Notre perspective

      • Pour ne pas laisser la violence faite aux femmes impunie !

        23 août 2013

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        La violence de genre continue d’affecter un grand nombre d’Haïtiennes malgré qu’elle constitue une violation des droits fondamentaux

        Un rapport d’avril 2013 sur l’assistance juridique pour les Haïtiennes victimes de violence de genre a fait valoir l’importance de l’expérience de la société civile dans le domaine de la prise en charge pluridisciplinaire (accompagnement médical, psycho-social et juridique). L’objectif est d’assurer l’institutionnalisation de cette expérience pour la rendre pérenne et permanente tout en évitant que ce processus aboutisse à un résultat contreproductif en termes d’accès pour les bénéficiaires. La violence de genre continue d’affecter un grand nombre d’Haïtiennes et constitue une violation des droits humains reconnue par de nombreux instruments universels et régionaux, tels que la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et la Convention interaméricaine « Convention de Bélem do Pará ». Le dernier rapport de la Concertation nationale contre les violences faites aux femmes indique que de juillet 2011 à juin 2012, 1 127 cas de violences sexuelles contre des femmes et des hommes ont été rapportés dans quatre départements du pays, 76,6% de ces cas concernant des femmes. L’Enquête sur la mortalité, morbidité, et l’utilisation des services (EMMUS-IV) indiquait déjà  que pendant la période 2004-2005, plus d’un quart (27%) des femmes haïtiennes avait déclaré avoir subi des violences physiques à un moment  Plus

      • Mesurer les grandes espérances des jeunes d’Amérique latine

        23 juil. 2013

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        Deux-tiers des jeunes d’Amérique latine voient l'avenir d'un oeil optimiste. Photo: Wim Bouden / PNUD Pérou

        Les jeunes Latino-Américains qui sont descendus dans la rue récemment nous poussent à comprendre leurs demandes et à résoudre les problèmes structurels persistants que connaissent nos sociétés, à commencer par les inégalités. Ces manifestations sont aussi l’occasion de repenser la gouvernance démocratique au XXIe siècle, à l’ère numérique où le militantisme fleurit dans les médias sociaux. La fréquence accrue de telles mobilisations nous fait comprendre que les jeunes veulent participer activement au développement de leur société. La première enquête ibéro-américaine auprès des jeunes, lancée le 22 juin à Madrid, montre que les jeunes d’Amérique latine, du Portugal et d’Espagne s’attendent à voir leur participation augmenter au cours des cinq prochaines années. Les institutions devraient leur fournir des espaces officiels à cet effet. Dans le cas contraire, les manifestations deviendront le moyen le plus efficace de se faire entendre pour ces jeunes, et la région laissera passer une occasion d’améliorer la qualité de sa gouvernance démocratique. L’enquête introduit le premier Indice des attentes des jeunes, basé sur des décennies d’expérience dans la production d’indices du développement humain. Il reflète les perceptions et les valeurs subjectives des jeunes en matière de droits sociaux, économiques et politiques et son message est le même que  Plus

      • Déployer les innovations locales pour réduire la pauvreté et les inégalités

        19 juil. 2013

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        La devise « Penser global, agir local » est essentielle pour le développement. Et elle est, à mon avis, au cœur du déploiement de projets à plus grande échelle. Elargir les micro-projets performants à l'échelle nationale permet de garantir l'impact et la durabilité des programmes d'appui aux plus démunis. Il y a urgence. Si, en termes de lutte contre la pauvreté, nous avons fait de grands pas vers certains objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les prévisions actuelles indiquent qu'en 2015 près d'un milliard de personnes vivront avec moins de 1,25 dollars par jour. Dans le cadre du Fonds d'affectation spéciale pour les OMD de la République de Corée et du PNUD, nous soutenons le déploiement à plus grande échelle de solutions de développement réussies dans neuf pays. À ce jour, ces projets ont permis d'améliorer la vie de centaines de milliers de personnes : - En Colombie, des centres d’emploi plus particulièrement dédiés aux communautés vulnérables offrent des services de conseil, de formation à l'entreprenariat et d’opportunités de carrière. . Plus de 21 000 personnes, dont 59 pour cent de femmes, ont déjà été formées et 7 000 entreprises créées, générant près de 3 000 emplois. - En Haïti, près de 1  Plus

