Haïti : comment passer de la réponse humanitaire au développement durable ?

17 mars 2015

Les Haïtiens ont recours à des campements improvisés après qu'un séisme d'une magnitude supérieure à 7 sur l'échelle de Richter ait ébranlé la capitale, Port-au-Prince, en 2010. ©LOGAN ABASSI/UN Les Haïtiens ont recours à des campements improvisés après qu'un séisme d'une magnitude supérieure à 7 sur l'échelle de Richter ait ébranlé la capitale, Port-au-Prince, en 2010. ©LOGAN ABASSI/UN

Cinq ans après le séisme qui a ébranlé Haïti, le pays enregistre des progrès notables dans les domaines sanitaire et éducatif en dépit de défis immenses, indique le rapport conjoint Gouvernement de Haïti-PNUD sur les Objectifs du Millennaire pour le développement. L’approche du développement adoptée par Haïti intègre actuellement la préparation aux risques, et intègre des exercices de simulation et la multiplication des murs de soutènement pour un habitat plus sûr. 

L'impact des efforts nationaux, renforcés par l'assistance humanitaire et l'aide au développement, est manifeste. Il faut toutefois en faire davantage. 

Avant le séisme, de sérieux défis s'opposaient déjà au développement, à l'image de la pauvreté qui touche actuellement 60 pour cent de la population. Aux normes de construction défaillantes, s'ajoutait l'édification de maisons dans des zones à risque.  Avec une telle fragilité, même un séisme de petite magnitude aurait eu des effets désastreux. Malheureusement, c'est un énorme séisme qui a frappé l'une des zones les plus vulnérables, et habitée par les plus démunis. 

De telles tragédies sont évitables en Haïti. Il faut pour cela s'atteler à résoudre les problèmes les plus importants : l'éducation, la santé, l'emploi, la protection sociale, l'environnement et, surtout, l'adaptation au changement climatique et la résilience aux catastrophes.

C'est pourquoi le gouvernement haïtien, les Nations Unies et d'autres partenaires ont lancé cette semaine un Appel de transition (TAP) en vue de mobiliser 401 millions de dollars sur les deux prochaines années pour renforcer la résilience, à savoir la capacité de la population à absorber les chocs (causés par une crise financière ou des catastrophes naturelles) sans trop subir de conséquences sociales et économiques. Cet appel offre également l'occasion d'accélérer le renforcement des capacités des partenaires nationaux pour qu'ils puissent fournir des services de qualité à tous les Haïtiens.

L'appel répond à des besoins pressants : la question des personnes déplacées, l'épidémie de choléra, l'insécurité alimentaire et la malnutrition, les risques et catastrophes naturels ; mais s'attaque aussi au dénuement chronique et aux déficiences structurelles. Il vise également à renforcer la prévention des catastrophes et la capacité de relèvement du pays, et souligne l'importance d'une meilleure collecte de données,  élément crucial pour la mise en place de programmes de protection sociale efficaces.

L'appel transitoire doit être soutenu par la communauté internationale car il s'agit d'aider Haïti à répondre à ses besoins humanitaires, mais aussi de permettre  son développement à long terme. Par exemple, le gouvernement haïtien, le PNUD et d'autres agences de l'ONU ont aidé 1,42  million de déplacés à quitter les camps, mais il en reste 80.000 sous les tentes et plus de 70 pour cent des Haïtiens habitent dans des taudis. D'où la nécessité de s'attaquer aux causes profondes. 

Cet appel offre l'opportunité de renforcer la résilience d'Haïti, d'accomplir un pas décisif pour le développement durable du pays tout en atténuant l'impact des catastrophes futures sur la vie de millions d'Haïtiens.

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