Sendaï, Sendaï, nous ne sommes pas seuls !

30 avr. 2015

Sendaï, Sendaï, nous ne sommes pas seuls ! Haiti sort de l'urgence et bâtit sur les acquis tout en préparant la population a répondre correctement a toute éventuelle catastrophe naturelle. © PNUD-Haïti

Décidément, nous ne sommes pas seuls. Pas seulement parce que la délégation haïtienne figurait parmi les représentants de 187 États membres des Nations unies ayant participé à la 3e Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes à Sendai (Japon), du 14 au 18 mars. Ni non plus parce qu’Haïti a été partie prenante des négociations ayant débouché sur l’adoption d’un nouveau cadre pour la réduction des risques de catastrophe. C’est surtout parce que, comme les autres États participants, le pays a pris des engagements pour les 15 prochaines années, avec pour devoir d’être à la hauteur.

Nous ne pouvons donc pas avancer seuls. Le nouveau cadre de Sendaï, qui fixe sept cibles et quatre priorités d'action dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes, nous oblige à conjuguer les efforts pour aboutir à des résultats concrets. D’où l’importance cruciale de continuer à nous informer sur les différentes stratégies régionales et internationales et nous aligner sur les  plans conçus à cet effet. Sur la lancée de Sendaï, il nous faut continuer à nous inspirer de nouvelles tendances en matière de réduction des risques de catastrophes et mieux nous informer aussi sur de nouvelles possibilités technologiques.

La Directrice de la protection civile, l’a aussi bien souligné : « nous devons poursuivre la recherche de partenariat ». Déjà à Sendaï, Haïti avait appelé à « la consolidation des efforts de l’Agence caribéenne pour la gestion des catastrophes (CDEMA), instance spécialisée constituée par les gouvernements de la Caraïbe, qui assiste les structures nationales à capacités limitées dans le domaine de la gestion des risques de désastres. » Il ne s’agit que d’un exemple.

Pour réduire effectivement les niveaux actuels de risques de catastrophes et travailler à éviter l'apparition de nouveaux risques, Haïti devra tout mettre en œuvre pour définir et travailler à atteindre des objectifs clairs au niveau national, dans la droite ligne des sept objectifs mondiaux décrits dans le cadre. À savoir : une réduction substantielle de la mortalité mondiale liée aux catastrophes ; une réduction substantielle du nombre de personnes touchées ; une réduction des pertes économiques par rapport au PIB mondial ; une réduction substantielle des dégâts causés aux infrastructures et de l'interruption des services de base, notamment les établissements de santé et d'éducation, en cas de catastrophe ; une augmentation du nombre de pays dotés de stratégies nationales et locales pour réduire les risques de catastrophe à l'horizon 2020 ; le renforcement de la coopération internationale ; et un accès accru aux systèmes d'alerte précoce multirisques et aux informations et évaluations sur les risques de catastrophes.

Aujourd’hui, les responsables du Système national de gestion des risques et des désastres sont encore plus conscients, et ils l’affirment, que « le développement de la résilience des communautés aux catastrophes n’est pas une option, mais un passage obligé vers le développement durable. » Pour Haïti, le tremblement de terre du 12 janvier 2010, constituait déjà, en pleine mise en œuvre du Cadre d’action de Hyōgo (2005-2015), un tournant fatidique pour le pays où beaucoup d’efforts ont été déployés pour une meilleure prévention des catastrophes.

Des interventions, privilégiant de plus en plus l’approche multirisque, ont adressé autant la compréhension des risques, l’identification des aléas, l’évaluer des vulnérabilités, que l’intégration des mesures pratiques de réduction des risques dans les projets de reconstruction. Les structures de réponse aux urgences – notamment de la Protection civile et de la Croix-Rouge - se sont également renforcées pour mieux accompagner les populations les plus exposées aux risques. Des campagnes d’information et de sensibilisation sur les risques majeurs sont réalisées en vue d’aider les communautés à mieux se préparer à se prendre en charge avant, pendant et après un désastre. Sur dans cet élan qu’il faudra continuer à avancer, parce que beaucoup reste à faire, notamment dans un contexte de vulnérabilité accrue.

Voilà un mois déjà. Un mois depuis que nous nous sommes engagés dans la mise en œuvre du Cadre d'action de Sendai pour les 15 prochaines années. Autrement dit, à aller plus loin ! Plus que jamais, nous devons regarder vers l’avenir. Il importe maintenant, comme le souhaite d’ailleurs le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, que tous les secteurs  du pays puissent s’approprier du Plan d’action de Sendaï, mais surtout s’impliquer fortement dans sa mise en œuvre.

En effet, nous devons continuer à accompagner la population, qui devra surtout, jouer pleinement son rôle dans la planification de la réduction des risques de catastrophes, il est vrai, sous un leadership politique fondamental. Qu’elle soit consciente, aujourd’hui encore plus que « la réduction des risques de catastrophes comme la protection civile reste l’affaire de toutes et de tous » pour citer la Directrice de la protection civile haïtienne Madame Jean-Baptiste.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Haïti 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe