Notre perspective

      • La lutte contre le sida, un combat toujours d’actualité

        29 nov. 2012

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        Programme de prévention et de soins VIH / SIDA au Sud-Soudan. Photo: PNUD au Sud-Soudan.

        Les actions menées contre le VIH à travers le monde ont accompli des progrès remarquables. À la fin de l’année 2011, plus de 8 millions de personnes avaient accès à un traitement indispensable à leur survie, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2003. Les nouvelles infections à VIH ont également diminué sensiblement dans de nombreux pays, notamment parmi ceux qui enregistrent une forte prévalence du virus. Cependant, l’exclusion sociale, les inégalités et les violations des droits de l'homme continuent de favoriser la propagation de l’épidémie et d’autres maladies, qui frappent de manière disproportionnée les femmes et les populations marginalisées. Celles-ci englobent notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues, les professionnel(le)s du sexe et les personnes transsexuelles. D’après un rapport de la Commission mondiale sur le VIH et le droit daté de 2012, les environnements juridiques discriminatoires et punitifs, la violence et autres sévices contribuent également à la propagation du VIH. Une meilleure application des mesures législatives protectrices, combinée à des politiques de protection sociales couvrant les personnes touchées par le virus, pourront permettre la mise en œuvre d’actions efficaces et inclusives, susceptibles de réduire à leur tour les inégalités et dePlus

      • Vers un consensus national et une participation citoyenne dans la lutte contre la pauvreté extrême

        27 nov. 2012

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        Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l'ONU définit la pauvreté comme “la condition dans laquelle se trouve un être humain qui est privé de manière durable ou chronique des ressources, des moyens, des choix, de la sécurité et du pouvoir nécessaires pour jouir d'un niveau de vie suffisant et des autres droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux.” Quand le phénomène atteint une plus grande ampleur, on parle de pauvreté extrême. Selon les chiffres du dernier Rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur les OMD (2012), ce phénomène touche 1,4 milliard de personnes dans le monde soit 15.5% de la population mondiale. En Haïti, plus de la moitié de la population vit avec moins de $ 1 par jour.  La situation tend même à s’aggraver ces dernières années suite à des chocs externes successifs – les catastrophes climatiques de 2008, le séisme du 12 janvier 2010, et plus récemment le passage des tempêtes tropicales Isaac et Sandy – ne cessant de causer des pertes importantes. Aussi, pour être plus efficaces dans leurs interventions de lutte contre la pauvreté et répondre aux besoins réels des populations, il est essentiel pour les États de favoriser la participation des populations lesPlus

      • Il faut agir maintenant pour stopper le changement climatique

        08 nov. 2012

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        Une femme traverse un marché inondé à Port-au-Prince. L'ouragan Sandy est passé à l'ouest d'Haïti le 25 Octobre 2012. Photo Logan Abassi ONU / MINUSTAH

        Les ravages causés par l‘ouragan Sandy nous rappellent une fois de plus le potentiel destructeur des phénomènes météorologiques extrêmes – même dans un pays développé tel que les États-Unis, et même avec des mécanismes d’alerte et  d’aide d’urgence rapides. De Kingston en Jamaïque au quartier de Jamaica à New York, cet ouragan a eu un effet dévastateur qui, selon le Maire de New York, a encore été aggravé par le changement climatique. Mais, tandis que les pays développés consacrent des fonds toujours plus importants à créer des systèmes de protection contre les inondations, indemniser les agriculteurs et ajuster leurs thermostats aux étés de plus en plus chauds, les conséquences du changement climatique en Afrique s’avèrent catastrophiques : les récoltes sont mauvaises, les populations souffrent de la faim. Nous pourrions, en tant que communauté mondiale, passer à des économies vertes et inclusives qui corrigent les inégalités, encouragent le développement, et mettent un frein aux attaques constantes que subit notre écosystème. Pourquoi, dans ce cas, le monde ne fait-il pas plus d’efforts? Au niveau mondial, les réponses politiques restent très en retard par rapport aux recommandations faites par les scientifiques. On peut invoquer en premier lieu la brièveté des mandats politiques qui découragePlus