Notre perspective

      • Un pays sans protection sociale, un trapéziste sans filet

        21 sept. 2012

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        Un pays sans protection sociale, c’est comme un trapéziste sans filet, la moindre chute est fatale. Métaphore peut-être simpliste pour insister sur l’importance de ces couvertures. De plus, les normes internationales du travail établies par l’Organisation internationale du travail (OIT) considèrent les systèmes de protection sociale comme « un droit fondamental », « un investissement indispensable » pour soutenir une croissance économique durable » et « jouant un rôle vital de stabilisateurs économiques ». Haïti est loin d’atteindre ces objectifs avec seulement 3% de la population totale couverte par un régime d’assurance sociale, représentant un écart énorme à combler et un véritable défi pour l’État et pour la nation haïtienne tout entière. Rappelons aussi que le taux net de scolarisation en Haïti est de seulement 76%, bien loin de l’objectif de l’accès universel. Ces rappels expliquent, en partie, pourquoi en Haïti l’exclusion sociale semble généralisée, dans le sens où la majeure partie de la population ne peut ni avoir accès à un emploi garantissant de manière stable un certain niveau de revenu, ni à ces droits fondamentaux que sont la protection sociale ou l’accès à l’éducation. Ainsi, le caractère informel d’une très large part de l’économie et de la société haïtienne se reflète sur l’économie sociale : le secteurPlus

      • Isaac dans notre rétroviseur

        04 sept. 2012

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        Photo Logan Abassi UN/MINUSTAH

        Nous sommes encore en plein dans la gestion d’une réponse liée à une menace naturelle, en l’occurrence un cyclone, risque récurrent, s’il en est, en Haïti. Une gestion de plus, diraient certains. Une expérience unique et entière, soutiens-je. Dans la mesure où chaque mobilisation nous enseigne des leçons, nous permet aussi de capitaliser sur ce qui fonctionne ou d’améliorer ce qui aura moins bien marché. La gestion de la tempête tropicale Isaac, qui vient de traverser Haïti, les 24 et 25 août, m’a toutefois ramené à l’été 2008, lorsque mon pays fut frappé par quatre cyclones d’affilée – Fay, Gustave, Hannah et Ike.  A ce moment-là, si j’étais déjà bien imbu des actions de la protection civile, je venais tout juste de découvrir une équipe d’hommes et de femmes dynamiques, à la limite de la passion, qui, avec davantage de détermination que de moyens, travaillaient jour et nuit pour tenter de sauver des vies. Ce fut une longue veille cyclonique. Elle a duré quasiment un mois, avec son comptant de motivation, de fatigue, mais surtout un flux énorme d’informations variées, difficilement gérables. Nous parlons de quatre cyclones coup sur coup – l’ordre alphabétique en atteste – et nous n’étions à l’époque,Plus

      • Nous sommes sur la bonne voie

        04 sept. 2012

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        Photo Logan Abassi UN/MINUSTAH

        Soulager la souffrance des gens et favoriser le retour à la vie normale. Tel est l’objectif du Système national pour la gestion des risques et des désastres après le passage d’un événement catastrophe. Tout au long de l’année, nous nous sommes évertués à préparer la saison cyclonique au travers de formations, des exercices de simulation et un accompagnement étroit de la Direction de la Protection civile et du Secrétariat Permanent de gestion de risques et de désastres. Avec ISAAC, c’était le moment de prouver que nous sommes sur la bonne voie. Le Système national pour la gestion des risques et des désastres (SNGRD) dans son ensemble a bien réagi, j’en suis fière et me sens rassurée. J’ai travaillé au centre d’opérations d’urgences pendant 5 jours avec d’autres collègues du programme, de la Direction de la Protection civile et d’OCHA. Je me suis sentie vraiment utile mais combien soucieuse et stressée également, parce que du travail de cette équipe que nous formions dépendait la vie de beaucoup de gens puisque nous devions fournir des rapports d’aide à la décision. L’aire de traitement des données comme nous l’appelons au centre d’opérations d’urgences est la cheville ouvrière des opérations. Les nouvelles technologies utilisées ontPlus