Notre perspective

      • PACTE JUSTICE: Changement d’attitude et meilleures prestations de service de la Justice

        05 oct. 2012

        Le secteur de la justice et de la sécurité publique a été sévèrement touché par le séisme du 12 janvier 2010. La perte de vies humaines et les dégâts matériels furent d'une telle importance qu’ils ont provoqué une rupture partielle des services de justice et de la sécurité publique. Ces  dernières années, le PNUD a fourni son assistance technique au Ministère et le moment  arriva de  renforcer ses capacités fonctionnelles. La mission d'exploration menée par le PNUD au mois de mars 2012,  et le Processus de renforcement des capacités de Juin 2012 a permis d’en apprendre plus sur les capacités actuelles et sur  celles  nécessaires pour progresser en matière de stratégie de renforcement institutionnel du Ministère, dans le cadre de la réforme de l'Etat, et l’opportunité de fonctionner plus efficacement. En utilisant la méthodologie corporative du PNUD de renforcement des capacités adaptée à la région Amérique Latine et Caraïbes, et les outils de diagnostic et de réponse, les cadres du Ministère ont eu l’opportunité de valider les dysfonctionnements du Ministère et de participer très activement tous ensemble à l’élaboration d’un Plan d’Action des capacités qu’ils ont nommé PACTE JUSTICE. À court, moyen et long terme, cette feuille de route appartiendra aux  Plus

      • Un pays sans protection sociale, un trapéziste sans filet

        21 sept. 2012

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        Un pays sans protection sociale, c’est comme un trapéziste sans filet, la moindre chute est fatale. Métaphore peut-être simpliste pour insister sur l’importance de ces couvertures. De plus, les normes internationales du travail établies par l’Organisation internationale du travail (OIT) considèrent les systèmes de protection sociale comme « un droit fondamental », « un investissement indispensable » pour soutenir une croissance économique durable » et « jouant un rôle vital de stabilisateurs économiques ». Haïti est loin d’atteindre ces objectifs avec seulement 3% de la population totale couverte par un régime d’assurance sociale, représentant un écart énorme à combler et un véritable défi pour l’État et pour la nation haïtienne tout entière. Rappelons aussi que le taux net de scolarisation en Haïti est de seulement 76%, bien loin de l’objectif de l’accès universel. Ces rappels expliquent, en partie, pourquoi en Haïti l’exclusion sociale semble généralisée, dans le sens où la majeure partie de la population ne peut ni avoir accès à un emploi garantissant de manière stable un certain niveau de revenu, ni à ces droits fondamentaux que sont la protection sociale ou l’accès à l’éducation. Ainsi, le caractère informel d’une très large part de l’économie et de la société haïtienne se reflète sur l’économie sociale : le secteur  Plus

      • Isaac dans notre rétroviseur

        04 sept. 2012

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        Photo Logan Abassi UN/MINUSTAH

        Nous sommes encore en plein dans la gestion d’une réponse liée à une menace naturelle, en l’occurrence un cyclone, risque récurrent, s’il en est, en Haïti. Une gestion de plus, diraient certains. Une expérience unique et entière, soutiens-je. Dans la mesure où chaque mobilisation nous enseigne des leçons, nous permet aussi de capitaliser sur ce qui fonctionne ou d’améliorer ce qui aura moins bien marché. La gestion de la tempête tropicale Isaac, qui vient de traverser Haïti, les 24 et 25 août, m’a toutefois ramené à l’été 2008, lorsque mon pays fut frappé par quatre cyclones d’affilée – Fay, Gustave, Hannah et Ike.  A ce moment-là, si j’étais déjà bien imbu des actions de la protection civile, je venais tout juste de découvrir une équipe d’hommes et de femmes dynamiques, à la limite de la passion, qui, avec davantage de détermination que de moyens, travaillaient jour et nuit pour tenter de sauver des vies. Ce fut une longue veille cyclonique. Elle a duré quasiment un mois, avec son comptant de motivation, de fatigue, mais surtout un flux énorme d’informations variées, difficilement gérables. Nous parlons de quatre cyclones coup sur coup – l’ordre alphabétique en atteste – et nous n’étions à l’époque,  Plus

      • Nous sommes sur la bonne voie

        04 sept. 2012

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        Photo Logan Abassi UN/MINUSTAH