      • Le monde que les Haïtiens veulent

        08 juil. 2013

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        Un message texte par téléphone à 9h30 : « J'en suis déjà à 40 votes à Pilate ». Un appel quelques heures plus tard « Ici à Limbe, il y a beaucoup de monde et ils veulent tous  remplir le formulaire d'enquête, je vais bientôt être à cours de bulletins de vote!». Je pense aussi aux volontaires qui mènent l’activité sur les sites de Port-au-Prince, « Comment se passe la mobilisation de leur côté ? ». Une petite poignée de volontaires armés d'un crayon explique et recueille la voix des populations haïtiennes pour la transformer en vote, en engagement citoyen pour le nouvel agenda de développement post-2015. Le 28 juin dernier a eu lieu la cinquième édition de la Journée Caribéenne de dépistage du VIH/SIDA en Haïti organisée, comme à l’accoutumé, par le Comité de Communication sur le SIDA (CECOSIDA). Mais cette année, au rouge traditionnel qui teinte les logos des organisations de lutte contre le VIH/SIDA s'est ajoutée la palette de couleur de MY WORLD. Dans un effort simultané, des volontaires des Nations Unies, aidés par plusieurs volontaires de la Coalition Haïtienne des Volontaires (COHAIV), sont partis à la rencontre des plus pauvres et des plus marginalisés sur les douze sites de dépistages du pays  Plus

      • Un septennat au service de la justice haïtienne

        03 juil. 2013

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        Lorsqu’il a intégré le Programme des Nations Unies pour le développement en Haïti, Brice Bussière ne pensait pas y travailler sept ans. Le séisme de 2010 a changé la donne ! Quitter les collègues et partenaires, le pays, quand ils ont le plus besoin d’appui ? Impensable pour ce juriste de formation. Aujourd’hui, trois ans après le tremblement de terre, il quitte le pays. Bilan de sept années d’expérience au service de la justice haïtienne. Comment es-tu arrivé en Haïti ? Le hasard de la vie. Je suis arrivé en août 2005 et je suis tombé amoureux du pays et des Haïtiens. J’ai pensé plusieurs fois à partir mais le séisme a changé la donne. C’était impensable pour moi de quitter mes collègues, mes partenaires, quand il y avait le plus de besoin et que le PNUD devait être là. Heureusement, la situation s’est normalisée depuis et le moment est venu d’amener du sang neuf et de nouvelles idées. Comment as-tu commencé au PNUD ? Je travaillais à la Minustah depuis 9 mois et j’ai décroché un poste au PNUD par le circuit classique, en postulant tout simplement. Un pitch du projet dans lequel tu as travaillé presque sept ans ? J’ai commencé à travailler  Plus

      • La jeunesse haïtienne, une majorité digne d’attention

        18 juin 2013

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        Dans la situation encore précaire d’Haïti, la venue de personnalités permet de jeter un coup de projecteur efficace sur un pays qui tend tristement à être oublié entre ses épisodes dramatiques de catastrophes naturelles ou autres scandales. En avril, c’est l’acteur Lambert Wilson qui est de passage pour donner un coup de pouce en termes de visibilité. Il visite alors un projet aux Cayes, qui émane du programme conjoint des Nations Unies pour la prévention des conflits et la cohésion sociale (PCCS)  luttant contre les différentes formes de violences (physiques, économiques, psychologiques, sexuelles…) présentes dans ces communautés. Ce projet, financé par le Gouvernement espagnol au travers du fond pour les objectifs du Millénaire pour le développement, est coordonné par Maureen Mayne qui m’embarque avec elle pour cette journée. L’acteur assiste au Podium pour la Paix, espace offrant la possibilité aux jeunes de promouvoir la paix par la musique et le théâtre. L’Association pour la Promotion de la Paix par les Arts coordonne et met en place ces Podiums avec ces jeunes bénéficiaires. Malgré la chaleur étouffante, les jeunes chantent, jouent et nous balancent une solide prestation à la figure qui décoiffe d’énergie. Certes un peu scolaire, mais d’une efficacité pédagogique indiscutable  Plus

      • « An n kombat omofobi tout kote » – Combattons l’homophobie

        27 mai 2013

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        Les danseurs de la troupe ‘’Gran Lakou’’ dans une chorégraphie

        Le 17 mai 2013 au Montana s’est tenue une conférence visant à commémorer la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. En petits groupes pour passer inaperçus, certains participants sont arrivés  tôt au Montana, car de nos jours, la communauté communément appelée les LGBT (Lesbian, Gay, Bisexual and Transgender – lesbienne, homosexuel, bisexuel, transgenre) font face à d’extrêmes préjudices, la violence journalière partout dans le monde de par l’ignorance, la peur de la différence, le refus de les considérer comme des individus ayant les mêmes droits que tout autre citoyen. Ils sont souvent forcés de vivre dans le secret, pas seulement pour avoir une vie normale mais simplement pour éviter les intimidations, les menaces, la marginalisation voire la violence. Organisée par Housing Works, cette journée commémorative a réunie certaines organisations internationales, dont entre autres le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) comme partenaire financier, l’ONUSIDA  et des partenaires de la société civile qui travaillent activement pour l’émancipation de la population LGBT dont la Fondation SEROvie, FACDIS et la FEBS. La présence de la Directrice de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), pouvait laisser entrevoir une avancée sur la reconnaissance des LGBT et le respect de leurs  Plus

