Notre perspective

      • 4 ans après : une pause pour regarder dans le rétroviseur du passé

        13 janv. 2014

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        Un maçon formé selon les principes de construction parasismique recommandé par le MTPTC. © PNUD Haïti

        Quatre années après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, c'est tout mon pays Haïti qui devrait marquer une pause. Une pause de 35 secondes peut-être, ou moins encore, mais une pause quand même. Peut-être aussi à l’heure exacte à laquelle la terre, jusque dans ses entrailles, s’est retournée contre nos mauvaises pratiques de construction et d’aménagement. Ou peut-être pas exactement – un peu plus tôt, un plus tard -, selon la discrétion de chacun. Mais nous devons quand même nous arrêter un instant. Nous arrêter en souvenir des nombreuses vies perdues lors de cette catastrophe. Nous arrêter  aussi pour prendre le temps de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur de ces quatre dernières années avant de reprendre la marche de la reconstruction de notre pays. Peut-être que certains d’entre nous n’y verront pas grand chose, mais d’autres oui. Certains vous diront, par exemple, qu’ils aperçoivent le tableau désormais familier de ces chantiers privilégiant la maçonnerie chaînée. D’autres entendront le témoignage de cette écolière, reprenant le b.a.-ba d’une petite opération de sauvetage, après avoir pris part à un exercice de préparation aux désastres. Certains mentionneront quelques établissements scolaires reconstruits selon les normes parasismiques, D’autres encore reverront les nombreux volontaires de  Plus

      • Aujourd'hui en 2030 par Romel Zephir

        09 janv. 2014

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        Zéphir se prepare pour une partie de pêche. © PNUD Haïti

        Le monde change et les piliers traditionnels tombent. Les villes sont de plus en plus peuplées, les campagnes de moins en moins. Haïti n’échappe pas à cette évolution. De nouveaux acteurs émergent au Sud et représentent des opportunités de développement formidables. La jeunesse devient chaque jour plus nombreuse. Le PNUD accompagne cette évolution. C’est pourquoi, cette année il vous propose de vous projeter dans le futur au grès de témoignages de jeunes bénéficiaires qui ont accepté de jouer le jeu. Ils seront les acteurs de demain. Haïti 2030, c’est demain, osons-le… "Aujourd’hui en 2030, je suis retourné pêcher sur la côte et je suis fier que mes enfants soient à leur tour devenus pêcheurs. Les arbres ont reverdi les collines et empêchent les inondations. L’eau qui coule dans les ravines ne salit plus nos mers." Les poissons sont de plus en plus rares sur les côtes haïtiennes. Comme c’est le cas pour Romel, les pêcheurs sont contraints de s’éloigner des côtes pour exercer leur métier et peu d’entre eux ont appris à protéger la mangrove et certains écosystèmes marins. Grâce à son travail pour l’adaptation aux changements climatiques, le PNUD et ses partenaires sensibilisent et offrent des solutions aux pêcheurs pour  Plus

      • Aujourd'hui en 2030 parJeune Carlyde

        09 janv. 2014

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        Jeune Carlyde, 27 ans. © PNUD Haïti

        Le monde change et les piliers traditionnels tombent. Les villes sont de plus en plus peuplées, les campagnes de moins en moins. Haïti n’échappe pas à cette évolution. De nouveaux acteurs émergent au Sud et représentent des opportunités de développement formidables. La jeunesse devient chaque jour plus nombreuse. Le PNUD accompagne cette évolution. C’est pourquoi, cette année il vous propose de vous projeter dans le futur au grès de témoignages de jeunes bénéficiaires qui ont accepté de jouer le jeu. Ils seront les acteurs de demain. Haïti 2030, c’est demain, osons-le… " Aujourd’hui en 2030, les jeunes Haïtiens disposent d’un travail digne, vivent confortablement et décident eux-mêmes de l’avenir de leur pays. " Comptable de  profession, Jeune Carlyde vit depuis plus d’une dizaine d’année aux Cayes. Bénéficiaire de l’initiative Kfou Biznis du PNUD initiée en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, elle a été placée dans une entreprise pour parfaire son expérience.  Elle est désormais prête pour le marché du travail.     Plus

      • Aujourd'hui en 2030 par Celestin Gregjine Samantha

        09 janv. 2014

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        Celestin Gregjine Samantha, 21 ans Morne Hercule. © PNUD Haïti