        Soulager la souffrance des gens et favoriser le retour à la vie normale. Tel est l’objectif du Système national pour la gestion des risques et des désastres après le passage d’un événement catastrophe. Tout au long de l’année, nous nous sommes évertués à préparer la saison cyclonique au travers de formations, des exercices de simulation et un accompagnement étroit de la Direction de la Protection civile et du Secrétariat Permanent de gestion de risques et de désastres. Avec ISAAC, c’était le moment de prouver que nous sommes sur la bonne voie. Le Système national pour la gestion des risques et des désastres (SNGRD) dans son ensemble a bien réagi, j’en suis fière et me sens rassurée. J’ai travaillé au centre d’opérations d’urgences pendant 5 jours avec d’autres collègues du programme, de la Direction de la Protection civile et d’OCHA. Je me suis sentie vraiment utile mais combien soucieuse et stressée également, parce que du travail de cette équipe que nous formions dépendait la vie de beaucoup de gens puisque nous devions fournir des rapports d’aide à la décision. L’aire de traitement des données comme nous l’appelons au centre d’opérations d’urgences est la cheville ouvrière des opérations. Les nouvelles technologies utilisées ont  Plus

      • Nelson Mandela : une vie consacrée à la liberté et la justice

        18 juil. 2012

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        Nelson Mandela s'adresse au Comité spécial contre l'apartheid à l'Assemblée générale. Photo ONU / P. Sudhakaran

        La journée internationale Nelson Mandela est l’occasion de saluer cet homme extraordinaire, son combat en faveur de la liberté, de la paix et de la justice, ses services à l’humanité, et sa foi en un avenir meilleur. Nombreux sont ceux de ma génération qui ont été inspirés par Nelson Mandela, et qui ont été horrifiés par le régime odieux de l’apartheid en Afrique en Sud. Mandela a consacré sa vie à lutter contre ce système et pour l’avènement d’une nouvelle Afrique du Sud libre et démocratique. Dans ma lointaine Nouvelle-Zélande, la lutte pour la liberté en Afrique du Sud fut longtemps un facteur de division. Nos deux pays avaient une passion commune pour le rugby, et nos équipes nationales étaient généralement considérées comme les meilleures du monde. Mais l’équipe d’Afrique du Sud avait un défaut fondamental – elle était ségréguée. En Nouvelle-Zélande, les Maoris ont de tout temps été au devant de la scène à tous les niveaux de ce sport. Pourtant, jusqu’à leur tournée de 1960, les joueurs maoris n’étaient jamais sélectionnés lorsque les All Black se produisaient dans ce pays. Un mouvement anti-apartheid vit le jour, qui par la suite a organisé des campagnes concertées contre cette injustice. Lorsque  Plus

      • Se préparer aux catastrophes : une clé du développement

        03 juil. 2012

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        Ces dix dernières années, près d’un million de personnes ont péri dans des catastrophes et plus de mille milliards de dollars ont été perdus. Néanmoins, seul 1% de l’aide internationale est déployé pour réduire l’impact de ces catastrophes. Suivez-nous sur Twitter #AgisMaintenant et participez à notre campagne!

        Depuis l’an 2000, un million de personnes ont perdu la vie dans des catastrophes provoquées par les aléas naturels, et un autre milliard subit les conséquences de ces catastrophes. La vaste majorité des personnes touchées vivent dans des pays en développement. Des études révèlent que les populations pauvres du monde sont beaucoup plus exposées aux risques naturels. La réduction des risques de catastrophe doit être au cœur du développement. Chaque dollar investi dans la réduction des risques peut faire économiser jusqu’à sept dollars, en termes de pertes économiques dues aux catastrophes. L’investissement dans la réduction des risques de catastrophe reste faible à travers le monde. On estime qu’entre 2000 et 2009, les donateurs ont versé 363 milliards de dollars américains aux 40 pays les plus pauvres du monde au titre de l’aide au développement, et que seul un pour cent de cette somme a été alloué à la prévention des catastrophes. Outre l’investissement dans la réduction des risques, une attention particulière doit être accordée au renforcement de la résilience face aux catastrophes récurrentes. Les communautés qui investissent et réinvestissent sans cesse dans des projets mal planifiés se trouveront entraînées dans un cycle continu de redressement. L’objectif de « reconstruire en mieux  Plus

