Notre perspective

      • Se préparer aux catastrophes : une clé du développement

        03 juil. 2012

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        Ces dix dernières années, près d’un million de personnes ont péri dans des catastrophes et plus de mille milliards de dollars ont été perdus. Néanmoins, seul 1% de l’aide internationale est déployé pour réduire l’impact de ces catastrophes. Suivez-nous sur Twitter #AgisMaintenant et participez à notre campagne!

        Depuis l’an 2000, un million de personnes ont perdu la vie dans des catastrophes provoquées par les aléas naturels, et un autre milliard subit les conséquences de ces catastrophes. La vaste majorité des personnes touchées vivent dans des pays en développement. Des études révèlent que les populations pauvres du monde sont beaucoup plus exposées aux risques naturels. La réduction des risques de catastrophe doit être au cœur du développement. Chaque dollar investi dans la réduction des risques peut faire économiser jusqu’à sept dollars, en termes de pertes économiques dues aux catastrophes. L’investissement dans la réduction des risques de catastrophe reste faible à travers le monde. On estime qu’entre 2000 et 2009, les donateurs ont versé 363 milliards de dollars américains aux 40 pays les plus pauvres du monde au titre de l’aide au développement, et que seul un pour cent de cette somme a été alloué à la prévention des catastrophes. Outre l’investissement dans la réduction des risques, une attention particulière doit être accordée au renforcement de la résilience face aux catastrophes récurrentes. Les communautés qui investissent et réinvestissent sans cesse dans des projets mal planifiés se trouveront entraînées dans un cycle continu de redressement. L’objectif de « reconstruire en mieuxPlus

      • Innovation politique dans un contexte de fragilité du pays : réduire la charge économique de l’éducation en Haïti

        27 mai 2012

        Dimanche 27 mai 2012, jour de fête des mères en Haïti, le gouvernement a lancé Ti Manman Cheri (« Petite maman chérie »), son tout premier programme de transfert conditionnel en espèces. En présence de la Première Dame, Sophia Martelly et du Premier Ministre fraîchement nommé Laurent Lamothe, une cérémonie a eu lieu dans une école de la Cité Soleil, l’un des quartiers les plus précaires de la région de Port-au-Prince, au cours de laquelle 200 mères ont reçu la subvention Ti Manman Cheri. Ti Manman Cheri est un programme de transfert conditionnel en espèces visant à réduire la charge économique de l’éducation en Haïti et à améliorer ainsi les conditions de vie des foyers bénéficiaires. Le programme cible les mères habitant les quartiers les plus précaires de Port-au-Prince (Belair, Carrefour Feuilles, Cité Soleil, Fort National) ayant inscrit leurs enfants en école primaire. Le programme sera financé au cours de sa première année par le fonds vénézuélien Petrocaribe. Avec le lancement de Ti Manman Cheri, Haïti suit les traces de ses voisins de la région ayant mis en place avec succès des programmes de TCE. Après de nombreuses années de débats interrompus sur la faisabilité d’un tel projet en Haïti, le gouvernement aPlus

      • Haïti: La clé du relèvement | Marc-Andre Franche

        25 avr. 2012

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        La capacite de Haiti a gere correctement les gens et les ressources, a etablir et a soutenir les normes et a superviser les progres, est fondamental a son developpement. Photo: PNUD

        La situation à Port-au-Prince est très différente aujourd'hui. Les progrès tangibles qui ont été accomplis témoignent de l'attachement que les Haïtiens vouent à la reconstruction de leur pays. Ces progrès sont aussi révélateurs du soutien sans précédent de la communauté internationale. L'effort humanitaire arrivant à son terme, il est important de réaliser qu'Haïti fera toujours face à des situations humanitaires, mais celles-ci devront être intégrées dans des stratégies de relèvement et de développement à moyen et à long terme.   La communauté internationale ne peut pas abandonner Haïti et doit renforcer et accroître son soutien.  En particulier, il faut veiller à ce que les Haïtiens soient bien placés au cœur du processus de reconstruction.  Pour leur part, les Haïtiens, et notamment les élites économiques et politiques, doivent raviver ce sens de l'unité et de solidarité qui nous a tellement impressionné après le tremblement de terre.  Il est nécessaire de statuer d'urgence sur des plans d'action réalistes, qui se fondent sur les ressources effectivement disponibles.  Pour pouvoir progresser, il est essentiel que des accords sur la division du travail et sur les questions de leadership soient conclus entre les pouvoirs législatif et exécutif, et entre les ministères. Améliorer la qualité de l'aidePlus