        Le monde change et les piliers traditionnels tombent. Les villes sont de plus en plus peuplées, les campagnes de moins en moins. Haïti n’échappe pas à cette évolution. De nouveaux acteurs émergent au Sud et représentent des opportunités de développement formidables. La jeunesse devient chaque jour plus nombreuse. Le PNUD accompagne cette évolution. C’est pourquoi, cette année il vous propose de vous projeter dans le futur au grès de témoignages de jeunes bénéficiaires qui ont accepté de jouer le jeu. Ils seront les acteurs de demain. Haïti 2030, c’est demain, osons-le… "Aujourd’hui en 2030, toutes les maisons de Morne Hercule sont construites suivant les normes antisismiques. Les routes sont bien faites et nous permettent de circuler facilement. Le visage de Morne Hercule a beaucoup changé et nous sommes fiers de notre quartier." Celestin Gregjine Samantha est écolière et vit avec sa famille à Morne Hercule depuis 2008. Samantha n’avait jamais pensé que Morne Hercule puisse présenter l’image qu’elle projette aujourd’hui, surtout à cause de l’état des routes et des maisons avant les interventions du projet 16/6. En effet, 1 000 maisons, 3 000 mètres de routes et 3 500 mètres de trottoirs ont été réparés. Jeune mannequin, elle rêve que les  Plus

      • Aujourd'hui en 2030 par Medgine Joseph

        09 janv. 2014

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        Medgine Joseph, Port-au-Prince. © PNUD Haïti

        Le monde change et les piliers traditionnels tombent. Les villes sont de plus en plus peuplées, les campagnes de moins en moins. Haïti n’échappe pas à cette évolution. De nouveaux acteurs émergent au Sud et représentent des opportunités de développement formidables. La jeunesse devient chaque jour plus nombreuse. Le PNUD accompagne cette évolution. C’est pourquoi, cette année il vous propose de vous projeter dans le futur au grès de témoignages de jeunes bénéficiaires qui ont accepté de jouer le jeu. Ils seront les acteurs de demain. Haïti 2030, c’est demain, osons-le… "Aujourd’hui en 2030, la parité entre les hommes et les femmes est une réalité dans la fonction publique, les élections sont régulières et transparentes et la justice est accessible à tous les citoyens haïtiens." L’équité des genres et l’accès à la justice relevaient encore de l’utopie il y a quelques années en Haïti. Aujourd’hui, les jeunes Haïtiens comme Medgine sont chaque jour plus nombreux à sortir des écoles de magistrature. Grâce aux cycles de formation dispensée par le PNUD dans le but de renforcer les capacités du Conseil électoral permanent (CEP), cette jeune assistante administrative du CEP comprend mieux le cycle électoral, la fonction des partis politiques et peut désormais  Plus

      • Aujourd'hui en 2030 par Jonathan Alexandre

        09 janv. 2014

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        Jonathan Alexandre, 24 ans Port-au-Prince.

        Le monde change et les piliers traditionnels tombent. Les villes sont de plus en plus peuplées, les campagnes de moins en moins. Haïti n’échappe pas à cette évolution. De nouveaux acteurs émergent au Sud et représentent des opportunités de développement formidables. La jeunesse devient chaque jour plus nombreuse. Le PNUD accompagne cette évolution. C’est pourquoi, cette année il vous propose de vous projeter dans le futur au grès de témoignages de jeunes bénéficiaires qui ont accepté de jouer le jeu. Ils seront les acteurs de demain. Haïti 2030, c’est demain, osons-le… " Aujourd’hui en 2030, il n’y a plus de sida en Haïti et les jeunes Haïtiens et Haïtiennes ont des comportements responsables par rapport à leur vie sexuelle." Etudiant en psychologie à l’Université d’Etat d’Haïti, Jonathan Alexandre a bénéficié depuis 2008 des formations de pair-éducateur et counseling au sein de Volontariat pour le Développement d’Haïti (VDH). Aujourd’hui, il est lui-même formateur et prend à cœur son rôle pour sensibiliser les jeunes sur la santé sexuelle, l’utilisation des préservatifs et les maladies sexuellement transmissible comme le VIH/sida. VDH reçoit l’appui du PNUD à travers son programme du Fonds mondial.   Plus

      • La renaissance des quartiers. Histoires vécues, première partie.

        08 nov. 2013

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        La renaissance des quartiers à carrefour-feuilles (Sicot). © PNUD-Haïti

        Je n’oublierai jamais ma première réunion avec le projet. Je suis rentrée dans le bureau de Pacot un peu anxieuse. Je ne suis pas ingénieure et à cette époque je ne savais pas ce que je pouvais apporter au projet. Une chaleur infernale, huit hommes d’âge moyen et moi, 30 ans, la seule femme de l’équipe. C’était en mai 2011.   Depuis le premier jour, j’entendais des mots comme « triage, mortier, briques, mètres cubes » et je ne les comprenais pas bien. A force de les entendre et avec l’aide de quelques amis ingénieurs et architectes que j’appelais pour avoir leurs explications sur les machines lourdes, je savais qu’un jour j’arriverais à tout comprendre. Dans la première phase du projet, l’objectif était de déblayer 210 000 mètres cube de débris du tremblement de terre de janvier 2010, et d’employer plus de 2 000 personnes dans le quartier de Carrefour Feuilles. 210 000 mètres cube ? Qu’est-ce que cela représente réellement ? Combien pèsent 210 000 mètres cube de débris ? Est-ce beaucoup si on les compare au poids des cadavres enterrés sous ces masses de débris ? Je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser tandis que les jours passaient sans que nous arrivions  Plus

      • La renaissance des quartiers. Histoires vécues, deuxième partie.

