Notre perspective

      • Vers un consensus national et une participation citoyenne dans la lutte contre la pauvreté extrême

        27 nov. 2012

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        Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l'ONU définit la pauvreté comme “la condition dans laquelle se trouve un être humain qui est privé de manière durable ou chronique des ressources, des moyens, des choix, de la sécurité et du pouvoir nécessaires pour jouir d'un niveau de vie suffisant et des autres droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux.” Quand le phénomène atteint une plus grande ampleur, on parle de pauvreté extrême. Selon les chiffres du dernier Rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur les OMD (2012), ce phénomène touche 1,4 milliard de personnes dans le monde soit 15.5% de la population mondiale. En Haïti, plus de la moitié de la population vit avec moins de $ 1 par jour.  La situation tend même à s’aggraver ces dernières années suite à des chocs externes successifs – les catastrophes climatiques de 2008, le séisme du 12 janvier 2010, et plus récemment le passage des tempêtes tropicales Isaac et Sandy – ne cessant de causer des pertes importantes. Aussi, pour être plus efficaces dans leurs interventions de lutte contre la pauvreté et répondre aux besoins réels des populations, il est essentiel pour les États de favoriser la participation des populations les  Plus

      • Il faut agir maintenant pour stopper le changement climatique

        08 nov. 2012

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        Une femme traverse un marché inondé à Port-au-Prince. L'ouragan Sandy est passé à l'ouest d'Haïti le 25 Octobre 2012. Photo Logan Abassi ONU / MINUSTAH

        Les ravages causés par l‘ouragan Sandy nous rappellent une fois de plus le potentiel destructeur des phénomènes météorologiques extrêmes – même dans un pays développé tel que les États-Unis, et même avec des mécanismes d’alerte et  d’aide d’urgence rapides. De Kingston en Jamaïque au quartier de Jamaica à New York, cet ouragan a eu un effet dévastateur qui, selon le Maire de New York, a encore été aggravé par le changement climatique. Mais, tandis que les pays développés consacrent des fonds toujours plus importants à créer des systèmes de protection contre les inondations, indemniser les agriculteurs et ajuster leurs thermostats aux étés de plus en plus chauds, les conséquences du changement climatique en Afrique s’avèrent catastrophiques : les récoltes sont mauvaises, les populations souffrent de la faim. Nous pourrions, en tant que communauté mondiale, passer à des économies vertes et inclusives qui corrigent les inégalités, encouragent le développement, et mettent un frein aux attaques constantes que subit notre écosystème. Pourquoi, dans ce cas, le monde ne fait-il pas plus d’efforts? Au niveau mondial, les réponses politiques restent très en retard par rapport aux recommandations faites par les scientifiques. On peut invoquer en premier lieu la brièveté des mandats politiques qui décourage  Plus

      • Les catastrophes que nous qualifions de naturelles ne le sont absolument pas

        12 oct. 2012

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        Les inondations au Cambodge ont tué au moins 14 personnes ces derniers jours. Photo: OCHA/Andrew Pendleton

        Lorsque vous lirez ces lignes, plus de 4 000 familles au Cambodge où j’habitais auparavant, attendent de pouvoir regagner leurs maisons inondées par des crues soudaines des eaux. Ces inondations ont tué au moins 14 personnes ces derniers jours. La plupart de ces personnes déplacées sont des agriculteurs de subsistance. Ils seront nombreux à avoir perdu toutes leurs possessions, y compris leurs cultures et leurs magasins d’alimentation, et ces inondations risquent de les enfoncer de plus belle dans le cycle de la pauvreté. Mais ces 4 000 familles cambodgiennes ne sont pas les seules. Chaque jour, partout dans le monde, des catastrophes causées par des risques naturels, forcent des milliers de personnes à quitter leurs foyers, les privant de leurs moyens d’existence et les empêchant d’accéder à leurs écoles, hôpitaux et marchés. En 2011, l’année la plus coûteuse jamais enregistrée en termes de risques naturels, 106 millions de personnes furent touchées par des inondations, 60 millions par la sécheresse et près de 30 000 périrent. Les désastres mettent à rude épreuve les réalisations du développement obtenues au prix d’immenses efforts. Ils inversent les progrès effectués en matière de lutte contre la pauvreté, et produisent des souffrances terribles. Pourtant il n’est pas  Plus

