Notre perspective

      • L’innovation au service des jeunes entrepreneurs. Découvrez le bus LIDÉ !

        10 sept. 2014

        image
        Grâce au soutien du Danemark, le PNUD Haïti, en partenariat avec le MCI, lancera le 22-23-24 septembre prochain le bus LIDE.

        Cette perspective constitue la première pierre du futur blog du site web du PNUD Haïti (en construction). Le sujet étant d’importance, on a voulu déjà le partager avec vous. Bonne lecture ! C’est mon premier essai dans la blogosphère mais après avoir conquis Twitter (enfin presque), je me sens aventureuse. Le but de ce blog est de partager l’expérience du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Haïti en matière d’innovation au cours des prochains mois. L’innovation n’est pas un concept nouveau en Haïti Le PNUD Haïti est reconnu pour plusieurs actions innovantes incluant notamment la mise en œuvre du premier projet utilisant de transfert d’argent digital, juste après le tremblement de terre en janvier 2010, qui a permis à de nombreuses femmes de reconstruire leurs maisons et de travailler avec des micro entreprises existantes pour améliorer leur commerce grâce à des salles de classe mobile ( comme le projet Ann Ale, En Avant en français). Genèse du bus LIDE (l’idée en français) Après avoir participé à l’atelier du PNUD sur l’innovation au Monténégro en 2013, je suis revenue très motivée pour développer un projet novateur qui pourrait être financé par le fonds pour l’innovation mis en place grâce au  Plus

      • Le miel de Ouanaminthe : imminent retour sur le marché

        25 août 2014

        image
        Un apiculteur à Ouanaminthe cultivant un miel de qualité. PNUD Haïti

        Le miel de Ouanaminthe est connu pour sa grande qualité depuis des décennies. Dans les années soixante, il était largement réputé comme le meilleur d’Haïti voire de l’Ile. Répertorié depuis le début de cette année par le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) comme l’un des produits typiques prioritaires du Nord’Est, sa production est encouragée par le PNUD qui reconnait son potentiel de développement économique et de création d’emploi. La Coopérative apicole de Ouanaminthe (CAO) est considérée comme le premier acteur de la production de miel dans le Nord’Est. Créée en 1962 par des prêtres catholiques, la CAO s’est engagée à produire  un  miel exceptionnel, vendu à l’époque sur le marché européen (notamment en France et en Allemagne). Après deux décennies florissantes d’exportation entre 1962 et 1981, la coopérative, réorganisée par le Conseil National des Coopératives (CNC), décline rapidement. Le Conseil d’Administration où siégeaient ces prêtres en tant que membres d’honneurs et surtout comme fidèles alliés techniques, se voit imposer une structure qui ne reconnaît plus les prêtres et condamne précocement sa production de miel. Les prêtres sont mis à la porte alors que des luttes intestines déchirent la coopérative d’apiculture de Ouanaminthe. Le déclin progressif de la production de  Plus

      • Interview avec Gilles Rivard, Chargé d’affaires du Canada en Haïti

        28 mai 2014

        image
        Sophie de Caen, Directrice principale du PNUD et Gilles Rivard, Chargé d’affaires du Canada en Haïti.

        Pouvez-vous vous présenter et parler un peu de votre expérience en Haïti? Je m’appelle Gilles Rivard, je suis Chargé d’affaires du Canada, j’ai été Ambassadeur ici en Haïti de juin 2008 à novembre 2010 mais la première fois que je suis venu c’était en 1994, quand Aristide revenait au pays. Je me rappelle de l’avoir rencontré à Washington alors qu’il était en exil et il se préparait à revenir après le départ du Général Cédras. Cela a donc été mon premier contact avec Haïti à l’époque.  J’ai travaillé une année en 1994 pour relancer la coopération et le développement après la dictature très difficile du Général Cédras. Ensuite j’ai quitté le pays pour le Pérou, j’ai fait d’autres choses dans ma carrière, et je suis revenu avec le Premier ministre du Canada en 1985. Mon mariage avec Haïti a donc véritablement commencé il y a une vingtaine d’années. Pour revenir à 2008, je suis arrivé en juin et trois mois plus tard, quatre ouragans ont frappé Haïti l’un après l’autre : Fay, Gustav, Hanna et Ike. Il y a des choses qu’on n’oublie pas…  Puis il y a eu les élections en 2009 - il y a toujours des élections en Haïti,  Plus

      • Un agenda de développement plus inclusif

        28 mai 2014

        image
        Benjamin et Jonasson en pleine discussion sur l'enquête My World avec des élèves du lycée Philippe Guerrier des Cayes. PNUD HAITI

