Notre perspective

      • Dr. Marie-Marcelle H. Deschamps : « Ma passion c’est de contribuer à changer la vie des gens ».

        10 mars 2014

        image
        Katyna Argueta Directrice adjointe du PNUD Haïti en discussion avec Dr. Marie-Marcelle Deschamps et Mme Josette Darguste ministre de la culture.

        Une femme m’a dit un jour : « docteur, vous ne pouvez pas imaginer comme ça me fait du bien de venir là (au centre GHESKIO) chaque jour, de savoir que j’ai une activité pour la journée et que j’ai une activité pour demain. Je n’ai pas besoin d’aller me vendre ». C’est une chose extraordinaire d’entendre cela, en tant que femme. Je suis l’une des fondatrices principales en 1983 du Groupe haïtien d’études du syndrome de Kaposi et des infections opportunistes communément appelé Gheskio. Depuis que je me suis engagée en Haïti, après mes études en médecine en Haiti puis à l’étranger, ma plus grade satisfaction reste le témoignage du changement que j’ai contribué à apporté dans la vie de la population avec le centre. En temps que médecin-femme, j’avoue que les débuts n’étaient pas faciles. Nous (ceux qui prenaient en charge les patients avec le SIDA ) étions stigmatisés car personne ne savait ce que c’était la pathologie du SIDA. Mais ma conviction et ma passion n’ont pas été ébranlées. Nous avons engagé des actions d’éducation, de formation, de sensibilisation, de recherches et publications pour faire comprendre à la population et à la communauté scientifique ce qu’était la pathologie. Par la suite,Plus

      • Plan stratégique du PNUD 2014 - 2017 : évoluer avec le monde

        20 janv. 2014

        image
        Vue aérienne de la ville de Sehwan Sharif, dans la région du Sud Sindh, au Pakistan. ©ONU/PAM/Amjad Jamal

        Nous nous trouvons à un moment important de notre histoire, à un point d’inflexion. Premièrement, le rôle joué par les pays en développement dans le monde – dans l’économie, la science, la technologie, la politique, la culture – est en train de changer radicalement. Leur importance et leur influence ne font que croître. Deuxièmement, pour la première fois dans l’histoire humaine, plus de gens vivent dans des villes que dans des villages – Ce qui nous amène à réfléchir sur notre vision conventionnelle des lieux où les gens vivent dans le monde en développement, et de la manière dont ils vivent. Troisièmement, les technologies dont nous disposons aujourd’hui changent profondément la manière dont nous travaillons les uns avec les autres, nous comportons entre nous, faisons des choses et les vendons. Il s’agit d’un moment véritablement passionnant pour le développement. Mais il y a des dangers : • La croissance et le développement n’apportent pas nécessairement des bénéfices à chacun de manière équitable, ce qui fait que les tensions montent – et parfois éclatent – dans un nombre croissant de pays. • Les changements qui se produisent sont parfois si profonds que les sociétés et les systèmes politiques ne peuvent y fairePlus

      • 4 ans après : une pause pour regarder dans le rétroviseur du passé

        13 janv. 2014

        image
        Un maçon formé selon les principes de construction parasismique recommandé par le MTPTC. © PNUD Haïti

        Quatre années après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, c'est tout mon pays Haïti qui devrait marquer une pause. Une pause de 35 secondes peut-être, ou moins encore, mais une pause quand même. Peut-être aussi à l’heure exacte à laquelle la terre, jusque dans ses entrailles, s’est retournée contre nos mauvaises pratiques de construction et d’aménagement. Ou peut-être pas exactement – un peu plus tôt, un plus tard -, selon la discrétion de chacun. Mais nous devons quand même nous arrêter un instant. Nous arrêter en souvenir des nombreuses vies perdues lors de cette catastrophe. Nous arrêter  aussi pour prendre le temps de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur de ces quatre dernières années avant de reprendre la marche de la reconstruction de notre pays. Peut-être que certains d’entre nous n’y verront pas grand chose, mais d’autres oui. Certains vous diront, par exemple, qu’ils aperçoivent le tableau désormais familier de ces chantiers privilégiant la maçonnerie chaînée. D’autres entendront le témoignage de cette écolière, reprenant le b.a.-ba d’une petite opération de sauvetage, après avoir pris part à un exercice de préparation aux désastres. Certains mentionneront quelques établissements scolaires reconstruits selon les normes parasismiques, D’autres encore reverront les nombreux volontaires dePlus