        08 nov. 2013

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        La renaissance des quartiers à carrefour-feuilles (Sicot). © PNUD-Haïti

        En juin 2012, les rues de Carrefour Feuilles, Delmas, Pétion Ville et des autres quartiers étaient finalement déblayées. Notre objectif avait été atteint. La vie des communautés avaient repris leur cours, mais notre mission n’était pas encore terminée. Au sein du projet, il nous est venu une idée : il fallait collecter les débris et les recycler pour les rendre aux gens des quartiers sous une forme utile. Mais recycler, comment ? Pour en faire quoi ? Peut-on y arriver ? Une autre aventure commençait… ainsi avons-nous lancé des tests pour confirmer qu’ils  étaient recyclables. Tester si les débris sont recyclables, c’est un peu comme tester de la farine pour savoir si elle est bien appropriée pour préparer un gâteau. Et nous avons été chanceux! La farine était bien ce qu’on attendait, notre gâteau c’était un pavé de rue. Quelle fierté, quel aboutissement ! Ces pavés de rue ou adoquin, produits à partir de débris recyclés ramassés dans les quartiers pourraient retourner dans ces mêmes quartiers sous forme de trottoirs, de chemins dans des rues qui jusqu’alors étaient impraticables.   Cela me paraissait magique, incroyable. Les débris que nous associons à la mort après le tremblement de terre, se sont transformés en quelque chose qui était  Plus

      • L’enseignement numérique à distance en Haïti : l’outil d’une élite ?

        16 oct. 2013

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        Le premier Sommet pour le bien social en Haïti

        L’enseignement numérique à distance, à juste titre présenté, en Haïti, comme une énorme opportunité pour la massification de l'enseignement supérieur, n'a eu qu'un impact très limité ces dernières années, et ceci malgré les nombreuses initiatives enregistrées à ce jour. Même s’il est clairement admis que l’utilisation des TICE est incontournable si l’on veut massifier l’enseignement supérieur, les variables systémiques à prendre en compte (la méthodologie à utiliser, les moyens nécessaires, les contenus, la technologie, le marché, le modèle économique et humain) ne sont, pour la plupart, ni bien définies, ni véritablement intégrées lors des déploiements. Ainsi, l’enseignement numérique à distance, en Haïti, en est encore au stade de l’expérimentation et les résultats attendus sont loin d’être au rendez-vous. Nous tenterons, à travers ce texte, d’identifier quelques causes de non succès des initiatives menées en Haïti et de présenter des pistes de solution. Nous pourrons ainsi capitaliser sur les expériences passées et actuelles. Le contexte La majeure partie des étudiants haïtiens bacheliers n’ont pas accès à l’enseignement supérieur (plus de 50,000 jeunes Haïtiens terminent le secondaire chaque année, le système d’enseignement supérieur (public et privé) reconnu par les instances publiques ne pouvant accommoder que quelques milliers de candidats). Quelques problèmes fondamentaux à  Plus

      • Mobiliser les communautés : une passion

        03 oct. 2013

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        PNUD Haïti

        Journaliste de profession, technicien en élaboration, planification et Gestion de Projet et étudiant en anthropologie finissant en Anthropo-sociologie, Fredly Antenor est mobilisateur communautaire au sein du Projet 16/6  depuis 11 mois. Ecouter et parler aux gens constituent sa passion. Il  se réjouit de constater les changements positifs dans les quartiers récemment invivables tenant compte des séquelles du séisme du 12 janvier 2010. Le 16/6  en quelques mots ? 16/6 est selon moi un mouvement de changement social. Il consiste en un Projet du gouvernement mis en œuvre sous l’impulsion du président Michel Martelly. Le projet concerne 16 quartiers et 6 camps prioritaires suite au séisme majeur du 12 janvier 2010. L’objectif est de relocaliser les gens déplacés qui vivaient sur les 6 camps prioritaires mais aussi assurer la réhabilitation des quartiers de retour afin que les conditions de vie de la population soient améliorées. Le projet 16/6 c’est un mouvement qui peut servir de modèle aux autres initiatives pour les autres organisations dans la mise en œuvre de projets. 16/6 dispose d’une base de données avec les diagnostiques réels des quartiers engagés par les plateformes communautaires qui regroupent tous les secteurs de la vie. En quoi consiste votre travail dans le  Plus