      • Dernier au revoir de la directrice principale du PNUD

        05 oct. 2012

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        La directrice principale du PNUD en Haïti, Jessica Faieta vient de terminer sa mission à Port-au-Prince. Elle nous livre ses pensées avant son départ. Durant ces presque deux années et demie, ce fût un honneur pour moi de pouvoir servir Haïti. A mon arrivée,  5 mois après le tremblement de terre de janvier 2010, j’ai constaté un pays touché au cœur. Il a fallu agir. Agir vite, mais bien. Agir de façon ordonnée et efficace. Il fallait répondre à l’urgence tout en préparant l’avenir d’Haïti. Dans ces circonstances si difficiles, le PNUD et ses partenaires ont su réagir à cette situation si dramatique et exceptionnelle. Nous avons été un acteur majeur dans  la coordination de l'aide. Nos efforts et nos résultats s’en sont ressentis. A travers un partenariat essentiel avec la société civile, les communautés locales et les agences des nations Unies, le PNUD a été prédominent dans les actions de relèvement, et notamment dans la gestion des débris, la reconstruction et la réhabilitation du logement et des quartiers, la création d'emplois et la protection de l'environnement. Notre action s’est également amplifiée dans les domaines de prévention des risques et désastres, l'organisation des élections et le renforcement du système judiciaire aux  Plus

      • PACTE JUSTICE: Changement d’attitude et meilleures prestations de service de la Justice

        05 oct. 2012

        Le secteur de la justice et de la sécurité publique a été sévèrement touché par le séisme du 12 janvier 2010. La perte de vies humaines et les dégâts matériels furent d'une telle importance qu’ils ont provoqué une rupture partielle des services de justice et de la sécurité publique. Ces  dernières années, le PNUD a fourni son assistance technique au Ministère et le moment  arriva de  renforcer ses capacités fonctionnelles. La mission d'exploration menée par le PNUD au mois de mars 2012,  et le Processus de renforcement des capacités de Juin 2012 a permis d’en apprendre plus sur les capacités actuelles et sur  celles  nécessaires pour progresser en matière de stratégie de renforcement institutionnel du Ministère, dans le cadre de la réforme de l'Etat, et l’opportunité de fonctionner plus efficacement. En utilisant la méthodologie corporative du PNUD de renforcement des capacités adaptée à la région Amérique Latine et Caraïbes, et les outils de diagnostic et de réponse, les cadres du Ministère ont eu l’opportunité de valider les dysfonctionnements du Ministère et de participer très activement tous ensemble à l’élaboration d’un Plan d’Action des capacités qu’ils ont nommé PACTE JUSTICE. À court, moyen et long terme, cette feuille de route appartiendra aux  Plus

      • Un pays sans protection sociale, un trapéziste sans filet

        21 sept. 2012

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        Un pays sans protection sociale, c’est comme un trapéziste sans filet, la moindre chute est fatale. Métaphore peut-être simpliste pour insister sur l’importance de ces couvertures. De plus, les normes internationales du travail établies par l’Organisation internationale du travail (OIT) considèrent les systèmes de protection sociale comme « un droit fondamental », « un investissement indispensable » pour soutenir une croissance économique durable » et « jouant un rôle vital de stabilisateurs économiques ». Haïti est loin d’atteindre ces objectifs avec seulement 3% de la population totale couverte par un régime d’assurance sociale, représentant un écart énorme à combler et un véritable défi pour l’État et pour la nation haïtienne tout entière. Rappelons aussi que le taux net de scolarisation en Haïti est de seulement 76%, bien loin de l’objectif de l’accès universel. Ces rappels expliquent, en partie, pourquoi en Haïti l’exclusion sociale semble généralisée, dans le sens où la majeure partie de la population ne peut ni avoir accès à un emploi garantissant de manière stable un certain niveau de revenu, ni à ces droits fondamentaux que sont la protection sociale ou l’accès à l’éducation. Ainsi, le caractère informel d’une très large part de l’économie et de la société haïtienne se reflète sur l’économie sociale : le secteur  Plus

      • Isaac dans notre rétroviseur

        04 sept. 2012

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        Photo Logan Abassi UN/MINUSTAH

        Nous sommes encore en plein dans la gestion d’une réponse liée à une menace naturelle, en l’occurrence un cyclone, risque récurrent, s’il en est, en Haïti. Une gestion de plus, diraient certains. Une expérience unique et entière, soutiens-je. Dans la mesure où chaque mobilisation nous enseigne des leçons, nous permet aussi de capitaliser sur ce qui fonctionne ou d’améliorer ce qui aura moins bien marché. La gestion de la tempête tropicale Isaac, qui vient de traverser Haïti, les 24 et 25 août, m’a toutefois ramené à l’été 2008, lorsque mon pays fut frappé par quatre cyclones d’affilée – Fay, Gustave, Hannah et Ike.  A ce moment-là, si j’étais déjà bien imbu des actions de la protection civile, je venais tout juste de découvrir une équipe d’hommes et de femmes dynamiques, à la limite de la passion, qui, avec davantage de détermination que de moyens, travaillaient jour et nuit pour tenter de sauver des vies. Ce fut une longue veille cyclonique. Elle a duré quasiment un mois, avec son comptant de motivation, de fatigue, mais surtout un flux énorme d’informations variées, difficilement gérables. Nous parlons de quatre cyclones coup sur coup – l’ordre alphabétique en atteste – et nous n’étions à l’époque,  Plus