      • Innovation politique dans un contexte de fragilité du pays : réduire la charge économique de l’éducation en Haïti

        27 mai 2012

        Dimanche 27 mai 2012, jour de fête des mères en Haïti, le gouvernement a lancé Ti Manman Cheri (« Petite maman chérie »), son tout premier programme de transfert conditionnel en espèces. En présence de la Première Dame, Sophia Martelly et du Premier Ministre fraîchement nommé Laurent Lamothe, une cérémonie a eu lieu dans une école de la Cité Soleil, l’un des quartiers les plus précaires de la région de Port-au-Prince, au cours de laquelle 200 mères ont reçu la subvention Ti Manman Cheri. Ti Manman Cheri est un programme de transfert conditionnel en espèces visant à réduire la charge économique de l’éducation en Haïti et à améliorer ainsi les conditions de vie des foyers bénéficiaires. Le programme cible les mères habitant les quartiers les plus précaires de Port-au-Prince (Belair, Carrefour Feuilles, Cité Soleil, Fort National) ayant inscrit leurs enfants en école primaire. Le programme sera financé au cours de sa première année par le fonds vénézuélien Petrocaribe. Avec le lancement de Ti Manman Cheri, Haïti suit les traces de ses voisins de la région ayant mis en place avec succès des programmes de TCE. Après de nombreuses années de débats interrompus sur la faisabilité d’un tel projet en Haïti, le gouvernement a  Plus

      • Haïti: La clé du relèvement | Marc-Andre Franche

        25 avr. 2012

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        La capacite de Haiti a gere correctement les gens et les ressources, a etablir et a soutenir les normes et a superviser les progres, est fondamental a son developpement. Photo: PNUD

        La situation à Port-au-Prince est très différente aujourd'hui. Les progrès tangibles qui ont été accomplis témoignent de l'attachement que les Haïtiens vouent à la reconstruction de leur pays. Ces progrès sont aussi révélateurs du soutien sans précédent de la communauté internationale. L'effort humanitaire arrivant à son terme, il est important de réaliser qu'Haïti fera toujours face à des situations humanitaires, mais celles-ci devront être intégrées dans des stratégies de relèvement et de développement à moyen et à long terme.   La communauté internationale ne peut pas abandonner Haïti et doit renforcer et accroître son soutien.  En particulier, il faut veiller à ce que les Haïtiens soient bien placés au cœur du processus de reconstruction.  Pour leur part, les Haïtiens, et notamment les élites économiques et politiques, doivent raviver ce sens de l'unité et de solidarité qui nous a tellement impressionné après le tremblement de terre.  Il est nécessaire de statuer d'urgence sur des plans d'action réalistes, qui se fondent sur les ressources effectivement disponibles.  Pour pouvoir progresser, il est essentiel que des accords sur la division du travail et sur les questions de leadership soient conclus entre les pouvoirs législatif et exécutif, et entre les ministères. Améliorer la qualité de l'aide  Plus

      • Faisons du peuple haïtien le centre des activités de reconstruction

        11 janv. 2012

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        Projet de gestion des décombres à Léogâne, en Haïti (Photo: Mariana Nissen/PNUD)

        Il y a deux ans, un tremblement de terre de magnitude 7.0 a dévasté Haïti, une nation insulaire des Caraïbes, faisant 200 000 morts et entraînant le déplacement d'un million et demi de personnes. Le nombre de morts et l'ampleur de la destruction ont mis en évidence les risques associés à un gouvernement et une population hyper-centralisés à Port-au-Prince, où des centaines de milliers de maisons ont été détruites et 30 pour cent des fonctionnaires ont perdu la vie. Subitement exacerbés et rendus encore plus urgents, nombre de problèmes qui étaient chroniques ont en quelques minutes présenté des risques de mort. S'étant fixé l'objectif de « reconstruire en mieux », en coopération avec d'autres agences, le PNUD a aidé Haïti non seulement à se relever mais aussi à rendre le pays et son peuple plus robustes et mieux préparés à faire face à tout choc à venir, qu'il soit naturel ou créé par l'homme. Il s'agit là de notre mission et de notre mandat, le peuple haïtien toujours au centre de toute initiative. Depuis 2010, nous avons accru notre coopération avec le Gouvernement haïtien, développant la gestion des débris et la reconstruction tout en créant des milliers d'emplois. Alors que 80  Plus