        Il y a de cela un an, je suis arrivé en Haïti pour travailler comme volontaire au sein du programme des volontaires des Nations Unies (VNU), dans le cadre des consultations générales sur le programme de développement post-2015. Une grande partie de mon travail en Haïti consiste à atteindre les ménages se trouvant dans les endroits les plus reculés pour recueillir leurs voix dans le cadre de l’enquête MY World. A l’occasion de la Semaine mondiale d’action MY World (du 5au 11 mai 2014), mon collègue, Jonasson David (Coordonnateur National du Rapport OMD 2013) et moi, avons visité les Cayes (département du Sud d’Haïti) pour recueillir les votes de jeunes étudiants et discuter de leurs priorités. C’est dans cet esprit que l’enquête MY World a été créée : il s’agit d’une enquête lancée par les Nations Unies à l’échelle mondiale pour collecter les priorités des populations de base dans le dialogue international en cours pour un monde meilleur après 2015. En Haïti, les volontaires mobilisés et les organisations partenaires locales se sont déplacées dans cinq départements pour interroger la population (les départements de l’Ouest, du Nord, du Nord-Est, de l’Artibonite, et de la Grande Anse), favorisant, de fait, la diversité de l’échantillon :  Plus

      • « Haïti » : Sur le chemin de la résilience aux désastres

        26 mai 2014

        image
        Panneau Signaletique de sensibilisation. PNUD Haïti

        Classé 168e pays sur 187 par l'Indice de Développement Humain (IDH) en 2014, avec plus de la moitié de sa population vivant avec moins de USD1.25 par jour, Haïti est considéré comme l'un des pays les moins résilients face aux désastres naturels dans le monde. Durant les années précédant le séisme de 2010, l’indice de risque de catastrophes pour Haïti était déjà parmi les plus élevés au monde. Un indice tendant à se renforcer davantage avec l’impact du changement climatique et la dégradation environnementale. Cette vulnérabilité est liée au degré d’exposition aux menaces naturelles ainsi qu’aux aspects socio-économiques du pays, dont le taux de pauvreté, un chaumage très élevé, l’insécurité alimentaire ainsi que la faiblesse des institutions publiques. Suite au tremblement de terre de 2010, beaucoup de ressources économiques on été déployées pour le relèvement du pays. Des vies ont été sauvées et de nombreux besoins ont été adressés. Toutefois, les nivaux d’exposition et de vulnérabilité aux risques et désastres sont restés extrêmement élevés. En avril 2012, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Département International pour  le Développement de la Grande Bretagne (DFID) ont établi un groupe informel de haut niveau des «Champions politiques pour la  Plus

      • Aujourd’hui en 2030, les femmes sont leaders dans les villes et les campagnes

        02 avr. 2014

        image
        Mur de protection des berges dans le Sud du pays.

        A la veille de l’échéance des objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, je me projette en l’an 2030 et j’y vois une Haïti où l’éducation et la formation des femmes sont fortement valorisées et où le système social leur permet d’être pleinement impliquées dans la gestion de l’administration publique qu’elles habitent les milieux ruraux ou les centres urbains. En 2030, l’intégration de la femme est un slogan mais surtout  une réalité puisqu’une femme occupe  la magistrature suprême du pays et a été élue à travers des élections libres, inclusives et démocratiques. Le Ministère de l’environnement est dirigé pour la première fois par une femme experte dans le domaine. La lutte pour la promotion de la femme haïtienne a pris son essor en 2013 et  il faut  reconnaitre que depuis cette année,  de grandes avancées ont été réalisées. Représentant plus de la moitié de la population, elles ont pu amener les décideurs - avec l’appui de la société civile - à apporter des changements réels dans la constitution haïtienne et à augmenter le quota de 30% à 50% de représentation des femmes  dans l’administration publique. En tant que chef du projet  de « Réduction de la vulnérabilité des populations et des  Plus

      • Haïti émergente en 2030 grâce à l’engagement et la créativité des femmes

        02 avr. 2014

        image
        Une femme entrepreneure gère son commerce à Port-au-Prince.

        Je me projette en 2030 et témoigne de la passion avec laquelle les femmes s’adonnent à leurs activités économiques. Cette énergie a permis  à la première république noire, Haïti,  de devenir un pays émergent aujourd’hui, en 2030. Ces femmes évoluent dans des domaines variés. Elles sont actives et leaders dans l’agriculture, la construction, le transport, la santé, l’entreprenariat. Le programme de développement de fournisseurs (PDF) engagé en Haïti au cours de l’année 2013 et dont je suis le coordonnateur, a permis alors de prendre le pouls de cette réalité. Economiste de formation, j’ai eu lors de la mise  en œuvre du projet l’heureuse opportunité de travailler avec plusieurs femmes compétentes et passionnées par le changement du pays.  Docteur Marie Marcelle H. Deschamps, à travers l’Atelier83 a changé la vie de plusieurs  femmes alors travailleuses de sexe. Aujourd’hui en 2030, ces femmes sont des références nationales dans le domaine de l’artisanat, la boiserie, le travail du fer et du papier mâché, grâce aux formations qu’elles ont reçues. L’Atelier83 exporte leurs produits aujourd’hui en 2030 dans toute la région des Caraïbes et ces femmes entrepreneurs  participent à de grandes expositions sur tous les continents du monde et projettent une image positive et innovatrice d’Haïti. L’Atelier83  Plus

      • Dr. Marie-Marcelle H. Deschamps : « Ma passion c’est de contribuer à changer la vie des gens ».