      • Nous sommes sur la bonne voie

        04 sept. 2012

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        Photo Logan Abassi UN/MINUSTAH

        Soulager la souffrance des gens et favoriser le retour à la vie normale. Tel est l’objectif du Système national pour la gestion des risques et des désastres après le passage d’un événement catastrophe. Tout au long de l’année, nous nous sommes évertués à préparer la saison cyclonique au travers de formations, des exercices de simulation et un accompagnement étroit de la Direction de la Protection civile et du Secrétariat Permanent de gestion de risques et de désastres. Avec ISAAC, c’était le moment de prouver que nous sommes sur la bonne voie. Le Système national pour la gestion des risques et des désastres (SNGRD) dans son ensemble a bien réagi, j’en suis fière et me sens rassurée. J’ai travaillé au centre d’opérations d’urgences pendant 5 jours avec d’autres collègues du programme, de la Direction de la Protection civile et d’OCHA. Je me suis sentie vraiment utile mais combien soucieuse et stressée également, parce que du travail de cette équipe que nous formions dépendait la vie de beaucoup de gens puisque nous devions fournir des rapports d’aide à la décision. L’aire de traitement des données comme nous l’appelons au centre d’opérations d’urgences est la cheville ouvrière des opérations. Les nouvelles technologies utilisées ont  Plus

      • Nelson Mandela : une vie consacrée à la liberté et la justice

        18 juil. 2012

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        Nelson Mandela s'adresse au Comité spécial contre l'apartheid à l'Assemblée générale. Photo ONU / P. Sudhakaran

        La journée internationale Nelson Mandela est l’occasion de saluer cet homme extraordinaire, son combat en faveur de la liberté, de la paix et de la justice, ses services à l’humanité, et sa foi en un avenir meilleur. Nombreux sont ceux de ma génération qui ont été inspirés par Nelson Mandela, et qui ont été horrifiés par le régime odieux de l’apartheid en Afrique en Sud. Mandela a consacré sa vie à lutter contre ce système et pour l’avènement d’une nouvelle Afrique du Sud libre et démocratique. Dans ma lointaine Nouvelle-Zélande, la lutte pour la liberté en Afrique du Sud fut longtemps un facteur de division. Nos deux pays avaient une passion commune pour le rugby, et nos équipes nationales étaient généralement considérées comme les meilleures du monde. Mais l’équipe d’Afrique du Sud avait un défaut fondamental – elle était ségréguée. En Nouvelle-Zélande, les Maoris ont de tout temps été au devant de la scène à tous les niveaux de ce sport. Pourtant, jusqu’à leur tournée de 1960, les joueurs maoris n’étaient jamais sélectionnés lorsque les All Black se produisaient dans ce pays. Un mouvement anti-apartheid vit le jour, qui par la suite a organisé des campagnes concertées contre cette injustice. Lorsque  Plus

      • Se préparer aux catastrophes : une clé du développement

        03 juil. 2012

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        Ces dix dernières années, près d’un million de personnes ont péri dans des catastrophes et plus de mille milliards de dollars ont été perdus. Néanmoins, seul 1% de l’aide internationale est déployé pour réduire l’impact de ces catastrophes. Suivez-nous sur Twitter #AgisMaintenant et participez à notre campagne!

        Depuis l’an 2000, un million de personnes ont perdu la vie dans des catastrophes provoquées par les aléas naturels, et un autre milliard subit les conséquences de ces catastrophes. La vaste majorité des personnes touchées vivent dans des pays en développement. Des études révèlent que les populations pauvres du monde sont beaucoup plus exposées aux risques naturels. La réduction des risques de catastrophe doit être au cœur du développement. Chaque dollar investi dans la réduction des risques peut faire économiser jusqu’à sept dollars, en termes de pertes économiques dues aux catastrophes. L’investissement dans la réduction des risques de catastrophe reste faible à travers le monde. On estime qu’entre 2000 et 2009, les donateurs ont versé 363 milliards de dollars américains aux 40 pays les plus pauvres du monde au titre de l’aide au développement, et que seul un pour cent de cette somme a été alloué à la prévention des catastrophes. Outre l’investissement dans la réduction des risques, une attention particulière doit être accordée au renforcement de la résilience face aux catastrophes récurrentes. Les communautés qui investissent et réinvestissent sans cesse dans des projets mal planifiés se trouveront entraînées dans un cycle continu de redressement. L’objectif de « reconstruire en mieux  Plus