      • Au-delà du tremblement de terre, les défis de développement d’Haïti

        19 avr. 2013

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        Samedi, 19 avril 2013, 11 heures à Viard, Baie de Henne. Les dix enfants de la famille Beaubrun* se regroupent en escalier presque parfait - de 0 à 17 ans - autour de l’enquêteur installé sur une vieille chaise bancale à l’ombre du porche de la maison en clisse et en paille. C’est leur mère qui répond aux questions de l’enquêteur en énumérant patiemment les noms, les âges et les niveaux d’éducation des membres du ménage. Plus tard, une fois la structure du ménage établie, l’agent lui posera des questions sur les conditions de vie du ménage – l’accès à l’eau, à l’assainissement, les matériaux et dimensions de leur logement ainsi que les actifs du ménage. C’est dans le cadre du pilote du Registre Unique de Bénéficiaires (RUB) visant la Commune de Baie de Henne qu’un groupe d’enquêteurs a gravi pendant deux heures la piste escarpée menant à cette communauté isolée et inaccessible en voiture sur la frontière de la commune avec Môle St. Nicolas dans le Département du Nord-Ouest. Cette initiative du Gouvernement d’Haïti conduite par le FAES -  le Fonds d’Assistance Economique et Sociale – et appuyée techniquement par le PNUD, vise à établir, à l’instar des pays voisins qui  Plus

      • Après 2015 : négliger les risques de catastrophes n'est pas une option

        13 mars 2013

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        Les risques de catastrophes tels que le séisme de 2010 en Haïti devraient être pris en considération lorsque les objectifs de développement sont créés et mis en œuvre. (Photo: PNUD en Haïti)

        Cette semaine, à Helsinki, la communauté internationale continue de débattre de ce qui va remplacer les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) après la date butoir de 2015. Alors que nous nous tournons vers l’avenir, une chose est sûre : nous ne pouvons plus nous permettre d’ignorer les risques de catastrophe ou les liens entre catastrophes et développement. Les catastrophes font reculer les gains du développement. Cela paraît évident lorsqu’un ouragan emporte une école. Mais les décisions relatives au développement peuvent, elles, influer sur les catastrophes, par exemple lorsqu’on bâtit des habitations qui ne sont pas aux normes antisismiques. Parfois, la relation est plus difficile à saisir : même si elle résiste aux séismes, une grand-route ne vaut rien si elle encourage les populations pauvres à s’installer dans une plaine inondable. Le nouveau cadre de développement doit intégrer les catastrophes, car ce sont les populations pauvres et marginalisées qui sont les plus vulnérables face à celles-ci. Les inondations de 2010 au Pakistan et le séisme en Haïti ou l’inondation de 2011 en Thaïlande en sont des exemples récents : les pauvres se voient privés de leurs récoltes, de leurs maisons, de leurs écoles et de leurs cliniques, et la lutte  Plus

      • Le jour où j’ai participé à ma première « caravane Kaeru »

        01 févr. 2013

        Vendredi 1er février 2013, Japon –  Le mot japonais « Kaeru » est l’équivalent du français « grenouille ». Il désigne ici une caravane et surtout mon coup de cœur, en matière de protection civile, de ces deux dernières semaines. La caravane Kaeru a déjà rebondi dans plusieurs villes japonaises et a même dépassé les frontières du pays. Le 27 janvier, elle s’est arrêtée au Centre de l’Agence japonaise de coopération internationale à Kobe. Pendant une journée, le logo vert et blanc, représentant la tête de l’amphibien, était servi à toutes les sauces, dans une grande variété de tailles et sous plusieurs formes. Ce jour-là, j’étais indifféremment curieux comme un enfant au seuil de l’âge de raison et appliqué comme un professeur d’école primaire. J’ai parcouru, d’un bout à l’autre, tout le circuit de l’événement en vue mieux de m’informer, d’accompagner les visiteurs et d’apprendre aussi en m’amusant. Pour l’occasion, les organisateurs et leurs partenaires – des sapeurs pompiers, des enseignants, des volontaires… - ont proposé un florilège d’activités : la technique des nœuds de corde ; le transport des blessés sur une couverture transformée en civière ; l’utilisation d’extincteurs à eau ; la distribution de rations alimentaires d’urgence ; la composition d’un kit d’urgence ; l’expérimentation du simulateur de  Plus