nationales et locales disposent de cartographies et rapports scientifiques leur permettant d’identifier les zones dangereuses et vulnérables afin d’appliquer les mesures nécessaires en vue de réduire les impacts sur les vies humaines, le bâti et autres investissements. Les autres études sur la vulnérabilité sont en cours.

Plus de 200 professionnels (maçons, ingénieurs) ont été formés en construction parasismique en vue de pouvoir contribuer aux travaux d'évaluation et de renforcement des  bâtiments et infrastructures à fort enjeu comme les écoles, hôpitaux et autres. Un programme massif de sensibilisation de la population est déjà engagé depuis plusieurs mois en appui à la Direction de la Protection Civile (DPC) pour informer la population et lui prodiguer les bonnes pratiques en cas de séisme ou autres désastres naturels.

Je me réjouis d’avoir fait parti de l'équipe et d'avoir coordonné et géré ce projet de prévention des risques sismiques dans les trois départements du Grand Nord du pays. J’y ai développé un profond sentiment d’appartenance. Tout ceci pour expliquer que je pars en retraite avec le sentiment d'avoir accompli une mission noble pour la population du Grand Nord.

S’il est vrai qu’une bonne dynamique a été engagée pour le Grand Nord, il est également nécessaire de mettre l’emphase sur tous les autres départements car la position géographique du pays ne permet aucune négligence. Haïti est vulnérable et exposé aux désastres naturels. Une politique de gestion des risques et désastres n’est plus une option mais une obligation politique et morale avec des incidences économiques pour les futures générations. Sans cette politique coordonnée, les efforts de développement n’aboutiront point aux résultats escomptés.

Travailler au PNUD est un sacerdoce dont peuvent témoigner ceux qui en ont fait l’expérience. De l’Afrique en passant par l’Asie, l’Europe et les Caraïbes, je me suis mis au service du monde en contribuant à l’amélioration des conditions de vie de peuples et des populations vulnérables à travers cette organisation aux plus nobles et multiples missions.

J’ai pu apprécier  toute l’ampleur de l’aventure avec le PNUD parce que je suis passé par le vivier de l’organisation : Volontaire des Nations Unies (VNU). Comme la plupart des fonctionnaires du système, je me suis laissé guider par la créativité, l’esprit d’anticipation, la tolérance, la transparence et la transcendance pour parvenir à créer des changements positifs dans des communautés n’ayant aucun accès aux services sociaux de base.

Je vais terminer en souhaitant que tous les collègues qui ont  travaillé avec moi puissent continuer à conjuguer leurs efforts pour que la gestion des risques et désastres soit maîtrisée aussi bien au niveau national que local.

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