        10 mars 2014

        image
        Katyna Argueta Directrice adjointe du PNUD Haïti en discussion avec Dr. Marie-Marcelle Deschamps et Mme Josette Darguste ministre de la culture.

        Une femme m’a dit un jour : « docteur, vous ne pouvez pas imaginer comme ça me fait du bien de venir là (au centre GHESKIO) chaque jour, de savoir que j’ai une activité pour la journée et que j’ai une activité pour demain. Je n’ai pas besoin d’aller me vendre ». C’est une chose extraordinaire d’entendre cela, en tant que femme. Je suis l’une des fondatrices principales en 1983 du Groupe haïtien d’études du syndrome de Kaposi et des infections opportunistes communément appelé Gheskio. Depuis que je me suis engagée en Haïti, après mes études en médecine en Haiti puis à l’étranger, ma plus grade satisfaction reste le témoignage du changement que j’ai contribué à apporté dans la vie de la population avec le centre. En temps que médecin-femme, j’avoue que les débuts n’étaient pas faciles. Nous (ceux qui prenaient en charge les patients avec le SIDA ) étions stigmatisés car personne ne savait ce que c’était la pathologie du SIDA. Mais ma conviction et ma passion n’ont pas été ébranlées. Nous avons engagé des actions d’éducation, de formation, de sensibilisation, de recherches et publications pour faire comprendre à la population et à la communauté scientifique ce qu’était la pathologie. Par la suite,  Plus

      • Plan stratégique du PNUD 2014 - 2017 : évoluer avec le monde

        20 janv. 2014

        image
        Vue aérienne de la ville de Sehwan Sharif, dans la région du Sud Sindh, au Pakistan. ©ONU/PAM/Amjad Jamal

        Nous nous trouvons à un moment important de notre histoire, à un point d’inflexion. Premièrement, le rôle joué par les pays en développement dans le monde – dans l’économie, la science, la technologie, la politique, la culture – est en train de changer radicalement. Leur importance et leur influence ne font que croître. Deuxièmement, pour la première fois dans l’histoire humaine, plus de gens vivent dans des villes que dans des villages – Ce qui nous amène à réfléchir sur notre vision conventionnelle des lieux où les gens vivent dans le monde en développement, et de la manière dont ils vivent. Troisièmement, les technologies dont nous disposons aujourd’hui changent profondément la manière dont nous travaillons les uns avec les autres, nous comportons entre nous, faisons des choses et les vendons. Il s’agit d’un moment véritablement passionnant pour le développement. Mais il y a des dangers : • La croissance et le développement n’apportent pas nécessairement des bénéfices à chacun de manière équitable, ce qui fait que les tensions montent – et parfois éclatent – dans un nombre croissant de pays. • Les changements qui se produisent sont parfois si profonds que les sociétés et les systèmes politiques ne peuvent y faire  Plus

      • 4 ans après : une pause pour regarder dans le rétroviseur du passé

        13 janv. 2014

        image
        Un maçon formé selon les principes de construction parasismique recommandé par le MTPTC. © PNUD Haïti

        Quatre années après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, c'est tout mon pays Haïti qui devrait marquer une pause. Une pause de 35 secondes peut-être, ou moins encore, mais une pause quand même. Peut-être aussi à l’heure exacte à laquelle la terre, jusque dans ses entrailles, s’est retournée contre nos mauvaises pratiques de construction et d’aménagement. Ou peut-être pas exactement – un peu plus tôt, un plus tard -, selon la discrétion de chacun. Mais nous devons quand même nous arrêter un instant. Nous arrêter en souvenir des nombreuses vies perdues lors de cette catastrophe. Nous arrêter  aussi pour prendre le temps de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur de ces quatre dernières années avant de reprendre la marche de la reconstruction de notre pays. Peut-être que certains d’entre nous n’y verront pas grand chose, mais d’autres oui. Certains vous diront, par exemple, qu’ils aperçoivent le tableau désormais familier de ces chantiers privilégiant la maçonnerie chaînée. D’autres entendront le témoignage de cette écolière, reprenant le b.a.-ba d’une petite opération de sauvetage, après avoir pris part à un exercice de préparation aux désastres. Certains mentionneront quelques établissements scolaires reconstruits selon les normes parasismiques, D’autres encore reverront les nombreux volontaires de  Plus