Estimation des coûts des impacts du changement climatique en Haïti

Publié le 25 août 2015 - 93 pages
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Résumé

Particulièrement exposé aux catastrophes naturelles causées par des ouragans et des tempêtes tropicales, Haïti présente une forte vulnérabilité aux aléas météorologiques. Le changement climatique se traduit à la fois par une augmentation des températures moyennes à la surface du globe mais aussi par une augmentation de la fréquence des températures extrêmes.

 

Si ce dernier paramètre induit des sécheresses répétées, c’est avant tout la hausse de la température moyenne qui aura le plus de conséquences en Haïti : l’atmosphère devenant plus humide du fait de l’évaporation accrue, les cyclones s’intensifient et sont plus difficiles à prévoir. Ceci augmente drastiquement les dégâts potentiels (NASA, 2015). En conséquence, l’économie haïtienne va devenir encore plus vulnérable aux événements aléatoires et extrêmes liés au changement climatique.

 

Ceci s’inscrit dans un contexte économique fragile et difficile. Figurant parmi les pays les plus pauvres de la planète, avec près de 60% de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté (Banque mondiale, 2012), Haïti ne dispose pas d’infrastructures permettant de faire face efficacement aux altérations et aux catastrophes climatiques auxquelles le pays est régulièrement confronté. Pour ne pas compromettre les investissements et le développement du pays, poser la question des mesures d’adaptation et de leurs coûts s’impose. La gestion du risque est de ce fait fondamentale et les décideurs doivent être en mesure d’arbitrer entre les coûts de réparation de ces évènements et les investissements nécessaires pour mettre en oeuvre des mesures d’adaptation.

 

Cette étude permet pour la première fois de comparer des estimations de coûts de l’inaction avec les coûts d’adaptation, au niveau agrégé et pour le secteur agricole, secteur qui compte pour un quart dans l’économie haïtienne.
Afin d’appréhender les conséquences du changement climatique et de juger de l’intérêt de mettre en place des politiques de gestion sur le long terme, des estimations du coût de l’inaction de manière agrégée ont été réalisées et comparées au coût de l’adaptation dans tous les secteurs concernés : à l’horizon 2025, les coûts cumulés sont respectivement de l’ordre de 1.8 milliards USD et de 77 millions USD, ce qui plaide en faveur des politiques d’adaptation. Au regard des prévisions du Cinquième Rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publié en 2014, cette différence est en outre susceptible de croître de façon exponentielle. Investir dans des actions permettant une meilleure résilience aux changements climatiques n’en devient que plus urgent. En plus de ces estimations macro-économiques, l’étude adopte une approche sectorielle, en privilégiant le secteur agricole.

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