• Nous sommes sur la bonne voie

    04 sept. 2012

    Photo Logan Abassi UN/MINUSTAH

    Soulager la souffrance des gens et favoriser le retour à la vie normale. Tel est l’objectif du Système national pour la gestion des risques et des désastres après le passage d’un événement catastrophe. Tout au long de l’année, nous nous sommes évertués à préparer la saison cyclonique au travers de formations, des exercices de simulation et un accompagnement étroit de la Direction de la Protection civile et du Secrétariat Permanent de gestion de risques et de désastres. Avec ISAAC, c’était le moment de prouver que nous sommes sur la bonne voie. Le Système national pour la gestion des risques et des désastres (SNGRD) dans son ensemble a bien réagi, j’en suis fière et me sens rassurée.

    J’ai travaillé au centre d’opérations d’urgences pendant 5 jours avec d’autres collègues du programme, de la Direction de la Protection civile et d’OCHA. Je me suis sentie vraiment utile mais combien soucieuse et stressée également, parce que du travail de cette équipe que nous formions dépendait la vie de beaucoup de gens puisque nous devions fournir des rapports d’aide à la décision. L’aire de traitement des données comme nous l’appelons au centre d’opérations d’urgences est la cheville ouvrière des opérations.

    Les nouvelles technologies utilisées ont considérablement facilité notre travail de  gestion de ces données. L’amélioration des ces outils et de notre stratégie en temps qu’équipe est faite au quotidien. Nous n’avons pas été pris par surprise parce que comme dit le proverbe créole, se pa lè dòmi nan je'n pou nou range kabann nou (NDLR : il faut se préparer pour demain). Autant dire notre façon de faire et notre façon d’être nous ont permis durant ces cinq jours de collecter des informations des dix départements du pays. Chacun s’est oublié un peu dans son moi pour se compléter et fournir un travail de qualité je puis dire sans fausse modestie.

    Un grand mot d’encouragement pour les collègues du programme dans les dix départements qui sont nos antennes et qui au long de l’année doivent appuyer dans la gestion de crise presqu’au quotidien; tantôt des accidents, des naufrages, pour ne citer que cela.

    D’un autre point de vue le cyclone a quand même fait des dégâts moyens dans le pays et des pertes en vies humaines malgré le travail inlassable et combien de sensibilisation et d’alerte. Cela doit interpeller tout un chacun à redoubler d’efforts en prévention pour un environnement meilleur et à travailler pour offrir des opportunités de vie aux groupes marginaux afin de rompre ce cercle vicieux de la vulnérabilité et de la pauvreté.